Viktor Orbán présente son programme pour les élections européennes – DISCOURS COMPLET

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Discours prononcé par M. Viktor Orbán,
Premier ministre de Hongrie,
à l’occasion de la présentation du programme du Fidesz-KDNP

Budapest, le 5 avril 2019

Bonjour à tous !

Si je vois bien, je suis ici l’œuf du coucou. Tous ceux qui ont pris la parole avant moi étaient des experts dans les sujets qu’ils ont abordés, et même notre ministre de la Justice n’était qu’une exception apparente puisqu’il a été pendant de nombreuses années ambassadeur à Bruxelles, il peut donc être considéré comme un expert en politique étrangère. József Szájer préside notre groupe parlementaire à Bruxelles, et Péter [Szijjártó] est notre ministre des Affaires étrangères. Je suis le seul à me singulariser. Alors, pourquoi ai-je reçu la parole ?

J’ai reçu la parole parce que c’est l’usage au début d’une campagne : la revue des troupes, la réunion, le lancement de la campagne, l’exposé des objectifs. Si nous regardons autour de nous – pas seulement dans cette salle, mais dans le pays tout entier –, nous pouvons dire avec assurance que notre communauté politique est sûre d’elle, forte et de bonne humeur. Mais il faut se garder d’un excès de confiance : nous sommes tout de même face à une compétition. Nous avons eu la fin de semaine dernière les championnats de Hongrie de natation, qui pour certaines épreuves a plutôt été un championnat d’Europe, et Katinka Hosszú[1] a pu dire, après l’une d’entre elles, qu’il est bel et bon d’avoir quelques médailles d’or olympiques – nous aussi, nous avons bien quelques victoires électorales derrière nous – il est bel est bon d’avoir confiance en soi (nous n’en manquons pas), mais lorsque l’on se présente pour la compétition suivante, lorsque l’on monte sur le socle de départ, alors ce qui s’est passé avant ne compte plus. Une seule chose compte : ce qui va se passer après, l’épreuve qui nous attend. C’est pour cela que j’ai reçu la parole, pour que je vous rappelle cette vérité. Je suis heureux de vous retrouver. Nous devrions parler de beaucoup de choses aujourd’hui sur le thème de l’Europe, mais nous n’aurons peut-être pas le temps de tout couvrir, la campagne ne fait que commencer. Nous ne pouvons pas parler de tout aujourd’hui, et c’est pourquoi je me bornerai à indiquer, en ce début de campagne, ce qu’est l’enjeu des élections du 26 mai. Nous pourrions pourtant évoquer des sujets d’actualité brûlants, comme par exemple la relation entre le Fidesz et le Parti populaire européen (PPE). Je ne voudrais pas m’y attarder aujourd’hui, et je me limiterai à souligner devant vous que c’est nous, et pas le PPE qui décidons de notre avenir. Nous verrons, après les élections, la direction que prendra le PPE. Il semble aujourd’hui qu’il prenne celle de la gauche libérale, de la constitution d’un empire européen libéral et d’une Europe des immigrés. Si c’est cette direction qu’il prendra, vous pouvez être sûrs que nous ne l’y suivrons pas. Il y a bien sûr les humeurs et les irritantes déclarations de M. Weber sur le sentiment national. Il n’est donc pas étonnant que l’on prononce et écrive de plus en plus souvent en Hongrie ce seul mot : dehors ![2] En ce qui me concerne, je voudrais appeler à la patience. Nous déciderons en temps opportun, sur la base de nos intérêts nationaux.

Avouons-le, les élections européennes précédentes n’avaient pas de grands enjeux. En gros, leur fonction était de déterminer si le président de la Commission européenne sera de droite ou de gauche. Cela non plus n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. Voici par exemple un certain Jean-Claude Juncker : nous avons cru qu’il était de droite, et au lieu de cela nous avons reçu un socialiste européen bon teint, dont la responsabilité est déterminante dans le Brexit, dans l’invasion migratoire et dans le conflit de plus en plus vif entre l’Europe centrale et l’Europe occidentale. Aujourd’hui en revanche, il s’agit de davantage que du choix d’une seule personne. Fin mai, c’est son avenir que l’Europe choisira. L’enjeu n’est pas de savoir si ce sont les socialistes ou les conservateurs qui enverront le plus de députés à Bruxelles. Cette fois-ci, plusieurs centaines de millions d’Européens se prononceront sur des sujets plus importants que la politique partisane. L’enjeu sera de déterminer si l’Union aura des dirigeants pro-immigration ou des dirigeants anti-immigration. Nous nous prononcerons sur le destin de l’Europe : si elle devra continuer d’appartenir aux Européens, ou si nous devrons céder la place à des masses venues d’autres cultures, d’autres civilisations. Remplacement des populations, disent les Français. Si nous continuerons de protéger notre culture chrétienne, européenne, ou si nous nous effacerons devant le multiculturalisme. Tout cela fait qu’il n’est pas non plus surprenant que la ligne de fracture entre les parties en présence ne corresponde plus à l’ordre de valeurs classique entre la gauche et la droite. Voyez par exemple les quatre États membres du groupe de Visegrád et les chefs de gouvernement de ces États. Nous siégeons chacun dans des groupes différents au sein du Parlement européen, et je ne peux même pas dire que nous soyons tous du même bord idéologique. Il y a parmi nous des libéraux, des socialistes, des membres du PPE et des conservateurs – la liste doit s’arrêter là, car nous ne sommes que quatre –, et pourtant nous sommes d’accord sur l’essentiel : nous voulons que nos pays et l’Europe restent tels que nous les avons connus. Selon le vieil adage : unité sur l’essentiel, liberté sur le reste, mais empathie sur le tout. Le 26 mai, mes chers amis, nous voterons sur l’essentiel : l’enjeu est notre civilisation chrétienne. Souvenons-nous : lorsque l’Union a été fondée – rappelons-nous nos lectures d’alors –, elle avait une grande âme et un petit corps. Aujourd’hui, c’est l’inverse : son âme se rétrécit et son corps grandit. Comment donc en sommes-nous arrivés là ? Comment avons-nous pu arriver à une situation où il soit devenu possible d’avoir à mener un combat, sur notre propre continent, pour la préservation de notre mode d’existence, de notre mode de vie, de notre cadre de vie naturel ?

Nous en sommes arrivés là parce qu’un défaut s’est glissé dans l’appareil de l’élite bruxelloise. Il y a à Bruxelles une bulle, le monde virtuel de l’élite européenne privilégiée, décalée de la réalité, décalée de la vraie vie, de celle qui se déroule non pas à Bruxelles, mais dans les États-membres. Cette élite européenne ne veut pas comprendre l’avertissement du général de Gaulle, qui avait dit ceci : « La politique doit reposer sur la réalité, et la politique est justement l’art de savoir défendre un idéal sur la base des réalités ». Et ces réalités, mes chers amis, ce sont les réalités historiques, culturelles, démographiques et géographiques. Ce sont précisément ces réalités-là, la réalité de la vie des États-nations, que l’élite qui vit dans la bulle bruxelloise ne veut pas prendre en considération. Peut-être d’ailleurs ne les connaît-elle même plus. C’est ainsi qu’il peut se produire qu’un catholique comme Weber offense régulièrement les Hongrois. Un Bavarois de Bruxelles peut le faire, mais un Bavarois de Munich ne le ferait sûrement jamais. Tandis que l’élite bruxelloise ne cesse de s’en prendre à nos nations d’Europe centrale, la réalité est que l’attachement à l’adhésion à l’Union européenne n’est nulle part en Europe aussi fort qu’en Hongrie et en Pologne. Nous pouvons dire modestement que nos gouvernements y sont pour quelque chose. Nous avons beaucoup fait, au cours des dernières années, pour que les Hongrois croient en une Europe forte et performante, et ils y croient. Le résultat des élections passées le montre clairement : le Fidesz et le Parti chrétien-démocrate ont obtenu 47% des voix à nos premières élections européennes en 2004, 56% en 2009 et 51,5% en 2014, soit le premier rang en Europe en termes de soutien populaire.

La conclusion de ce qui précède est que les Hongrois, qui défendent l’Europe depuis mille ans, veulent l’Union européenne, mais qu’ils en ont assez de la manière dont les choses sont gérées à Bruxelles et qu’ils veulent un changement.

Voilà bientôt neuf ans que les Hongrois ont des controverses avec Bruxelles. Ces controverses sont apparemment chaque fois différentes, mais si nous creusons un peu, nous voyons qu’elles portent toujours sur la même chose. Elles portent sur le fait que nous ne sommes pas disposés à faire ce que dicte Bruxelles si cela n’est pas bon pour les Hongrois. Ils ont exigé des mesures d’austérité en 2010, lorsque notre gouvernement venait à peine de se former, mais au lieu de cela nous avons renvoyé le FMI et réduit nos impôts. Ils ont voulu que les banques encaissent au centuple sur les gens leurs prêts en devises étrangères, mais nous avons imposé une taxe aux banques, nous avons converti les prêts en monnaie nationale et nous avons exigé que les banques rectifient leurs comptes avec leurs emprunteurs. Ils ont voulu que les Hongrois paient les tarifs énergétiques les plus élevés – au profit des entreprises occidentales, soit dit en passant –, mais nous avons imposé la réduction des prix de l’énergie. Ils ont voulu que nous laissions passer les migrants à nos frontières, mais au lieu de cela nous avons érigé une clôture. Ils ont voulu que nous reprenions des migrants depuis l’Europe occidentale, mais nous avons tenu bon dans notre refus du système des quotas obligatoires. Voilà la situation. Nous menons depuis neuf ans un combat difficile, mais si nous voulons apprécier à l’aune de la situation actuelle de la Hongrie s’il a valu la peine que le gouvernement mène ce combat, je ne peux que dire : oui, cela en vaut la peine. Si nous jetons un œil sur l’économie hongroise, nous voyons que de plus en plus de Hongrois ont un travail, la performance de l’économie hongroise ne cesse de progresser, il vaut la peine de travailler, et chacun peut faire, chaque année, un nouveau pas en avant. Un pas peut-être pas aussi grand qu’il le souhaiterait, mais un pas tout de même, et vers l’avant. Il n’y a aucune comparaison entre l’image de la Hongrie aujourd’hui et la situation qui régnait en 2009, à la fin des gouvernements socialistes. Qu’il est loin le temps où ils sont partis, en nous laissant en héritage le FMI et l’endettement, et en laissant au pauvre Hongrois le soin de s’en débrouiller, si déjà il n’avait pas eu suffisamment de force pour les faire dégager quand il en était encore temps !

Quant aux dirigeants de l’Union européenne, ils ne nous ont pas beaucoup aidés au cours des cinq dernières années. Loin de la renforcer, ils ont affaibli notre maison commune, cette Europe qui abrite aussi la Hongrie. Le bilan des cinq années écoulées depuis 2014 est que l’un des États-membres les plus puissants de l’Union européenne, le Royaume Uni, se prépare en ce moment à quitter l’Europe, pendant que des millions de migrants ont pénétré illégalement sur le territoire de l’Union et peuvent, comme nous l’avons entendu, présenter un danger – et en présentent effectivement un, comme nous avons pu le voir de nos propres yeux – pour la sécurité des Européens et l’identité culturelle chrétienne de l’Europe. Les Anglais s’en vont, et les migrants sont entrés : voilà le bilan de la Commission Juncker.

La majorité des Européens souhaite maintenant voir un changement. J’espère que cela sera aussi ce qui sortira des urnes. L’on voit aussi – assez curieusement, si l’on considère notre propre histoire – que c’est dans les États occidentaux que l’insatisfaction augmente le plus fortement. Là précisément d’où l’on se plaît à donner des leçons à l’Europe centrale, aux Hongrois, aux Slovaques, aux Polonais, et tout dernièrement aux Roumains. Je n’aurais jamais cru que nous combattrions un jour aux côtés des Roumains sur le champ de bataille du Parlement européen. Mais c’est bien le cas, Mesdames et Messieurs, et nous assumerons ce combat. L’institut Századvég effectue depuis des années des sondages d’opinion dans chacun des 28 États-membres de l’Union européenne, sur les sujets les plus divers. J’ai pu prendre connaissance de la synthèse du dernier sondage, que le grand public connaîtra aussi bientôt. Il en ressort clairement que la population de l’Union a aujourd’hui perdu confiance dans la perspective que la vie des générations futures sera meilleure que celle de maintenant. Le rêve européen s’est brisé, ou plutôt – soyons prudents – s’est au moins cabossé. Le camp des pessimistes est aujourd’hui beaucoup plus nombreux dans les pays occidentaux que dans les pays d’Europe centrale. La proportion de ceux qui pensent que les générations futures vivront moins bien que celles d’aujourd’hui est de 68% en France, 57% en Autriche, 59% en Italie, 52% en Allemagne. Plus de la moitié en Allemagne ! Face à cela, en Hongrie – je n’évoque pas ici les autres pays d’Europe centrale – cette proportion est de 26%, et près de la moitié des Hongrois – je pourrais dire seulement encore la moitié – pensent que leurs enfants, leurs petits-enfants vivront mieux que leurs parents aujourd’hui. Je crois qu’ils ne se trompent pas. La situation actuelle est que les enfants hongrois vivront bel et bien mieux que leurs parents ne vivent aujourd’hui. Toutefois, la source principale de l’insatisfaction vis-à-vis des élites européennes n’est pas la précarisation croissante de la classe moyenne des pays d’Europe occidentale – bien qu’elle y ait joué un rôle –, mais plutôt la gestion de la migration. Dans ce même sondage, 70% des citoyens européens trouvent tout simplement faible la performance de l’Union sur ce terrain. 61% des Européens interrogés estiment que l’immigration exerce plutôt un effet de ralentissement sur l’économie européenne, et un cinquième seulement – 20% – pensent qu’elle la renforce. Nous évoquons souvent avec amertume la force gigantesque que représente ce qu’on appelle le « soft power », qui avec les universités, les instituts de recherche, les ONG, les organisations de la société civile, les médias entoure le « hard power » de la politique et qui bénéficie d’après moi, en Europe occidentale, d’une suprématie de plus de 80% : eh bien, si je regarde les chiffres de l’immigration, je vois que leurs biceps auront beau être trois fois plus gros qu’aujourd’hui, ils n’auront que très peu de chances de déboulonner le simple bon sens.

La majorité de la population de l’Union craint toujours qu’au cours des prochaines décennies des migrants continueront d’arriver massivement en Europe à partir de l’Afrique. Les Européens considèrent comme une véritable menace que l’Europe puisse cesser d’être européenne, et en viennent à dire des choses qui surprennent à première vue, car une majorité n’hésite pas à déclarer que nous devons préserver notre culture chrétienne et nos traditions. Il est vrai qu’en Europe occidentale ils ne sont que 55% à l’affirmer, mais les migrants y sont déjà comptés. Face à cela, en Europe centrale et orientale, la proportion de ceux qui estiment que la préservation de la culture chrétienne est importante est de 70%, et en Hongrie, s’il vous plaît, de 80%. Dans un pays comme la Hongrie, que nous connaissons bien, où le degré de sécularisation de la société est particulièrement avancé – nous connaissons parfaitement le taux de fréquentation des églises – plus de 80% des personnes interrogées, indépendamment de leur appartenance personnelle à une religion, affirment qu’il convient de préserver la culture chrétienne. C’est là un mandat incontestable et très clair à l’attention du gouvernement.

Une seule conclusion résulte de tout cela : les Européens ne veulent tout simplement pas d’immigration. En revanche, un certain Timmermans en veut, comme il l’a affirmé textuellement : « Partout dans le monde, les sociétés sont appelées à devenir diverses, c’est l’avenir du monde. C’est pourquoi les pays d’Europe centrale devront s’y habituer ». Un véritable discours marxiste et socialiste pur et dur, et il n’est pas étonnant que Juncker et Timmermans s’entendent comme larrons en foire. La seule question est celle-ci : comment Manfred Weber, membre du PPE, fait-il pour s’acoquiner avec un tel individu ?

L’Europe est aujourd’hui menacée par une migration de masse, parce que lorsque de telles masses humaines se mettent en route et quittent leur terre natale pour gagner d’autres contrées, ce n’est pas simplement une crise migratoire, mais un mouvement de population planétaire. L’on peut même prendre le risque d’affirmer que jamais une masse comparable d’hommes et de femmes n’a pris la route dans l’histoire du monde.

Que cela nous plaise ou pas, nous devons aussi réaliser que les grandes migrations n’ont jamais été de nature pacifique. Lorsque de grandes masses partent à la recherche de nouvelles patries, il en résulte inévitablement des conflits, parce qu’elles souhaitent en général occuper des territoires où d’autres vivent déjà, où d’autres se sont installés et qui sont également en mesure de défendre leur territoire, leur culture et leur mode de vie. Dans notre cas particulier d’aujourd’hui, l’objectif de la migration de masse est le monde occidental, et en son sein l’Europe occidentale, notre continent, considérée comme la destination la plus vulnérable. Cependant, Mesdames et Messieurs, devenir un objectif vulnérable n’est pas le fruit du hasard. Toute migration a ses causes propres, et dans le cas présent beaucoup se plaisent à évoquer les causes extérieures que sont la pauvreté, la faim, la pénurie d’eau, le changement climatique, la guerre, la persécution. Ce sont des causes évidentes, mais nous devons admettre qu’elles ne sont pas nouvelles. La cause principale, pour moi, est tout autre. La cause principale est la douloureuse constatation que bien plus d’enfants naissent hors d’Europe qu’en Europe, et c’est cela qui permet de comprendre que la cause première de la migration de masse, avec la crise migratoire européenne qui en découle, doit être recherchée non pas à l’extérieur, mais à l’intérieur. Si des enfants ne naissent pas en plus grand nombre en Europe, c’est parce que notre continent est aux prises avec un trouble de conscience doublé d’un trouble d’identité.

L’immigration est comme la goutte d’eau de mer : tous les problèmes de l’Europe y sont contenus : la crise identitaire, la crise de la gouvernance politique, les problèmes démographiques, le déclin de la compétitivité de l’Europe et aussi l’opposition entre l’Europe occidentale et l’Europe centrale. Mais ce qui s’y montre plus que tout, c’est la véritable nature de la bulle bruxelloise, ou bien – comme l’a dit Péter Szijjártó – sa véritable intention.

L’Europe est une communauté d’un demi-milliard d’êtres humains, nous sommes plus nombreux que les Russes et les Américains réunis. Si elle le voulait, l’Europe pourrait arrêter la migration de masse qui se dirige sur elle, mais la vérité est qu’elle ne s’y essaie même pas, elle fait même plutôt le contraire. Les dirigeants actuels de l’Europe encouragent et incitent à la migration, et n’hésitent pas à vouer aux gémonies ceux qui, comme moi-même ou Salvini, le ministre de l’Intérieur italien, s’efforcent de l’arrêter. L’on ne peut pas considérer autrement que comme des incitations à l’immigration les mesures que Bruxelles a préconisées au cours de la période récente et qu’elle préconise toujours. Ces mesures affaiblissent des droits des États-membres à la protection de leurs frontières. Le Parlement européen vote l’introduction du visa migratoire. Le Parlement européen a approuvé une augmentation significative des sommes allouées aux organisations favorisant l’immigration et aux groupes d’activistes politiques. Ils offrent aussi des cartes bancaires pré-approvisionnées et lancent des programmes expérimentaux d’immigration avec des pays africains. Et enfin, pour casser l’opposition, ils exercent un chantage ou au moins essaient de le faire sur les pays qui font de la résistance en proposant des sanctions financières contre les récalcitrants. Voilà à quoi se prépare Bruxelles. Observez bien : dès qu’il s’agit de migration, ils en arrivent toujours au même point. Ils ont beau tordre le sujet dans tous les sens, il en sortira toujours à la fin une manière ou une autre de favoriser l’immigration. C’est comme la vieille blague que nous avons héritée de l’ancien régime sur les pièces détachées de l’usine de bicyclettes soviétique : quelle que soit la manière dont on les assemble, il en sortira toujours une mitrailleuse.

Bruxelles, mes chers amis, veut davantage de pouvoirs, davantage de pouvoirs par-dessus la tête des nations européennes. C’est l’objectif que sert le super-État supranational, le projet des États-Unis d’Europe. Il représente l’aspiration au pouvoir de l’élite bruxelloise contre les États-nations qui forment l’Europe. Et ce sont les États-nations, avec leur culture chrétienne européenne, qui barrent la route à ce projet. Il est de fait que dans la bulle bruxelloise les postes de direction sont occupés par les forces politiques et les groupements d’intérêts qui veulent mettre fin à la priorité de la culture européenne chrétienne, sur la base de l’analyse pleinement assumée selon laquelle si l’arrivée en masse d’immigrants d’autres cultures permet de repousser le christianisme, il sera possible de mettre fin non seulement au christianisme, mais avec lui également aux nations. Les démographes ont calculé à Bruxelles – pas seulement à Budapest – que si la tendance actuelle se poursuit, le nombre des musulmans en Europe passera des 43 millions de 2010 à 70 millions en 2050, et la population chrétienne diminuera de 99 millions. Les plans de la bulle bruxelloise ne prévoient aucune action visant au ralentissement de ce processus, et se préoccupent au contraire de savoir comment l’accélérer. C’est pour cela que nous n’entendons rien à Bruxelles en matière de politique familiale, et que l’on nous abreuve au contraire quotidiennement de considérations sur l’importance de la migration légale. Le commissaire chargé de l’immigration a déclaré voici trois jours que Bruxelles ne souhaite pas porter l’aide là où se trouvent ceux qui en ont besoin, mais au contraire faire venir les migrants en Europe, qui plus est – comme il l’a dit –, légalement, sur de nombreuses années et par centaines de milliers. Son programme d’immigration légale n’est autre que la couverture d’un programme de changement de la population de l’Europe. C’est à cela que nous aurons affaire pour les élections.

Sans aucune emphase, sans considération de l’ambiance classique d’une réunion électorale, je voudrais quand même affirmer sereinement que nous autres Hongrois vivons ici depuis mille ans, au cœur du Bassin des Carpates. Nous avons plusieurs niveaux d’ambition, mais nous avons au moins celle de vouloir y rester pendant au moins mille autres années, de conserver nos frontières et de laisser quelque chose à la génération qui nous suit. Je sais que les bureaucrates bruxellois s’en étranglent, s’indignent et préparent le banc d’infamie pour nos rencontres de demain, mais je voudrais tout de même rappeler que nous avons déjà l’expérience d’un empire qui a commencé avec l’attribution de davantage de pouvoirs aux Soviétiques. C’est pourquoi, chez nous, « donner davantage de pouvoirs à Bruxelles » sonne mal. Ce que nous voudrions, c’est que les nouvelles générations, nos enfants, nos petits-enfants puissent décider librement de leur vie, de la même manière que nous le faisons aujourd’hui pour la nôtre. Si toutefois l’Europe devient un continent d’immigration, les nouvelles générations n’auront pas la possibilité de choisir elles-mêmes leur forme de vie. Elles n’auront ni le droit, ni la possibilité d’en décider librement. En luttant aujourd’hui, nous luttons pour ces droits et pour ces possibilités, nous voulons que ces droits et ces possibilités soient également les leurs.

C’est pourquoi la crise de l’Europe doit être traitée à la racine. Il faut freiner les aspirations au pouvoir de l’élite bruxelloise. Quant à l’immigration, elle doit tout simplement être arrêtée. J’ai résumé en sept points ce que doivent être les mesures d’urgence qui devront être prises en Europe immédiatement après les élections dans le but d’arrêter l’immigration :

  1. Retirer la gestion de l’immigration aux bureaucrates bruxellois et la rendre aux gouvernements nationaux
  2. Déclarer ouvertement qu’aucun pays ne pourra être contraint à accueillir des migrants contre sa volonté
  3. Déclarer que personne ne devra être admis en Europe sans papiers d’identité en règle
  4. Supprimer d’un geste simple la carte bancaire migratoire et le visa migratoire
  5. Le plus important, et qui tombe le mieux : que Bruxelles ne donne pas davantage d’argent aux organisations de George Soros qui favorisent l’immigration, et que les fonds ainsi économisés soient affectés à la compensation des dépenses de protection des frontières
  6. Personne ne devra faire l’objet de discrimination négative en Europe pour s’être affirmé chrétien
  7. Que les instances compétentes – essentiellement le Parlement européen et le Conseil européen – placent des dirigeants opposés à l’immigration à la tête des institutions de l’Union

Ce sont là, Mesdames et Messieurs, les points essentiels pour nous permettre d’arrêter l’immigration et préserver notre culture chrétienne.

Je pense que nous nous sommes réunis ici aujourd’hui parce que nous croyons que dans une démocratie la décision est entre les mains des gens. Il en résulte qu’il n’est pas correct de voir le PPE s’associer à l’avance avec la gauche et les libéraux, sans même attendre la décision des électeurs. Pour ma part, je demande aux Hongrois, je demande à nous tous de souscrire au programme présenté ici et d’aller voter le 26 mai. Allez voter, et montrons à Bruxelles le 26 mai que ce ne sont ni les ONG-Soros, ni les bureaucrates de Bruxelles dans leurs opaques bureaux qui auront le dernier mot, mais toujours les électeurs, dans le secret des isoloirs.

Allez la Hongrie, allez les Hongrois !


[1] Célèbre championne de natation hongroise

[2] Allusion à certains articles parus récemment dans la presse hongroise appelant le Fidesz à quitter le PPE


Traduction fournie par l’International Communication Office du Cabinet du Premier ministre.

21 Comments

  1. Ce discours est la stricte réalité de l’état de l’Europe des pays occidentaux comme de l’Europe centrale. Je constate qu’il y a des politiciens qui ont une bonne analyse de la situation et cela fait plaisir à lire. Merci Monsieur ORBAN.

  2. Un mélange de xénophobie et d’islamophobie, c’est toujours la même rhétorique qui consiste à susciter et à entretenir des peurs, c’est à dire à manipuler les pulsions du cerveau reptilien. C’est probablement efficace comme semble le prouver la montée des démagogues populiste dans toute l’Europe, qui utilisent tous plus ou moins les mêmes ficelles, mais bien peu respectueux d’un peuple éduqué et tout à fait capable d’avoir des échanges apaisés en débattant sur des idées. Mais il est plus facile de manipuler les émotions négatives que de convaincre en opposant une argumentation à d’autres argumentations, ce qui a évidemment l’inconvénient de faire réfléchir les gens, au risque de les voir adopter des positions nuancées, réalistes mais cependant conformes à leur morale chrétienne.

    1. La manipulation n’est pas là où vous croyez.
      Imaginons un instant que votre fille se fasse violer par un migrant (ce que je ne vous souhaite pas bien sûr !), conserveriez-vous vos belles et généreuses convictions ?

      1. “Imaginons un instant que votre fille se fasse violer par un migrant”
        Parce qu’évidemment les migrants sont des violeurs potentiels… contrairement aux autochtones qui ne se laissent jamais aller à de telles extrémités.
        Pourtant la plus part du temps les violences sexuelles ont lieu dans la sphère familiale, 91% des victimes connaissent leurs agresseurs et 45% des agresseurs sont souvent des conjoints ou ex-conjoints.
        Ceci dit mes convictions ne sont ni belles ni généreuse, j’essaie d’avoir une vision biologique des comportements de l’animal humain en société, et je constate que ce n’est pas joli-joli quels que soient les ethnies et les religions des représentants de l’espèce prédatrice à laquelle nous appartenons tous. Je pense que beaucoup de grilles d’interprétation généralement utilisées pour expliquer les comportements humains sont peu ou pas pertinentes, tant il est vrai que quand on persiste à mal poser les problèmes, on a trouvé le plus sur moyen de ne jamais trouver les solutions.

  3. gilbert újház : mouais. Il est donc en train d’affabuler sur la question migratoire? Ne pas vouloir se voir imposer des quotas migratoires et une certaine immigration illégale n’est pas justifiée ? Voir un jour Budapest, Warsawa, Prague comme Bruxelles, Paris, Marseille n’est qu’une sombre histoire de xénophobie et d’islamophobie mal placée ?

    Le problème, et je suis toujours abasourdi, c’est qu’on présente les motivations des gouvernements hongrois, polonais (et maintenant italiens) comme extrêmement dangereux.

    “Ils veulent s’arroger tous les droits de vote au seins l’U.E. ? Ils veulent tout réformer et inclure dans l’U.E. le Kazakhstan, l’Arménie, la Mongolie ? Ils veulent autoriser l’arme nucléaire dans chaque pays de l’U.E ?”

    Non…

    Ils veulent pouvoir décider ou non des quotas migratoires, pouvoir contrôler leur frontière extérieure et contrôler l’afflux illégal de migrants…

    “Pourquoi alors j’ai l’impression que ce sont des monstres, dictateurs quand j’écoute les médias occidentaux ?”

    Demandons à gilbert újház, car il semble avoir le même état d’esprit…

    1. Il y a de vrais problèmes, des enjeux majeurs (mais toutes les époques ont eu leur lot !) et je crois que vous me lisez dans une perspective campiste c’est à dire en voyant le monde comme un lieu ou s’affrontent le bien et le mal, les bons et les méchants, bref dans lequel sont voués à se combattre un camp satanique qui travaille à la perdition du monde et un camp soumis à la volonté divine dont il serait à l’occasion l’instrument pour ne pas dire le bras armé ! Cette grille d’interprétation simpliste vous prédispose à des prises de position radicales, à des jugements à l’emporte-pièce. Pour en revenir à mon propos ci-dessus, ce que je reproche à M. Orban n’est pas de poser un problème réel, mais de tenter de faire valoir son point de vue non par une argumentation bien documentée mais par un discours manipulateur qui ne s’adresse pas à l’intelligence de ses auditeurs / lecteurs, qui essaie de créer et d’entretenir chez eux des peurs, qui sont à la racine de bien des colères, haines et explosions de violence car dès que la raison se laisse subjuguer par les pulsions et les émotions, l’être humain devient quasi instantanément un animal sauvage. C’est ce qui rend par exemple les guerres civiles et particulièrement celles qui se déroulent sur un arrière-plan religieux particulièrement atroces. Je pense ici à l’explosion yougoslave dans laquelle les égrégores catholique orthodoxe et musulman ont eu un rôle particulièrement délétère (et ce n’est pas fini !)
      Il se trouve que les populistes d’aujourd’hui ont retrouvé cette vieille recette qui permet à bon compte de galvaniser les foules en tenant des discours démagogiques, en attisant peurs colères et haines, en désignant des boucs émissaires. ça permet de gagner beaucoup de voix, de sièges, d’accéder au pouvoir. Messieurs Mussolini et Hitler en avaient usé et abusé avec succès… On sait où cela a mené le monde. La seule façon intelligente de résoudre les problèmes est d’en discuter en laissant les passions au vestiaire. Les Européens sont condamnés à s’entendre parce que la raison l’impose. M. Orban se dit plus Européen que beaucoup d’Européens de l’Ouest et entend réformer l’Europe et non la quitter. J’en suis heureux. Mais il ne trouvera jamais d’interlocuteurs sérieux our échanger des idées s’il se contente d’imprécations ou d’anathèmes qui effraient à l’ouest et donnent une très mauvaise image de ce qu’il est… ou n’est pas !

      1. Je ne suis jamais allé au Japon, mais il s’avère que c’est le 9ème pays le plus sûr au monde. Le pays le plus sûr est l’Islande. Dans ces deux pays dont l’un a une population extrêmement nombreuse et l’autre une toute petite, j’ai l’impression que le taux d’immigration est également extrêmement bas.
        Force est de constater que près de 50%de la population carcérale française est d’origine étrangère.
        Tous ces faits mis bout à bout nous démontrent que M. Orban est dans le vrai. Le traiter de xénophobe et d’islamophobe procède du même concept vieux 70 ans : traiter de fasciste tout opposant à la marche triomphale du communisme. Le temps gagné sur le supposé fasciste pour se défendre était tout bénéfice pour faire progrsser le communisme.
        Aujourd’hui, le temps gagné par le supposé “xénophobe” ou “islamophobe” est ainsi tout bénéfice pour submerger toujours plus l’Europe par des vagues de populations musulmanes qui veulent transformer l’Europe en un vaste califat avec toutes ses conséquences : dhimmitude, conversions forcées à l’Islam, exécutions massives des opposants,…
        Si un jour, vous vous retrouvez avec vos attributs dans la bouche, il sera trop tard pour crier que vous n’avez pas voulu cela…

        1. “Le traiter de xénophobe et d’islamophobe ”
          Je ne me permettrais pas de traiter M. Orban de xénophobe et d’islamophobe. Je n’attaque généralement pas les personnes. Je dis qu’il tient ce genre de propos par calcul politique, parce qu’il est plus facile de manipuler les émotion, de jouer avec les peurs à grand coup d’affirmations péremptoires que de conduire un discours argumenté qui s’adresserait aux citoyens pour les faire réfléchir plutôt que de jouer sur les peur les colères et les haines. Ce genre de discours manipulateur a un fort potentiel et les populistes européens ne se privent pas d’en user ad nauséam… Et de toute évidence ces propos trouvent du répondant chez vous. Ceux qui veulent que vous ayez peur ont manifestement gagné.
          “Si un jour, vous vous retrouvez avec vos attributs dans la bouche, il sera trop tard pour crier que vous n’avez pas voulu cela…”
          J’ai bien remarqué que les gens qui vivent dans la peur tiennent absolument à communiquer leur peur aux interlocuteurs de rencontre. Dans quelques jours mes attributs seront en sécurité puisque je prendrai la route de la Hongrie pour passer cinq mois dans mon petit village du sud-ouest… Je fuis en effet la vague migratoire qui submerge mon lieu de résidence en France dès qu’arrivent les beaux jours !

          1. “La vague migratoire qui submerge [votre] lieu de résidence en France” : je suppose que vous faites allusion à ces lépreux et autres sans-dents (cf Macron & Hollande) qui envahissent campings et plages en juillet et août parce qu’ils sont tributaires de la date des vacances de leurs enfants.
            Quel cynisme !!!
            Par contre, vous accueillez la “vague migratoire” exotique car la charité exotique est plus fun : on donne de son temps dans une association “humanitaire” mais on ignore la détresse du couple de petits vieux qui logent sur le même palier que vous.

          2. Aucun sens de l’humour, mon pauvre Doris… Tout ça enveloppé dans une série de lieux communs, vous vous construisez une image qui vous arrange pour mieux vouer aux gémonies ceux qui n’ont pas l’heur de penser comme vous… Et peu importe si cette réalité alternative n’a rien à voir avec la vraie vie puisqu’elle vous permet de décharger un peu de haine… Et si je vous disais qu’en plus de tout ce que vous imaginez je ne trie pas toujours mes ordures ? Oui, je sais, c’est cruel, mais bon, je ne suis pas Juif, c’est déjà ça…

        2. P.S. : La Hongrie à la politique migratoire très stricte et l’Allemagne et ses nombreux immigrés sont ex-æquo au 17ème rang. Il faut se méfier des chiffres auxquels on peut fait dire n’importe quoi. Le Canada, terre d’immigration, se classe 7ème tandis que la Pologne, si sourcilleuse en matière d’immigration mais ayant un million d’émigrés au Royaume-Uni, se classe elle au 32ème rang. Alors, impression pour impression, ” j’ai l’impression que” vouloir lier à tout prix immigration, et insécurité est une attitude idéologique, qui reflète très imparfaitement la réalité, mais qui habilement utilisée par des manipulateurs est propre à faire bouillir la marmite du diable en exacerbant les peurs d’où découlent de pas très saintes colères. Nos papes du Moyen-Âge savaient eux aussi prêcher des croisades, mais en fait, depuis cette période pas si lointaine le Cro-Magnon, que nous somme n’a pas évolué ! Il est toujours tout feu tout flamme quand il s’agit de trucider son semblable pour des raisons idéologiques ou religieuses, c’est à dire en fait d’établir la dominance de son groupe ethnique ou / et religieux sur ses voisins et rivaux. C’est la stricte application du “Principe de Lucifer” ! Ce qui n’a rien à voir avec une quelconque morale… Il s’agit simplement de s’assurer le contrôle d’un territoire et l’usage exclusif des objets gratifiants qui s’y trouvent. Et ça ce n’est pas politique ou idéologique, c’est une réalité biologique qu’il serait urgent de prendre en compte… Mais je ne me fais guère d’illusions ! Laborit n’est pas au programme des collèges et lycées, où on enseigne que depuis des millénaires les humains s’entretuent plus ou moins joyeusement pour des motifs divers et varié mais où on n’enseigne pas les raisons de ce carnage, et encore moins les mesures à prendre pour y mettre fin.
          “Il y a eu plus de crimes perpétrés au nom de l’Amour de la patrie, de l’Amour de Dieu, de l’Amour des hommes, de l’Amour sexuel, de l’Amour parental ou filial, de l’Amour des choses, de l’Amour du jeu, de l’Amour de la justice, du droit, de l’égalité, de l’Amour des animaux…, de l’Amour de la gloire, de l’argent, de la domination, du chef inspiré et providentiel, etc., qu’au nom de la haine, qui a cependant plus mauvaise presse.”
          Henri Laborit

  4. Cher Monsieur Gilbert ujhaz,
    Pouvez vous me citer un exemple réussi de société multiculturelle et ou multi-raciale ?
    A l’inverse je connais des échecs dramatiques dont le dernier en date en Europe est l’éclatement de la Yougoslavie (32 nationalités reconnues avant 1999) et ce, sans le facteur racial.
    Suivez ce qui se passe aujourd’hui en Afrique du Sud (racisme anti-blancs dans les universités,assassinat des agriculteurs blancs,…) , mais également en Afrique noire ( extermination des populations chrétiennes) ou en Egypte, celle des coôptes), et dernièrement en Syrie avec les massacres des Yazidis hommes et la mise en esclavage sexuelle de leurs femmes, mais également en Amérique du Sud (Chili, Argentine, etc…)la montée des revendications des métis indiens …Je vous suggère de vous rendre dans ces contrées idyliques et d’y savourer à votre tour les bienfaits du “vivre ensemble” très à la mode chez nos bobos européens…
    Un dernier conseil: Si en Afrique par exemple, du jour au lendemain, le cours du poulet au marché local venait à flamber, prenez le premier avion pour rentrer dans cette affreuse Europe populiste…Sinon vous y laisserez vos abbatis…

    1. Vous prêchez un converti cher monsieur ! Je ne suis pas un adepte du multiculturalisme, je pense que charbonnier doit être maître chez soi, que le communautarisme est un poison, et lorsque je me rends dans un pays qui n’est pas le mien je respecte les usages, coutumes, mœurs car je me considère comme invité. Bien entendu j’attends une réciprocité absolue de ceux que j’accueille volontiers quand les aléas de la vie les obligent à fuir leur pays et à demander l’asile ! Et si les façons de vivre des autochtones de tel ou tel pays me défrisent un peu, j’évite soigneusement d’y mettre les pieds. Il y a donc fort peu de chances que nous nous rencontrions dans des contrées exotiques où je sais que je me sentirais mal à l’aise. Par contre je vois d’un très bon œil les peuples qui ont subi les immenses bienfaits de la colonisation et des génocides culturels que nous avons commis chez eux avec les meilleures intentions du monde (?) se réveiller et essayer de se libérer, même si ils ne pourront jamais récupérer tout ce que nous avons pillé chez eux. Je ne sais pas si cela aboutira à grand chose, la seule chose dont je suis certain c’est que comme d’habitude le “diable” qui est en chacun de nous et nous pousse toujours à dominer et à éliminer les concurrents aura le dernier mot… pour un temps.

  5. Vive orban vive la hongrie vive les hongrois libres non à l invasion colonisation non aux technocrates liberté nationale les vrais démagos sont les gauchos vous avez le droit et le devoir de protéger votre identité

  6. Je pense que ci en France nous avions encore un Président comme M.Degaulle. L’Europe Ne serait pas dans cet état Lamentable et qui jour après jour deviend de plus en plus nuisible.Il aurais avec d’autres Présidents ,(depuis belle lurette ) remis à leurs places toute cette bande d’ahuris de fonctionnaires Européens,qui,maquaient par la grande finance,les ricains,les Soros et j’en passent,qui de plus nous font subir ce Junker

  7. La langue de Molière élève une vive protestation contre les mauvais traitements que vous lui infligez. Le Général, que vous admirez tant, était un fin prosateur, dont vous feriez bien de vous inspirer pour mettre un peu d’ordre dans votre orthographe, votre syntaxe et éventuellement vos idées.

  8. “Résultat de l’éducation nationale, républicaine et Franc-maconne!”

    Franchement, ma… chère, vous dites vraiment n’importe quoi ! A votre décharge il faut reconnaître que vous n’avancez aucune argumentation ce qui rend ce propos particulièrement léger, pour ne pas dire inconsistant, bien que péremptoire…
    Hugo était républicain et un génie de notre langue. Mozart était franc-maçon et un génie de la musique, et c’est l’éducation nationale promue par la Troisième République qui a éduqué les masses et les a arrachées aux superstitions et aux traditions routinières pour leur apprendre à réfléchir afin de devenir des citoyens utiles à eux-mêmes, à leurs familles et à leur pays. Cela s’est fait en dépit d’une opposition frontale des forces conservatrices qui préféraient voir les enfants dans les filatures ou dans les mines plutôt que sur le banc des écoles et redoutaient qu’instruits, ces futurs travailleurs exploités ne lisent de “mauvais” livres, ne s’organisent, et n’obtiennent de nouveaux droits et une amélioration substantielle de leurs conditions de travail et de leurs salaires.
    Votre propos tout droit sorti des poncifs les plus moisis de la droite catho antirépublicaine ne peut rallier que des fanatiques bornés, comme on n’en forme heureusement pas dans les écoles de la République – ce qui ne manquera pas je suppose de vous désoler. Et maintenant tous en coeur : “Maréchal, nous voilà ! ” Ne me remerciez pas pour ce moment de nostalgie, ça fait partie du service.

  9. L’ enfer , comme vous-même êtes pavé de bonnes intentions mais l’enfer a vocation d’y attirer le plus de monde possible , vous je ne sais pas , mais je me pose la question ! ou bien vous êtes Lucifer lui-même car vous êtes bien assez fin pour le représenter ou vous lui servez d’idiot utile et vous répétez une leçon apprise par coeur qu’il vous à dicter !

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