La Slovénie a perdu 11 millions de $ en raison de l’embargo russe sur les produits laitiers en 2015

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Moscou – “Ljubljana a perdu environ 10 millions d’euros (11 millions de dollars) en 2015 en raison de l’embargo russe sur les importations de lait et produits laitiers”, a annoncé l’ambassadeur Slovène à Moscou, Primoz Seligo.

L’ambassadeur a noté que les relations entre la Russie et la Slovénie avaient une dynamique positive, même dans de telles circonstances et la situation “pourrait aller mieux” d’ici deux ou trois ans.

“En raison de l’interdiction [de la Russie] sur les livraisons de lait et produits laitiers, la Slovénie a perdu environ 10 millions d’euros en pertes directes. Bien sûr, le problème réside dans l’absence d’argent à long terme dans les entreprises russes. S’il y avait un capital en direct, «le chiffre total, probablement, serait moindre”, a déclaré l’ambassadeur dans une entrevue dans le journal Izvestia, publiée vendredi.

“Le commerce Slovénie-Russie a chuté de 30 % en 2015 en raison de la politique de sanctions, les prix mondiaux du pétrole baissent, ainsi que le rouble et les fluctuations des taux de change”, a ajouté Seligo.

En 2014, les relations entre la Russie et l’Union européenne, y compris la Slovénie, se sont détériorées au milieu d’une crise en Ukraine. Bruxelles, Washington et leurs alliés ont introduit plusieurs séries de sanctions envers la Russie sur la sécession de la Crimée de l’Ukraine, accusant Moscou d’ingérence dans le conflit ukrainien.

En Août 2014, en réponse aux mesures restrictives occidentales, Moscou a annoncé un embargo sur la nourriture pour une durée d’un an sur les produits originaires des états qui ont imposé des sanctions à son encontre. L’interdiction a depuis été prolongée.

1 Comment

  1. Etant donné que la Slovénie a probablement fait comme les autres états européens, c’est à dire qu’elle a largement augmenté ses ventes aux pays non-touchés par l’embargo russe, avant changement d’étiquettes pour en cacher la provenance réelle, autant dire que ce pays n’a strictement rien perdu, et à même trouvé d’autre marchés plus intéressants, où les “rétrocommissions” sont un peu moins élevées …

    Signalons néanmoins que cet embargo n’a été qu’un prétexte pour tenter de conforter les ventes des excédents agroalimentaires russes nés des investissements faits depuis 20 ans, c’est à dire à l’initiative de Boris Eltsine. Il n’y a donc aucune raison de supprimer les restrictions à l’encontre des individus et des sociétés russes responsables des crimes commis en Ukraine puisque cela ne changera rien à l’embargo russe …
    Il faudrait au contraire envisager des sanctions plus sérieuses.

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