{"id":4783,"date":"2020-03-24T15:22:50","date_gmt":"2020-03-24T15:22:50","guid":{"rendered":"https:\/\/visegradpost.com\/?p=4783"},"modified":"2025-06-09T15:25:43","modified_gmt":"2025-06-09T14:25:43","slug":"vous-reprendrez-bien-un-peu-de-chantage-a-la-dictature","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/2020\/03\/24\/vous-reprendrez-bien-un-peu-de-chantage-a-la-dictature\/","title":{"rendered":"Vous reprendrez bien un peu de chantage \u00e0 la dictature ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Hongrie<\/strong>\u00a0\u2013 L\u2019opposition hongroise vient de faire \u00e9chouer le vote aux 4\/5 d\u2019une proc\u00e9dure d\u00e9rogatoire au r\u00e8glement interne du Parlement, qui aurait permis d\u2019avancer la date du vote de la loi propos\u00e9e par le gouvernement en mati\u00e8re de prolongation des mesures, d\u2019une dur\u00e9e de quinze jours, prises dans le cadre de l\u2019\u00e9tat de danger en vigueur depuis le 11 mars. Les d\u00e9put\u00e9s de l\u2019opposition expliquent leur vote par l\u2019absence de limite temporelle \u00e0 la prolongation des mesures exceptionnelles prises sous l\u2019\u00e9tat de danger, voyant l\u00e0 une man\u0153uvre du gouvernement destin\u00e9e \u00e0 confier les pleins pouvoirs au Premier ministre Viktor Orb\u00e1n \u2013 le Momentum \u00e9tant m\u00eame all\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 qualifier le texte en question de \u00ab loi du dictateur \u00bb. La majorit\u00e9 voit quant \u00e0 elle dans ce vote n\u00e9gatif une obstruction de l\u2019opposition \u00e0 la bonne gestion de la crise sanitaire actuelle. Qu\u2019en est-il exactement ?<\/p>\n<p><strong>Un imbroglio juridique<\/strong><\/p>\n<p>Si l\u2019\u00e9tat de danger ne dispose en lui-m\u00eame de limite temporelle exacte, mais prend fin avec l\u2019extinction du danger, les mesures prises lorsqu\u2019il est en vigueur cessent de s\u2019appliquer apr\u00e8s quinze jours si le Parlement ne donne son accord pour prolonger la dur\u00e9e d\u2019application des mesures en question. Le respect des \u00e9tapes de la proc\u00e9dure l\u00e9gislative n\u2019aurait pas permis au Parlement de se prononcer sur la prolongation des mesures avant l\u2019expiration de ces derni\u00e8res. C\u2019est la raison pour laquelle, le gouvernement a choisi de demander aux parlementaires de d\u00e9roger \u00e0 la proc\u00e9dure ordinaire dans le but de faire passer au plus vite une loi de prolongation des mesures. Cette d\u00e9rogation n\u00e9cessitait une majorit\u00e9 de 4\/5, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il fallait l\u2019appui de l\u2019opposition, Orb\u00e1n n\u2019ayant avec lui que les deux tiers du parlement.<\/p>\n<p>La majorit\u00e9 a avanc\u00e9 l\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9 de la situation, notamment l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une impossibilit\u00e9 de r\u00e9union du Parlement dans les prochaines semaines et le flou plus qu\u2019\u00e9vident concernant la date de fin du danger. Pour ces raisons, elle a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas introduire de limite de temps dans le projet de loi de prolongation des mesures, arguant que le Parlement pouvait \u00e0 tout moment mettre fin \u00e0 l\u2019application de celles-ci par un vote \u00e0 la majorit\u00e9 simple.<\/p>\n<p>C\u2019est sur cette absence de limite de temps dans la loi soumise au Parlement que l\u2019opposition s\u2019est appuy\u00e9e pour justifier son vote n\u00e9gatif, en essaimant son argumentaire de notions juridiquement discutables : putsch, pleins pouvoirs, dictature.<\/p>\n<p>Aucune mention n\u2019a \u00e9t\u00e9 faite du r\u00e9el probl\u00e8me juridique que pose l\u2019application de mesures li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tat de danger en Hongrie. En effet, l\u2019article 53 de la Loi fondamentale dispose que l\u2019\u00e9tat de danger s\u2019applique dans le cadre des lois organiques en vigueur. En l\u2019esp\u00e8ce, une loi organique de 2011 sur les catastrophes naturelles est venue interpr\u00e9ter l\u2019\u00e9tat de danger de l\u2019article 53, ce qui est tout simplement une absurdit\u00e9 juridique, une loi organique \u2013 donc sectorielle \u2013 n\u2019ayant pas vocation \u00e0 interpr\u00e9ter une disposition constitutionnelle. Cet imbroglio juridique est encore accentu\u00e9 par le fait que le projet de loi de prolongation propos\u00e9 par le gouvernement pr\u00e9voit d\u2019appliquer des mesures allant au-del\u00e0 de la loi organique de 2011.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, une gestion de crise irr\u00e9prochable sur le plan juridique aurait n\u00e9cessit\u00e9 une modification constitutionnelle, dont la mise en \u0153uvre ne peut se faire en d\u00e9rogeant au r\u00e8glement du Parlement par un vote au 4\/5, ce qui certes n\u2019aurait pas permis de contourner le probl\u00e8me de l\u2019expiration des mesures actuelles, mais aurait eu le m\u00e9rite de b\u00e9tonner juridiquement la suite de cette situation exceptionnelle. Cette modification aurait pu consister \u00e0 int\u00e9grer dans l\u2019article 53 les interpr\u00e9tations contenues dans la loi organique de 2011 afin d\u2019\u00e9carter cette derni\u00e8re de l\u2019application qui est actuellement faite de l\u2019ordre juridique particulier. L\u2019opposition n\u2019a pas eu un mot concernant cette incoh\u00e9rence juridique. Laissons d\u2019ailleurs ce d\u00e9bat aux juristes, car l\u2019estocade de lundi est, une fois de plus, fondamentalement politique.<\/p>\n<p><strong>Un pi\u00e8ge tendu \u00e0 l\u2019opposition<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019opposition \u00e9tant par d\u00e9finition minoritaire au Parlement, elle ne dispose d\u2019aucun moyen d\u2019emp\u00eacher l\u2019adoption de la loi de prolongation des mesures exceptionnelles prises depuis le 11 mars. Rappelons qu\u2019elle n\u2019a d\u2019ailleurs pas vot\u00e9 contre la loi en question mais contre l\u2019avancement d\u00e9rogatoire du vote de cette loi. Rien ne l\u2019aurait emp\u00each\u00e9 d\u2019accepter cette d\u00e9rogation pour ensuite s\u2019opposer \u00e0 la loi, qui sera de toute mani\u00e8re vot\u00e9e aux 2\/3 par les d\u00e9put\u00e9s de la majorit\u00e9. Elle n\u2019a pas fait ce choix, pr\u00e9f\u00e9rant provoquer le report du vote, ce qui ne manque pas de rendre encore plus complexe la situation actuelle, dont la gestion passe par une s\u00e9rie de mesures, qui sont d\u2019ailleurs en bonne partie soutenues par l\u2019opposition.<\/p>\n<p>C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment le pi\u00e8ge dans lequel le gouvernement a voulu faire tomber l\u2019opposition. Le gouvernement conservateur a tranquillement laiss\u00e9 l\u2019opposition lib\u00e9rale se pr\u00e9cipiter dans la br\u00e8che de la limitation dans le temps de la prolongation des mesures d\u2019exception. Constitutionnellement, ce d\u00e9bat n\u2019a pourtant pas lieu d\u2019\u00eatre. L\u2019\u00e9tat de danger, et donc par voie de cons\u00e9quence les mesures prises dans ce cadre, cessent avec la fin du danger. Personne ne peut aujourd\u2019hui pr\u00e9voir une date, ne serait-ce qu\u2019approximative, du retour \u00e0 une situation normale, d\u2019autant que la crise actuelle aura des cons\u00e9quences \u00e9conomiques et sociales s\u2019\u00e9talant dans le temps.<\/p>\n<p>Il faudrait une imagination farfelue pour imaginer un seul instant que le Premier hongrois argue de l\u2019\u00e9tat de danger pr\u00e9vu par l\u2019article 53 pour gouverner par ordonnance une fois le retour \u00e0 la normale act\u00e9. L\u2019opposition s\u2019inqui\u00e8te aussi de la modification du droit p\u00e9nal pr\u00e9voyant des peines d\u2019emprisonnement pour les personnes propageant des informations contrevenant \u00e0 la gestion efficace de la crise. Ces peines s\u2019appliqueraient \u00e9videmment \u00e0 des cas extr\u00eames mettant directement en danger la sant\u00e9 publique des Hongrois. L\u00e0 encore, il serait farfelu de penser que cela concernerait les avis contraires \u00e0 la ligne du gouvernement, auquel cas les places de prison se ferait rares sur le sol hongrois. Soyons s\u00e9rieux.<\/p>\n<p>Le couplet sur la dictature comporte quant \u00e0 lui une fois de plus son lot d\u2019incoh\u00e9rence et de mauvaise foi. Sans pour autant entrer dans les asp\u00e9rit\u00e9s de l\u2019histoire de la Rome antique, il n\u2019est pas inutile de rappeler que la dictature est un mode de gouvernement par essence provisoire et destin\u00e9e au r\u00e9tablissement de la stabilit\u00e9. Dans son acception stricte et historique, la dictature permet de g\u00e9rer l\u2019impr\u00e9visible et d\u00e9signe celui qui parle en temps de crise. Elle est en ce sens bas\u00e9e sur une l\u00e9gitimit\u00e9, celle qui consiste \u00e0 octroyer des pouvoirs extraordinaires pour pr\u00e9cis\u00e9ment permettre le retour \u00e0 l\u2019ordinaire.<\/p>\n<p>Ce chantage \u00e0 la dictature est d\u2019autant plus incompr\u00e9hensible lorsqu\u2019on sait que ce mot est employ\u00e9 depuis plusieurs ann\u00e9es par l\u2019opposition pour disqualifier le gouvernement hongrois. Cela voudrait donc dire que jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent la Hongrie n\u2019\u00e9tait pas une dictature contrairement \u00e0 ce qu\u2019affirme l\u2019opposition depuis de longues ann\u00e9es ? Avec le vote de cette loi, la Hongrie ne serait plus un \u00c9tat de droit d\u00e9mocratique, comme l\u2019arguaient les repr\u00e9sentants de l\u2019opposition lib\u00e9rale ces derniers jours ? Elle l\u2019\u00e9tait donc jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent ? On se perdrait ais\u00e9ment dans ces confusions \u00e9mises par l\u2019opposition. La r\u00e9alit\u00e9 est la suivante : historiquement et stricto sensu, la dictature est une pratique temporaire et l\u00e9gitime du pouvoir ; aujourd\u2019hui ce mot est utilis\u00e9 pour condamner les pays osant ne serait-ce qu\u2019un seul instant s\u2019\u00e9carter de la ligne atlantiste. Si l\u2019opposition pr\u00e9tend s\u00e9rieusement employer ce mot sans relayer des int\u00e9r\u00eats atlantistes, un bon dictionnaire ou quelques livres d\u2019histoire devrait lui suffire \u00e0 se convaincre qu\u2019un r\u00e9gime d\u2019usurpation ill\u00e9gitime du pouvoir n\u2019est pas une dictature mais une tyrannie. Consid\u00e9rant l\u2019histoire \u00e9lectorale r\u00e9cente de la Hongrie, il n\u2019est pas certain que ce mot de tyrannie convienne \u00e0 qualifier la Hongrie actuelle. Au passage, ce sont pr\u00e9cis\u00e9ment ces r\u00e9sultats \u00e9lectoraux \u00e9crasants qui auraient permis depuis 2010 \u00e0 Viktor Orb\u00e1n de gouverner par ordonnance sans discontinuit\u00e9. \u00c0 quoi bon ? Le gouvernement dispose d\u2019une majorit\u00e9 de 2\/3 au Parlement. L\u2019opposition n\u2019aurait-elle pas plut\u00f4t un probl\u00e8me concernant la l\u00e9gitimit\u00e9 des r\u00e9sultats \u00e9lectoraux hongrois ? Bref, cette agitation autour de la notion de dictature est rigoureusement ridicule et st\u00e9rile.<\/p>\n<p>Cette st\u00e9rilit\u00e9 en cache une autre, bien plus int\u00e9ressante et importante pour l\u2019avenir de la Hongrie face \u00e0 la crise actuelle. L\u2019opposition dans son ensemble est parfaitement consciente du d\u00e9fi que repr\u00e9sente la situation actuelle. Il faut souligner qu\u2019elle ne manque pas d\u2019id\u00e9es et de propositions pour g\u00e9rer cette crise. Elle a d\u2019ailleurs salu\u00e9 certaines mesures du gouvernement et lui demande d\u2019aller encore plus loin. Mettant, l\u2019instant de cette crise, de c\u00f4t\u00e9 leurs lourdes sympathies pour la cause atlantiste, certains de ses membres ont m\u00eame press\u00e9 le gouvernement d\u2019aller plus vite sur l\u2019obtention de mat\u00e9riel m\u00e9dical chinois, alors que l\u2019ouverture \u00e0 l\u2019est pratiqu\u00e9e par Viktor Orb\u00e1n depuis plusieurs ann\u00e9es les avait toujours r\u00e9vuls\u00e9s au plus haut point.<\/p>\n<p>Ces demandes concernent en partie les questions \u00e9conomiques et sociales. L\u2019opposition reproche au gouvernement de se cantonner \u00e0 des mesures d\u2019all\u00e8gement et de moratoire sans mettre en \u0153uvre de compensation financi\u00e8re directe pour les travailleurs en difficult\u00e9. Elle met ainsi le doigt sur ce qui risque d\u2019\u00eatre une grande faiblesse du gouvernement actuel si la situation venait \u00e0 totalement d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer \u00e9conomiquement et socialement. Car, il n\u2019est pas sans int\u00e9r\u00eat de rappeler que le gouvernement actuel n\u2019a jamais eu \u00e0 g\u00e9rer de situation de ch\u00f4mage de masse et d\u2019appauvrissement cons\u00e9quent de la population. Or, il n\u2019est pas \u00e0 exclure qu\u2019une telle situation advienne en Hongrie. Ainsi, il n\u2019est pas d\u00e9plac\u00e9 de penser que le vieux fond tatch\u00e9ro-reaganien du Fidesz soit inop\u00e9rant, voire contre-productif, pour la gestion d\u2019une r\u00e9cession importante.<\/p>\n<p>Mais l\u2019opposition est-elle sinc\u00e8re quand elle se targue d\u2019une fibre sociale ? Si tel \u00e9tait le cas, elle aurait non pas conditionn\u00e9 son vote d\u2019hier \u00e0 des pseudo-garanties juridiques, mais \u00e0 des garanties sociales. Au lieu de mener une campagne \u00e9clair la veille du vote sur les dangers pour la d\u00e9mocratie, elle aurait demand\u00e9 d\u2019ajouter au texte ce qui concerne et int\u00e9resse vraiment le plus grand nombre en Hongrie : des mesures exceptionnelles suppl\u00e9mentaires sur les plans \u00e9conomique et social. Elle a au contraire fonc\u00e9 dans le pi\u00e8ge que lui a tendu le gouvernement. Elle a montr\u00e9 son vrai visage, dont les yeux sont surtout riv\u00e9s sur la question de l\u2019\u00c9tat de droit et infiniment peu sur la question sociale. Cet \u00c9tat de droit, que l\u2019Union europ\u00e9enne aime tant \u00e9voquer. Cette Union europ\u00e9enne si ch\u00e9rie par l\u2019opposition, dont personne \u00e0 ce jour n\u2019a encore r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019avis de disparition. L\u2019opposition vient de d\u00e9voiler tout son jeu alors que cette partie hautement d\u00e9licate ne fait que commencer.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hongrie\u00a0\u2013 L\u2019opposition hongroise vient de faire \u00e9chouer le vote aux 4\/5 d\u2019une proc\u00e9dure d\u00e9rogatoire au r\u00e8glement interne du Parlement, qui aurait permis d\u2019avancer la date du vote de la loi propos\u00e9e par le gouvernement en mati\u00e8re de prolongation des mesures, d\u2019une dur\u00e9e de quinze jours, prises dans le cadre de l\u2019\u00e9tat de danger en vigueur<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":4784,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"subtitle":"","footnotes":""},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-4783","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-actu"],"acf":{"subtitle":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4783","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4783"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4783\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4784"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4783"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4783"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4783"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}