{"id":4819,"date":"2022-05-24T16:33:00","date_gmt":"2022-05-24T15:33:00","guid":{"rendered":"https:\/\/visegradpost.com\/?p=4819"},"modified":"2025-06-09T16:35:55","modified_gmt":"2025-06-09T15:35:55","slug":"discours-de-viktor-orban-a-la-cpac-le-19-mai-2022","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/2022\/05\/24\/discours-de-viktor-orban-a-la-cpac-le-19-mai-2022\/","title":{"rendered":"Discours de Viktor Orb\u00e1n \u00e0 la CPAC le 19 mai 2022"},"content":{"rendered":"<h4>Hongrie \u2013 Les 19 et 20 mai se tenait \u00e0 Budapest, en Hongrie, le principal \u00e9v\u00e9nement des conservateurs \u00e9tats-uniens, la CPAC (<strong>Conf\u00e9rence d\u2019action politique conservatrice am\u00e9ricaine<\/strong>). Une premi\u00e8re, la CPAC n\u2019ayant encore jamais \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e en Europe. Dans un contexte international tendu, et alors que la Hongrie d\u2019Orb\u00e1n et les \u00c9tats-Unis de Biden n\u2019entretiennent pas la meilleure des relations, l\u2019organisation de ce symposium de deux jours r\u00e9unissant conservateurs des deux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Atlantique est tout sauf anodin.<\/h4>\n<h4>Apr\u00e8s l\u2019ouverture b\u00e9nie par le grand rabbin de Hongrie, un \u00e9v\u00eaque catholique et deux pasteurs, Viktor Orb\u00e1n aura \u00e9t\u00e9 l\u2019un des premiers \u00e0 prendre la parole. Voici son discours complet, que nous avons traduit :<\/h4>\n<p>Mesdames et Messieurs, chers amis am\u00e9ricains et conservateurs du monde entier,<\/p>\n<p>Je vous souhaite \u00e0 tous la bienvenue, et une bienvenue sp\u00e9ciale \u00e0 mon ami\u00a0V\u00e1clav Klaus. Qu\u2019il soit l\u2019homme le plus courageux d\u2019Europe sur le plan intellectuel n\u2019est pas une surprise, car il est riche en ann\u00e9es\u00a0; mais ce qui nous surprend tous, c\u2019est qu\u2019il est encore le plus jeune et le plus fringant d\u2019entre nous. Cher V\u00e1clav Klaus, merci beaucoup d\u2019\u00eatre venu et d\u2019\u00eatre avec nous.<\/p>\n<p>Je sais que vous m\u00e9ritez tous un meilleur discours que celui-ci, mais nous savons tous que l\u2019on ne peut pas battre un record du monde en nage ou en couse l\u2019apr\u00e8s-midi. Je vous prie d\u2019avoir cela \u00e0 l\u2019esprit en \u00e9coutant mes r\u00e9flexions. Quoi qu\u2019il en soit, c\u2019est un plaisir de vous avoir ici. Le moment est un heureux hasard : il y a un mois, nous avons remport\u00e9 notre\u00a0quatri\u00e8me victoire \u00e9lectorale cons\u00e9cutive, et il y a quatre jours, j\u2019ai\u00a0form\u00e9 mon cinqui\u00e8me gouvernement conservateur et chr\u00e9tien\u00a0; et maintenant, je suis ici avec vous. Il est toujours bon de pouvoir parler entre amis, et il est particuli\u00e8rement bon d\u2019avoir quelque chose pour \u00e9tayer ses propos ; et nous, Hongrois, estimons \u00e0 juste titre que nous avons quelque chose pour \u00e9tayer nos propos.<\/p>\n<p>Mes amis,<\/p>\n<p>Nous avons parcouru un long chemin. Dans les ann\u00e9es 1980, nous apprenions ce qui se passait aux \u00c9tats-Unis \u00e0 partir de samizdats distribu\u00e9s ill\u00e9galement dans l\u2019ancien bloc de l\u2019Est\u00a0; et voil\u00e0 que la Hongrie accueille le plus important rassemblement politique du Parti r\u00e9publicain, le Grand Old Party. Je me souviens tr\u00e8s bien \u00e0 quel point nous vous enviions \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0: nous enviions votre culture du d\u00e9bat d\u00e9mocratique, la libert\u00e9 avec laquelle vous organisiez les affaires publiques en Am\u00e9rique, nous enviions votre pr\u00e9sident Reagan pour son charisme, son dynamisme, son esprit et ses politiques, et bien s\u00fbr nous le soutenions. Nous n\u2019avions que les fonctionnaires communistes en costume gris et leur novlangue politique, une atmosph\u00e8re \u00e9touffante et le d\u00e9sespoir.<\/p>\n<p>Chers amis am\u00e9ricains,<\/p>\n<p>Si vous avez vu la s\u00e9rie \u00ab\u00a0Tchernobyl\u00a0\u00bb, vous avez peut-\u00eatre une id\u00e9e de ce dont je parle. Nous avons eu quarante longues ann\u00e9es de cela. Et aujourd\u2019hui, nous accueillons ce grand \u00e9v\u00e9nement, pour lequel je tiens \u00e0 remercier les organisateurs, mais surtout vous, qui nous faites l\u2019honneur de votre pr\u00e9sence. Au nom de tous les Hongrois, je remercie nos amis am\u00e9ricains et ceux des autres pays de nous honorer et d\u2019\u00eatre venus ici \u00e0 Budapest.<\/p>\n<p>Comment puis-je contribuer au rassemblement d\u2019aujourd\u2019hui ? Peut-\u00eatre en vous disant comment nous avons gagn\u00e9 : comment nous avons d\u2019abord vaincu le r\u00e9gime communiste, puis comment nous avons vaincu les lib\u00e9raux et enfin, plus r\u00e9cemment, comment nous avons vaincu la gauche lib\u00e9rale internationale lorsqu\u2019elle a uni ses forces contre la Hongrie lors des \u00e9lections. Je vais vous dire maintenant comment nous les avons vaincus pour la premi\u00e8re, deuxi\u00e8me, troisi\u00e8me, quatri\u00e8me et cinqui\u00e8me fois, et comment nous les vaincrons \u00e0 nouveau. Comme le chantent les supporters de Fradi [le club de football de Ferencv\u00e1ros] : \u00ab Encore, encore, encore, \u00e7a ne suffit pas ! \u00bb. Je vous raconterai comment de fervents \u00e9tudiants universitaires ont r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9manteler une dictature, puis \u00e0 briser l\u2019h\u00e9g\u00e9monie sur les opinions dont jouissaient les communistes sur le retour et les lib\u00e9raux, et comment ils ont r\u00e9ussi \u00e0 mettre fin \u00e0 la domination des progressistes dans la vie publique. Je vais vous dire comment la Hongrie est devenue un bastion des valeurs conservatrices et chr\u00e9tiennes en Europe. Bien entendu, tout cela pourrait \u00eatre dit bri\u00e8vement et simplement au lieu de mon long discours. Nous avons appris du g\u00e9n\u00e9ral Patton que la bataille fait ressortir de chacun tout ce qu\u2019il y a de meilleur et \u00e9limine tout ce qui est bas. C\u2019est \u00e9galement vrai sur le champ de bataille politique. Ici, mes amis, seuls les meilleurs restent debout. En bref, la condition ultime de la victoire est que nous devons devenir les meilleurs. Vous pouvez gagner si vous \u00eates les meilleurs.<\/p>\n<p>Mesdames, Messieurs,<\/p>\n<p>Commen\u00e7ons par dire que vous, les politiques qui aimez votre pays, \u00eates confront\u00e9s \u00e0 un probl\u00e8me que nous, Hongrois, avons d\u00e9j\u00e0 r\u00e9solu avec succ\u00e8s. Ce probl\u00e8me \u2013 si je ne me trompe pas, tant en Am\u00e9rique qu\u2019en Europe occidentale \u2013 est la domination de la vie publique par les lib\u00e9raux progressistes. Le probl\u00e8me r\u00e9side dans le fait qu\u2019ils occupent les postes les plus importants dans les institutions les plus importantes, qu\u2019ils occupent les positions dominantes dans les m\u00e9dias et qu\u2019ils produisent toutes les \u0153uvres d\u2019endoctrinement politique de la haute culture et de la culture de masse. Ils \u2013 la gauche progressiste \u2013 nous disent ce qui est vrai et ce qui ne l\u2019est pas, ce qui est bien et ce qui est mal. Et en tant que conservateurs, notre lot est de nous sentir dans la vie publique de nos nations comme Sting s\u2019est senti \u00e0 New York [dans la chanson \u00ab\u00a0Englishman in New York\u00a0\u00bb]\u00a0: comme un \u00ab\u00a0\u00e9tranger l\u00e9gal\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Chers amis am\u00e9ricains,<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait \u00e9galement la situation en Hongrie. Il y a trente ans, la gauche \u00e9tait \u00e9galement au pouvoir ici, et il y avait m\u00eame une dictature communiste. Toute la machinerie de l\u2019\u00c9tat travaillait pour consolider le pouvoir des communistes. Aussi \u00e9trange que cela puisse para\u00eetre, nous, y compris moi, avons grandi dans un \u00ab\u00a0monde woke\u00a0\u00bb. Seulement, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, la th\u00e9orie critique de la race critique \u00e9tait appel\u00e9e \u00ab\u00a0socialisme scientifique\u00a0\u00bb et \u00e9tait enseign\u00e9e \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de la m\u00eame mani\u00e8re que le wokisme est enseign\u00e9 dans votre pays. La dictature socialiste au quotidien\u00a0: voil\u00e0 dans quoi nous avons grandi, le politiquement correct, la novlangue orwellienne, le contr\u00f4le \u00e9tatique de la place publique, l\u2019expropriation de la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e et la stigmatisation de la droite.<\/p>\n<p>Chers amis am\u00e9ricains et visiteurs de l\u2019\u00e9tranger,<\/p>\n<p>Sous le communisme, nous avions une blague sur la possibilit\u00e9 de faire des blagues sous le communisme. Cette blague, c\u2019\u00e9tait qu\u2019un concours de blagues politiques \u00e9tait organis\u00e9 en Union sovi\u00e9tique, avec les conditions suivantes\u00a0: le candidat arrivant troisi\u00e8me gagnerait un voyage tout compris de deux semaines en Sib\u00e9rie, le second pour un an et le gagnant \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9.<\/p>\n<p>Amis am\u00e9ricains,<\/p>\n<p>Si vous sentez que cette blague prend de plus en plus de sens pour vous, le moment est venu de commencer \u00e0 agir. Quoi qu\u2019il en soit, nous nous sommes lev\u00e9s et, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980, nous avons d\u00e9cid\u00e9 que c\u2019en \u00e9tait assez. Nous voulions retrouver notre pays et notre libert\u00e9 ; nous voulions retrouver la libert\u00e9 de notre pays. Les communistes n\u2019ont pas laiss\u00e9 passer cela sans r\u00e9agir : attaques polici\u00e8res, interdictions, \u00e9coutes t\u00e9l\u00e9phoniques, infiltration par des agents de l\u2019\u00c9tat, menaces et chantage. Mais nous avons pers\u00e9v\u00e9r\u00e9, et nous avons gagn\u00e9. Les Sovi\u00e9tiques dehors, les communistes \u00e0 terre. Nous pensions avoir enfin obtenu ce que nous voulions, mais nous nous trompions : sous la dictature, les lib\u00e9raux et les conservateurs avaient conclu un pacte anticommuniste, mais \u00e0 la premi\u00e8re occasion ult\u00e9rieure, les lib\u00e9raux se sont rang\u00e9s du c\u00f4t\u00e9 des communistes. Il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 qu\u2019en fait ils \u00e9taient des alli\u00e9s naturels. Si je ne me trompe pas, ce type d\u2019alliance p\u00e9cheresse a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 aux \u00c9tats-Unis. En r\u00e9sum\u00e9, la vie publique apr\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9lection [en Hongrie apr\u00e8s le communisme] a \u00e9t\u00e9 domin\u00e9e par les post-communistes, les lib\u00e9raux et les progressistes, et la droite hongroise a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e au tapis. Quand mon ami Donald Trump a remport\u00e9 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle am\u00e9ricaine en 2016, l\u2019une de ses principales promesses concernait la n\u00e9cessit\u00e9 de \u00ab drainer le mar\u00e9cage \u00bb. Le pr\u00e9sident Trump a des m\u00e9rites ind\u00e9niables, mais il n\u2019a malgr\u00e9 tout pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9lu en 2020. Il a fini comme notre premier gouvernement conservateur et chr\u00e9tien en 2002 : nous avons gouvern\u00e9 de mani\u00e8re remarquable \u2013 apr\u00e8s tant d\u2019ann\u00e9es, je peux peut-\u00eatre me permettre ce manque de modestie \u2013 mais nous avons \u00e9t\u00e9 happ\u00e9s par le mar\u00e9cage de la gauche hongroise. Et puis, entre 2002 et 2010, nous avons vu ce qui se passe g\u00e9n\u00e9ralement dans de telles circonstances : les socialistes ont d\u00e9pens\u00e9 l\u2019argent du peuple. La Hongrie s\u2019est endett\u00e9e, l\u2019\u00e9conomie est entr\u00e9e en r\u00e9cession, l\u2019inflation est devenue incontr\u00f4lable, le ch\u00f4mage a augment\u00e9 et les gens n\u2019ont pas pu payer leurs factures. Des violences de rue ont \u00e9clat\u00e9 et des groupes paramilitaires organisaient des marches. C\u2019\u00e9tait il y a longtemps, mais n\u2019oublions pas que des s\u00e9ries de meurtres \u00e0 motivation ethnique ont indign\u00e9 l\u2019opinion publique \u00e0 cette \u00e9poque. La gauche avait tellement r\u00e9duit les d\u00e9penses de la police qu\u2019elle \u00e9tait incapable de maintenir ne serait-ce qu\u2019un semblant d\u2019ordre, la loi prot\u00e9geant les auteurs de crimes plut\u00f4t que les victimes.<\/p>\n<p>Chers amis am\u00e9ricains,<\/p>\n<p>Je pense que vous avez d\u00e9j\u00e0 vu ce genre de choses. Les \u00c9critures disent ce qui suit : \u00ab on reconna\u00eet un arbre \u00e0 ses fruits \u00bb. Eh bien, les fruits du gouvernement progressiste parlent d\u2019eux-m\u00eames : ruine \u00e9conomique et violence de rue. Lorsqu\u2019un gouvernement de gauche arrive au pouvoir, l\u2019histoire se termine presque toujours de la m\u00eame mani\u00e8re. Cependant, chers amis, en 2002 nous avons organis\u00e9 un mouvement populaire et une r\u00e9sistance intellectuelle avec les troupes qui nous restaient apr\u00e8s notre d\u00e9faite \u00e9lectorale. Nous n\u2019avons pas adopt\u00e9 une attitude d\u00e9fensive, et nous ne nous sommes pas r\u00e9sign\u00e9s \u00e0 notre statut minoritaire ; nous avons jou\u00e9 pour gagner et avons proclam\u00e9 la Reconquista.<\/p>\n<p>Chers amis,<\/p>\n<p>Le plan a r\u00e9ussi. En 2010, nous sommes revenus. Nous avions travaill\u00e9 pendant huit ans\u00a0: \u00e9tape par \u00e9tape, brique par brique, nous nous \u00e9tions battus et nous avions construit. La formule \u00e9tait pr\u00eate. La Hongrie est le laboratoire dans lequel nous avons test\u00e9 l\u2019antidote \u00e0 la domination des progressistes. Nous avons raccroch\u00e9 nos blouses, cette Hongrie printani\u00e8re a re\u00e7u sa quatri\u00e8me dose et je peux vous annoncer la chose suivante\u00a0: le patient est compl\u00e8tement gu\u00e9ri. Le m\u00e9dicament est open-source, gratuit, et comprend douze points que je vais partager avec vous maintenant. Pour le b\u00e9n\u00e9fice de nos amis \u00e9trangers, douze est le chiffre porte-bonheur des combattants de la libert\u00e9 hongrois.<\/p>\n<p>Le premier point de la formule hongroise, c\u2019est de jouer selon nos propres r\u00e8gles. La seule fa\u00e7on de gagner est de refuser d\u2019accepter les solutions et les voies propos\u00e9es par les autres. Comme le disait Churchill, avoir des ennemis prouve assur\u00e9ment que l\u2019on fait quelque chose bien. C\u2019est pourquoi nous ne devons pas nous d\u00e9courager d\u2019\u00eatre diffam\u00e9s, d\u2019\u00eatre\u00a0<em>persona non grata<\/em>\u00a0dans les salons ou d\u2019\u00eatre trait\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger comme des fauteurs de troubles. En fait, ce serait suspect si rien de tout cela n\u2019arrivait. N\u2019oubliez pas que ceux qui suivent les r\u00e8gles de leurs adversaires sont certains de perdre.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me point : le conservatisme national en politique int\u00e9rieure. La cause de la nation n\u2019est pas une question d\u2019id\u00e9ologie, ni m\u00eame de tradition. La raison pour laquelle les \u00e9glises et les familles doivent \u00eatre soutenues est qu\u2019elles sont les \u00e9l\u00e9ments constitutifs de la nation. Cela signifie \u00e9galement qu\u2019il faut rester du c\u00f4t\u00e9 des \u00e9lecteurs. Nous avons d\u00e9cid\u00e9 d\u2019arr\u00eater l\u2019immigration et de construire le mur \u00e0 notre fronti\u00e8re sud parce que les Hongrois avaient dit qu\u2019ils ne voulaient pas de clandestins. Ils ont dit : \u00ab Viktor, construis ce mur ! \u00bb Trois mois plus tard, la barri\u00e8re frontali\u00e8re \u00e9tait \u00e9rig\u00e9e. Le secret, c\u2019est de ne pas trop r\u00e9fl\u00e9chir : la cl\u00f4ture hongroise est une simple structure grillag\u00e9e avec des d\u00e9tecteurs de mouvement, des miradors et des cam\u00e9ras, mais cela suffit, pour autant que les gens veuillent prot\u00e9ger leur pays. Le talon d\u2019Achille des progressistes est pr\u00e9cis\u00e9ment qu\u2019ils veulent imposer leurs r\u00eaves \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9. Mais pour nous, ce danger est aussi une opportunit\u00e9, car lorsqu\u2019il s\u2019agit de questions importantes, en r\u00e9alit\u00e9, les gens n\u2019aiment pas les r\u00eaves enfi\u00e9vr\u00e9s de la gauche. Il faut trouver les questions sur lesquelles la gauche est compl\u00e8tement d\u00e9connect\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9 et les mettre en \u00e9vidence, mais de sorte que tout le monde puisse les comprendre, et pas seulement les intellos.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8me point : l\u2019int\u00e9r\u00eat national en mati\u00e8re de politique \u00e9trang\u00e8re. Les progressistes pensent toujours que la politique \u00e9trang\u00e8re est une bataille d\u2019id\u00e9ologies : une bataille entre le bien et le mal, dans laquelle le cours de l\u2019histoire sera d\u00e9cid\u00e9 une fois pour toutes. Mais de ce que j\u2019en vois, chers amis, il y a eu au moins quatre de ces \u00ab derni\u00e8res grandes batailles \u00bb au cours des cent derni\u00e8res ann\u00e9es et il y a quelque chose qui ne va pas avec ce concept. Notre r\u00e9ponse devrait \u00eatre une antith\u00e8se claire et simple aux progressistes : la nation d\u2019abord ! La Hongrie d\u2019abord ! L\u2019Am\u00e9rique d\u2019abord ! Nous avons besoin d\u2019une politique \u00e9trang\u00e8re bas\u00e9e sur nos int\u00e9r\u00eats. Ce n\u2019est pas toujours facile, car le monde de la politique \u00e9trang\u00e8re est souvent compliqu\u00e9. Prenez la guerre dans notre pays voisin. La Russie est l\u2019agresseur et l\u2019Ukraine la victime. Nous condamnons l\u2019agresseur et aidons la victime de l\u2019agression. Mais en m\u00eame temps, ce n\u2019est pas l\u2019Ukraine qui d\u00e9fend la Hongrie \u2013 quelle \u00e2nerie de dire cela \u2013 mais bien l\u2019OTAN et les forces de d\u00e9fense hongroises. En proportion de notre population, nous avons accueilli le plus grand nombre de r\u00e9fugi\u00e9s, et le peuple hongrois est heureux de les aider. Ils sont heureux d\u2019aider, mais ils ne veulent pas payer le prix de la guerre, car ce n\u2019est pas leur guerre et ils n\u2019en b\u00e9n\u00e9ficieront pas. Ils savent pertinemment que la guerre est suivie de sanctions, d\u2019une inflation galopante et d\u2019une stagnation \u00e9conomique ; ils savent que la guerre appauvrit toujours les gens. Nous ne devons pas c\u00e9der aux voix des sir\u00e8nes, aussi tentantes qu\u2019elles puissent para\u00eetre. Notre objectif est de r\u00e9tablir la paix, et non de poursuivre la guerre, car c\u2019est ce qui est dans notre int\u00e9r\u00eat national. La Hongrie d\u2019abord !<\/p>\n<p>Quatri\u00e8me point, chers amis : nous devons avoir nos propres m\u00e9dias. Nous ne pouvons d\u00e9noncer les id\u00e9es insens\u00e9es de la gauche progressiste que si nous disposons de m\u00e9dias qui nous aident \u00e0 le faire. Les opinions de gauche ne semblent \u00eatre majoritaires que parce que les m\u00e9dias contribuent \u00e0 les amplifier. La racine du probl\u00e8me est que les m\u00e9dias occidentaux modernes s\u2019alignent sur les vues de la gauche. Les reporters ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s \u00e0 l\u2019universit\u00e9 par des personnes ayant des opinions progressistes de gauche. Et d\u00e8s qu\u2019une personnalit\u00e9 conservatrice appara\u00eet dans les m\u00e9dias, elle est critiqu\u00e9e, attaqu\u00e9e, diffam\u00e9e et vilipend\u00e9e. Je connais la vieille \u00e9thique de la d\u00e9mocratie occidentale, selon laquelle les partis politiques et la presse doivent \u00eatre s\u00e9par\u00e9s. C\u2019est ainsi que cela devrait \u00eatre. Mais, chers amis, les d\u00e9mocrates aux \u00c9tats-Unis, par exemple, n\u2019ob\u00e9issent pas \u00e0 ces r\u00e8gles. Essayez de compter combien de m\u00e9dias sont au service du Parti d\u00e9mocrate : CNN, le New York Times, la liste est longue \u2013 je pourrais continuer jusqu\u2019\u00e0 la nuit. Naturellement, le Grand Old Party a lui aussi des m\u00e9dias alli\u00e9s, mais ils ne font pas le poids face \u00e0 la domination des lib\u00e9raux sur les m\u00e9dias. Mon ami Tucker Carlson se tient seul et in\u00e9branlable. Son \u00e9mission a le plus fort taux d\u2019audience. Qu\u2019est-ce que cela signifie ? Cela signifie qu\u2019il devrait y avoir des \u00e9missions comme la sienne jour et nuit ou, comme vous le dites chez vous, 24\/7.<\/p>\n<p>Cinqui\u00e8me point : exposer les intentions de votre adversaire. Comme condition de la victoire, le soutien des m\u00e9dias est n\u00e9cessaire mais pas suffisant. Nous devons aussi briser les tabous. Peut-\u00eatre n\u2019ai-je pas besoin de dire cela \u00e0 mes amis am\u00e9ricains, car quel plus grand briseur de tabous que le pr\u00e9sident Donald Trump ? Mais on peut toujours placer la barre plus haut : nous devons non seulement briser les tabous d\u2019aujourd\u2019hui, mais aussi ceux de demain. Ici, en Hongrie, nous exposons ce que la gauche pr\u00e9pare avant m\u00eame qu\u2019elle ne passe \u00e0 l\u2019action. Au d\u00e9but, ils nient, mais le succ\u00e8s est d\u2019autant plus grand lorsqu\u2019il appara\u00eet que nous avions raison depuis le d\u00e9but. Il y a par exemple la question de la propagande LGBTQ ciblant les enfants. Bien que ph\u00e9nom\u00e8ne nouveau ici, nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 d\u00e9truit. Nous avons lev\u00e9 le voile sur cette question et organis\u00e9 un r\u00e9f\u00e9rendum \u00e0 ce sujet. L\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 des Hongrois a rejet\u00e9 cette forme de sensibilisation des enfants. En r\u00e9v\u00e9lant \u00e0 une \u00e9tape pr\u00e9coce ce \u00e0 quoi la gauche se pr\u00e9parait, nous l\u2019avons mise sur la d\u00e9fensive, et lorsqu\u2019elle a attaqu\u00e9 notre initiative, elle a finalement \u00e9t\u00e9 contrainte d\u2019admettre la r\u00e9alit\u00e9 de son plan. Permettez-moi de citer \u00e0 nouveau le g\u00e9n\u00e9ral Patton : \u00ab Un bon plan violemment ex\u00e9cut\u00e9 maintenant vaut mieux qu\u2019un plan parfait la semaine prochaine. \u00bb<\/p>\n<p>Sixi\u00e8me point : \u00e9conomie, \u00e9conomie, \u00e9conomie. Nous savons tous que la gauche veut faire fonctionner l\u2019\u00e9conomie selon des notions abstraites. C\u2019est un pi\u00e8ge pour la droite. Ne tombez jamais dans le panneau ! Lorsque nous sommes arriv\u00e9s au pouvoir, nous avons d\u00e9cid\u00e9 que nous ne devions mener que des politiques \u00e9conomiques qui profitent \u00e0 la majorit\u00e9 des \u00e9lecteurs. Ici, en Hongrie, nous avons une devise \u00e0 ce sujet : \u00ab M\u00eame ceux qui n\u2019ont pas vot\u00e9 pour nous se retrouvent dans une meilleure situation. \u00bb En cela, nous sommes le contraire des progressistes : m\u00eame ceux qui ont vot\u00e9 pour eux se retrouvent dans une situation pire. Enfin, les gens veulent des emplois : pas des th\u00e9ories \u00e9conomiques, des emplois. Les gens veulent faire un pas en avant dans la vie, et les gens veulent une meilleure vie pour leurs enfants que celle qu\u2019ils ont eue. Si un gouvernement de droite est incapable de fournir tout cela, il est vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec.<\/p>\n<p>Notre septi\u00e8me point : ne pas se laisser d\u00e9river aux extr\u00eames. Je dis cela parce que les th\u00e9ories complotistes extr\u00eames surgissent de temps \u00e0 autres \u00e0 droite, de la m\u00eame mani\u00e8re que les utopies extr\u00eames surgissent r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 gauche. Si nous regardons de plus pr\u00e8s, nous voyons qu\u2019en fait les gens ne veulent ni les unes ni les autres. Mais, chers amis, quelle est la diff\u00e9rence entre le d\u00e9ni de la science par l\u2019extr\u00eame droite et le d\u00e9ni de la biologie par les mouvements LGBTQ ? La r\u00e9ponse est simple : il n\u2019y a aucune diff\u00e9rence. Nous devons rendre \u00e0 C\u00e9sar ce qui appartient \u00e0 C\u00e9sar, \u00e0 Dieu ce qui appartient \u00e0 Dieu et \u00e0 la science ce qui appartient \u00e0 la science. Nous pouvons gagner une immense popularit\u00e9 sur les forums Internet en promouvant des th\u00e9ories complotistes, et il y a en effet parfois du vrai dans ces th\u00e9ories, mais, en r\u00e9alit\u00e9, nous nous ali\u00e9nerons une grande partie de l\u2019\u00e9lectorat, nous nous retrouverons pouss\u00e9s \u00e0 la marge, et finalement nous perdrons.<\/p>\n<p>Huiti\u00e8me point : lire tous les jours. Un livre par jour \u00e9loigne la d\u00e9faite toujours. Je sais que cela peut para\u00eetre \u00e9trange. Je ne suis pas moi-m\u00eame un universitaire, mais le fait est qu\u2019aucune invention n\u2019a encore surpass\u00e9 le livre en tant que vecteur pour comprendre et transmettre les id\u00e9es. Le monde devient de plus en plus complexe et nous devons consacrer du temps \u00e0 le comprendre. Moi, par exemple, je r\u00e9serve une journ\u00e9e enti\u00e8re chaque semaine \u00e0 la lecture. La lecture nous aide \u00e9galement \u00e0 comprendre ce que nos adversaires pensent et o\u00f9 leur pens\u00e9e est d\u00e9faillante. Si nous savons cela, le reste n\u2019est que technique. Nous devons traduire tout cela dans le langage de l\u2019action quotidienne et de la communication politique. Il est vrai que le \u00ab spin doctor \u00bb est une esp\u00e8ce utile ; mais c\u2019est \u00e0 nous, les d\u00e9cideurs politiques, de bien comprendre les probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>Neuvi\u00e8me point : avoir la foi. Le manque de foi est dangereux. Si vous ne croyez pas qu\u2019il y aura un jugement dernier et que vous devrez rendre compte de vos actions devant Dieu, vous penserez que vous pouvez faire tout ce qui est en votre pouvoir. Encourageons donc les futurs jeunes politiciens conservateurs \u00e0 s\u2019engager dans la foi. Au d\u00e9part, moi-m\u00eame je ne voyais pas cela comme une priorit\u00e9, mais j\u2019ai appris que si nous consacrons du temps \u00e0 notre foi, le succ\u00e8s vient plus facilement. Je suis membre du Parlement depuis trente-deux ans, et j\u2019entame ma dix-septi\u00e8me ann\u00e9e en tant que Premier ministre. Je tiens compte des paroles du proph\u00e8te Isa\u00efe, qui a dit : \u00ab Si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir. \u00bb En politique, chers amis, c\u2019est la r\u00e8gle.<\/p>\n<p>Dixi\u00e8me point\u00a0: se faire des amis. Nos adversaires, les lib\u00e9raux progressistes et les n\u00e9o-marxistes, ont une unit\u00e9 illimit\u00e9e\u00a0: ils se soutiennent mutuellement. En revanche, nous, les conservateurs, sommes capables de nous chamailler les uns les autres sur la moindre question. Et apr\u00e8s nous nous \u00e9tonnons de la mani\u00e8re dont nos adversaires nous acculent. Nous poss\u00e9dons en effet une sophistication intellectuelle et nous nous soucions de la nuance intellectuelle. Mais si nous voulons r\u00e9ussir en politique, nous ne devrions jamais regarder ce sur quoi nous sommes en d\u00e9saccord, mais plut\u00f4t chercher notre terrain d\u2019entente. Je vais vous donner un exemple. Le Vatican est l\u2019un de nos plus importants alli\u00e9s europ\u00e9ens. C\u2019est un alli\u00e9 en tant que gardien des valeurs chr\u00e9tiennes, dans le soutien des familles, et ensemble nous affirmons qu\u2019un p\u00e8re est un homme et une m\u00e8re est une femme. Nous sommes ensemble pour la paix et pour les r\u00e9fugi\u00e9s d\u2019Ukraine. Mais en ce qui concerne l\u2019immigration clandestine, notre mode de pens\u00e9e diverge. Il ne faut pas regarder les questions sur lesquelles nous pouvons nous engager dans des disputes passionn\u00e9es, mais chercher des moyens de travailler ensemble. Croyez-moi, si nous ne le faisons pas, nos adversaires nous traqueront un par un.<\/p>\n<p>Onzi\u00e8me point : construire des communaut\u00e9s. Mes amis, au fil des ans, j\u2019ai \u00e9galement appris qu\u2019il n\u2019y a pas de succ\u00e8s politique conservateur sans communaut\u00e9s fonctionnelles. Moins il y a de communaut\u00e9s et plus les gens sont esseul\u00e9s, plus les \u00e9lecteurs vont vers les lib\u00e9raux ; et plus il y a de communaut\u00e9s, plus nous obtenons de votes. C\u2019est aussi simple que cela. Je n\u2019ai pas besoin de vous l\u2019expliquer : les \u00c9tats-Unis ont les clubs, les soci\u00e9t\u00e9s et les communaut\u00e9s qui fonctionnent le mieux au monde. Ce que nous devons comprendre, c\u2019est qu\u2019une entit\u00e9 politique doit englober de telles communaut\u00e9s.<\/p>\n<p>Et enfin, le douzi\u00e8me point : b\u00e2tir des institutions. Pour une politique r\u00e9ussie, il faut des institutions et des instituts. Qu\u2019il s\u2019agisse de groupes de r\u00e9flexion, de centres \u00e9ducatifs, d\u2019ateliers de talents, d\u2019instituts de relations \u00e9trang\u00e8res, d\u2019organisations de jeunesse ou autres, ils doivent avoir un aspect politique. N\u2019oublions pas que les hommes politiques vont et viennent, mais que les institutions restent avec nous pendant des g\u00e9n\u00e9rations. Ce sont elles, les institutions, qui ont la capacit\u00e9 de renouveler intellectuellement la politique. De nouvelles id\u00e9es, de nouvelles pens\u00e9es et de nouvelles personnes sont n\u00e9cessaires encore et encore. S\u2019ils n\u2019y en a plus, nous serons \u00e0 court de munitions et notre adversaire n\u2019aura aucune piti\u00e9 pour nous faire tomber.<\/p>\n<p>Chers amis,<\/p>\n<p>Le monde entier est en train de vivre d\u2019\u00e9normes changements. Il est \u00e9trange mais vrai que les id\u00e9ologies destructrices que sont le fascisme et le communisme sont n\u00e9es en Occident. Nous n\u2019avions jamais pens\u00e9 que les communistes pourraient nous revenir non seulement de l\u2019Est mais aussi de l\u2019Ouest. Nous voyons maintenant que les progressistes menacent l\u2019ensemble de la civilisation occidentale, et que le v\u00e9ritable danger ne vient pas de l\u2019ext\u00e9rieur mais de l\u2019int\u00e9rieur. Vous, chers amis am\u00e9ricains, vous y \u00eates confront\u00e9s aux \u00c9tats-Unis, tandis que nous y sommes confront\u00e9s dans l\u2019Union europ\u00e9enne. Nous avons affaire aux m\u00eames personnes : des bureaucrates sans visage, avec une formation id\u00e9ologique, assis \u00e0 Washington DC et \u00e0 Bruxelles. Des lib\u00e9raux progressistes, des n\u00e9o-marxistes enivr\u00e9s par le r\u00eave du wokisme, des gens \u00e0 la solde de George Soros, des partisans de la soci\u00e9t\u00e9 ouverte. Ils veulent abolir le mode de vie occidental que vous et nous aimons tant : ce pour quoi vos parents se sont battus pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide, et ce pour quoi nous nous sommes battus quand nous avons chass\u00e9 les communistes sovi\u00e9tiques de Hongrie.<\/p>\n<p>Mes amis,<\/p>\n<p>Nous devons accepter le combat, et dans ce combat nous ne pouvons r\u00e9ussir que si nous sommes ensemble et organis\u00e9s. Nous devons reprendre les institutions de Washington et de Bruxelles. Nous devons trouver en nous, mutuellement, des amis et des alli\u00e9s. Nous devons coordonner le mouvement de nos troupes car nous sommes confront\u00e9s \u00e0 un grand d\u00e9fi. L\u2019ann\u00e9e d\u00e9cisive sera 2024\u00a0: vous aurez des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles et pour le Congr\u00e8s et nous aurons des \u00e9lections au Parlement europ\u00e9en. Ces deux lieux d\u00e9finiront les deux fronts de la bataille qui se joue pour la civilisation occidentale. Aujourd\u2019hui, nous ne tenons ni l\u2019un ni l\u2019autre. Or nous avons besoin des deux. Nous avons deux ans pour nous pr\u00e9parer. La le\u00e7on hongroise est que nous n\u2019avons pas de rem\u00e8de miracle. Nous n\u2019avons que du travail, le travail que nous devons r\u00e9aliser. Allons-y, faisons-le ! Merci et bonne chance !<\/p>\n<p>\u2014<\/p>\n<p><em>Traduit du hongrois par le Visegr\u00e1d Post.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hongrie \u2013 Les 19 et 20 mai se tenait \u00e0 Budapest, en Hongrie, le principal \u00e9v\u00e9nement des conservateurs \u00e9tats-uniens, la CPAC (Conf\u00e9rence d\u2019action politique conservatrice am\u00e9ricaine). Une premi\u00e8re, la CPAC n\u2019ayant encore jamais \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e en Europe. 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