{"id":4965,"date":"2019-02-11T17:24:39","date_gmt":"2019-02-11T17:24:39","guid":{"rendered":"https:\/\/visegradpost.com\/?p=4965"},"modified":"2025-06-10T17:29:15","modified_gmt":"2025-06-10T16:29:15","slug":"discours-complet-de-viktor-orban-sur-letat-de-la-nation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/2019\/02\/11\/discours-complet-de-viktor-orban-sur-letat-de-la-nation\/","title":{"rendered":"Discours complet de Viktor Orb\u00e1n sur l\u2019\u00e9tat de la Nation"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong>Discours de M. Viktor Orb\u00e1n, premier ministre de Hongrie,<\/strong><br \/>\n<strong>sur l\u2019\u00e9tat de la Nation<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Budapest, le 10 f\u00e9vrier 2019<\/em><\/p>\n<p>Monsieur le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique1, Monsieur le Premier ministre2, Monsieur le Pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, Monsieur le Maire de Budapest, Mesdames et Messieurs,<\/p>\n<p>Je me r\u00e9jouis de me retrouver en votre compagnie. Je m\u2019\u00e9tonne toujours de vous voir si nombreux \u00e0 cet \u00e9v\u00e9nement, bien qu\u2019il soit compr\u00e9hensible d\u2019attendre avec curiosit\u00e9 ce que le premier ministre pourra dire de nouveau. C\u2019est cette m\u00eame curiosit\u00e9 qui m\u2019a amen\u00e9 ici. Si je devais r\u00e9sumer en une phrase mon \u00e9valuation de l\u2019ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e, je dirais ceci\u00a0: jamais d\u2019ann\u00e9e plus mauvaise que 2018\u00a0! Nous avons gagn\u00e9 les \u00e9lections l\u00e9gislatives pour la troisi\u00e8me fois de suite avec une majorit\u00e9 parlementaire des deux tiers, et la croissance de l\u2019\u00e9conomie hongroise a fr\u00f4l\u00e9 les 5%. Si vous y voyez une relation de cause \u00e0 effet, vous ne vous trompez pas. Il existe bien une relation profonde entre la politique et l\u2019\u00e9conomie\u00a0: les r\u00e9sultats ne sont jamais le fruit du hasard, m\u00eame s\u2019il est vrai aussi que \u00ab m\u00eame \u00a0la poule aveugle trouve son grain3\u00a0\u00bb. Une fois, mais pas trois. La croissance \u00e9conomique peut aussi \u00eatre le fruit d\u2019un concours heureux de circonstances. C\u2019est possible, mais, Mesdames et Messieurs, c\u2019est la septi\u00e8me ann\u00e9e que l\u2019\u00e9conomie hongroise est en croissance constante. Nous pouvons donc dire que nous n\u2019avons re\u00e7u en cadeau ni notre majorit\u00e9 parlementaire, ni notre remarquable croissance \u00e9conomique. La Hongrie a durement travaill\u00e9 pour les obtenir. C\u2019est pourquoi, cette apr\u00e8s-midi, je voudrais d\u2019abord que nous exprimions notre reconnaissance et nos remerciements. Rendons gr\u00e2ce au Bon Dieu pour nous avoir permis de vivre et pour l\u2019aide qu\u2019il nous a apport\u00e9e dans les moments difficiles. Et remercions tous ceux qui partent tous les matins au travail, accomplissent leur t\u00e2che avec honn\u00eatet\u00e9 et portent en avant le chariot de l\u2019\u00e9conomie. Et merci aussi \u00e0 tous ceux qui savent qu\u2019un emploi s\u00fbr, un salaire en hausse ne sont possibles que si la gouvernance du pays est ordonn\u00e9e et pr\u00e9visible. Merci \u00e0 ceux qui savent que nous ne pouvons \u00eatre performants qu\u2019ensemble, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment si nous partageons nos joies comme nos peines. Et un tr\u00e8s grand merci \u00e0 ceux qui savent aussi que chacun d\u2019entre nous ne peut trouver son compte que si nous abordons le monde d\u2019une seule voix, que nous abordons les \u00e9preuves que nous r\u00e9serve la vie comme une seule nation. En clair\u00a0: merci \u00e0 vous\u00a0! Et n\u2019oubliez pas\u00a0: ensemble, nous sommes la force, dispers\u00e9s, la faiblesse.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Si nous r\u00e9fl\u00e9chissons sur notre pays, sur la vie commune des Hongrois, nous devons au fond r\u00e9pondre \u00e0 une seule question, et de la r\u00e9ponse \u00e0 cette question d\u00e9coule ais\u00e9ment ce que nous devons faire et comment. Cette question fondamentale est la suivante\u00a0: pouvons-nous consid\u00e9rer l\u2019\u00e9tat actuel de notre pays comme suivant une trajectoire ascendante\u00a0? Les Hongrois suivent-ils une telle trajectoire\u00a0? Nous trouvons la r\u00e9ponse en comparant notre situation actuelle \u00e0 celle d\u2019avant. Une d\u00e9cennie est une unit\u00e9 de mesure assez longue, assez repr\u00e9sentative, m\u00eame dans l\u2019histoire d\u2019une nation. Elle permet d\u2019en tirer des enseignements. En 2009, vers la fin du gouvernement socialiste de triste m\u00e9moire, qui avait \u00e9puis\u00e9 notre richesse nationale, nos r\u00e9serves et, au travers d\u2019une montagne de dettes, jusqu\u2019\u00e0 nos perspectives d\u2019avenir, j\u2019avais affirm\u00e9 que la Hongrie n\u2019a pas seulement besoin d\u2019un paquet de gestion de crise, mais de beaucoup plus\u00a0: d\u2019une v\u00e9ritable refondation, d\u2019une nouvelle orientation. Et aujourd\u2019hui, dix ans plus tard, je puis vous dire ceci\u00a0: un enfant hongrois qui na\u00eet aujourd\u2019hui peut raisonnablement compter voir le 22\u00e8me si\u00e8cle, parce que la dur\u00e9e de vie des Hongrois s\u2019est allong\u00e9e et qu\u2019ils peuvent esp\u00e9rer vivre plus longtemps. Le nombre des mariages augmente, et nous avons consid\u00e9rablement r\u00e9duit la mortalit\u00e9 infantile. Le taux d\u2019emploi de la population est pass\u00e9 de 55% \u00e0 70%, et nous avons divis\u00e9 le taux de ch\u00f4mage par trois. Nous avons descendu la dette publique de 85% \u00e0 71%. Et pendant ce temps, les revenus augmentent de mani\u00e8re constante, le salaire minimum a plus que doubl\u00e9. Vous me direz que ce ne sont que des chiffres, et que le bonheur de l\u2019homme ne d\u00e9pend pas du sens des courbes des graphiques. C\u2019est vrai, mais il n\u2019est absolument pas indiff\u00e9rent pour les gens de savoir qu\u2019ils peuvent organiser leur vie dans le cadre d\u2019un environnement \u00e9conomique ordonn\u00e9 et pr\u00e9visible. Je crois fermement que la confiance, la r\u00e9silience, la volont\u00e9, et m\u00eame le succ\u00e8s personnel d\u2019un individu est fortement d\u00e9termin\u00e9 par la mani\u00e8re dont il consid\u00e8re sa vie, celle de ses enfants et les perspectives de son pays. Ce que je vois aujourd\u2019hui, c\u2019est que les Hongrois travaillent beaucoup, \u00e9chafaudent des plans, embellissent leurs foyers, construisent des maisons, envoient leurs enfants \u00e0 l\u2019\u00e9cole et les encouragent \u00e0 bien y travailler, afin qu\u2019ils aient quelque chose \u00e0 transmettre \u00e0 leurs enfants et \u00e0 leurs petits-enfants. Qu\u2019est-ce donc, sinon une trajectoire ascendante\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Je constate que sur la base de dix ann\u00e9es de travail commun, les Hongrois croient de nouveau en leur avenir. La foi en l\u2019avenir est un pr\u00e9cieux tr\u00e9sor, qu\u2019il ne faut pas dilapider. Nous devons donc parler clair sur ce que notre nation peut attendre de cet avenir, \u00e0 quoi elle devra faire face, \u00e0 quelles confrontations elle devra s\u2019attendre, et dans quelle mesure elle est pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 entrer en concurrence avec le monde. La population hongroise, l\u2019Etat hongrois, la nation hongroise sont-elles capables de survivre, de subsister, sont-elles capables de sortir victorieuses des \u00e9preuves de force qui les attendent\u00a0? La question est s\u00e9rieuse, elle est grave, et appelle une r\u00e9ponse honn\u00eate. Ma r\u00e9ponse est la suivante\u00a0: en pr\u00e8s de dix ans, notre nation s\u2019est redress\u00e9e. Elle a fait passer le pays d\u2019une trajectoire d\u00e9clinante \u00e0 une trajectoire ascendante. Elle a repris en main le contr\u00f4le de son destin, et c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 cela, uniquement gr\u00e2ce \u00e0 cela qu\u2019elle dispose de toutes les chances de sortir victorieuse des confrontations qui l\u2019attendent. Ma r\u00e9ponse en bref\u00a0: nous gagnerons. Nous gagnerons, encore et toujours\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Pour nous, la victoire ne signifie pas la victoire de notre parti. Ce qui signifie pour nous la victoire, c\u2019est celle de notre pays. Je fais partie de ceux qui sont intimement convaincus que tout enfant hongrois vivra mieux que ses parents, et je crois aussi que la plupart d\u2019entre eux saisiront cette opportunit\u00e9. Nous sommes une communaut\u00e9 qui a toujours voulu que la vie de tout un chacun compte, et que chacun puisse avoir sa place dans l\u2019avenir de la Hongrie. Notre communaut\u00e9 est fond\u00e9e sur la nation. Nous ne faisons pas de la politique pour servir des id\u00e9es \u00e0 la mode, mais pour pr\u00e9server la communaut\u00e9 des Hongrois.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Voil\u00e0 treize ans que je dirige le gouvernement, mais chaque fois que nous prenons une d\u00e9cision, je m\u2019\u00e9tonne toujours de voir \u00e0 quel point il est t\u00e9m\u00e9raire d\u2019embrasser d\u2019un seul regard la vie de dix millions d\u2019hommes et de femmes. La Hongrie compte dix millions d\u2019habitants, quinze m\u00eame si l\u2019on consid\u00e8re ceux dispers\u00e9s au-del\u00e0 de nos fronti\u00e8res, que nous ne devons cesser de r\u00e9unir par nos d\u00e9cisions. Cela n\u2019est possible que si chacun re\u00e7oit ce dont il a besoin, et au moins cela. Ceux des Hongrois qui r\u00e9ussissent bien ont seulement besoin d\u2019\u00eatre assur\u00e9s que leur ardeur au travail et leur esprit d\u2019entreprise ne soient pas entrav\u00e9s par des obstacles inutiles, par un syst\u00e8me fiscal stupide et qu\u2019ils ne se perdent pas dans les m\u00e9andres de l\u2019administration. Nous le leur offrons de bon c\u0153ur, et attendons simplement en retour qu\u2019ils respectent les lois, qu\u2019ils paient leurs imp\u00f4ts, qu\u2019ils donnent du travail au plus grand nombre possible d\u2019hommes et de femmes et qu\u2019ils ne cherchent pas \u00e0 influencer la politique du gouvernement. Nous avons d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 des arguments convaincants sur ce dernier point. Nos chefs d\u2019entreprise qui r\u00e9ussissent ont encore devant eux une t\u00e2che historique\u00a0: ce sont eux qui doivent r\u00e9aliser \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du territoire de la Hongrie les investissements dont le rapatriement des b\u00e9n\u00e9fices permettra de compenser la masse des b\u00e9n\u00e9fices qui sortent du pays. C\u2019est une v\u00e9ritable mission nationale, une mission gigantesque, qui nous prendra bien dix ans. Que demandent les Hongrois moyens, ceux qui forment la colonne vert\u00e9brale de notre pays, la grande majorit\u00e9 de ceux qui ne sont ni pauvres, ni particuli\u00e8rement ais\u00e9s\u00a0? Ils demandent d\u2019avoir du travail, un travail qui ait du sens, de vivre en s\u00e9curit\u00e9, de voir leur travail reconnu et de recevoir le respect qui leur est d\u00fb, de disposer d\u2019un foyer s\u00fbr en \u00e9change d\u2019un travail honn\u00eate, de vivre une vie honorable et d\u2019assurer un avenir \u00e0 leurs enfants. Tout cela, nous l\u2019avons atteint, avec 800.000 emplois nouveaux, un salaire minimum doubl\u00e9, les avantages fiscaux li\u00e9s aux enfants, les repas et les livres scolaires gratuits, le cong\u00e9 parental exceptionnel, la baisse des tarifs de l\u2019\u00e9nergie, des retraites stables. Nous avons donc d\u00e9j\u00e0 mis un certain nombre de choses sur la table en leur faveur. Mais ouvrir la porte d\u2019une vie digne et assum\u00e9e, celle d\u2019une trajectoire ascendante \u00e0 ceux de nos compatriotes qui luttent contre la pauvret\u00e9 est une t\u00e2che bien plus dure. Ne nous voilons pas la face, il s\u2019agit encore h\u00e9las de plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes, dont personne ne s\u2019est occup\u00e9 hormis nous. C\u2019est la honte historique de la gauche hongroise de ne leur avoir donn\u00e9, pendant ses douze ann\u00e9es au pouvoir, que des aum\u00f4nes, de les avoir fait \u00ab\u00a0tenir tranquilles\u00a0\u00bb par des aides et d\u2019avoir accept\u00e9 la d\u00e9linquance de survie comme une forme d\u2019existence. En d\u2019autres termes, de ne pas les avoir trait\u00e9s en \u00eatres humains. Je suis fier, quant \u00e0 moi, d\u2019avoir engag\u00e9 la lutte contre la pauvret\u00e9. Nous avons comprim\u00e9 la d\u00e9linquance rampante. Nous avons donn\u00e9 \u00e0 chacun ses chances pour une vie honn\u00eate et respectueuse des lois. Nous avons soutenu m\u00eame au-del\u00e0 des forces du pays ceux qui vivaient pour leurs enfants, mais nous n\u2019avons pas eu la m\u00eame compassion pour ceux qui ne voulaient pas vivre pour leurs enfants, mais de leurs enfants. J\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 convaincu que si nous leur proposons un deal honn\u00eate, \u00e0 savoir un travail rapportant davantage que les aides sociales, ils vont nous r\u00e9pondre\u00a0: \u00ab\u00a0Tope l\u00e0\u00a0!\u00a0\u00bb C\u2019est pourquoi nous avons jou\u00e9 notre carte la plus forte\u00a0: le travail contre la pauvret\u00e9. Nous avons tenu bon, nous sommes rest\u00e9s coh\u00e9rents avec nous-m\u00eames. Nous n\u2019avons pas \u00e9cout\u00e9 les hocheurs de t\u00eate. Et nous avons bien fait. Il nous reste encore bien s\u00fbr beaucoup \u00e0 faire, mais le changement est d\u00e9j\u00e0 frappant. Comme vous le savez, nous ne sommes pas les enfants ch\u00e9ris de l\u2019Union, mais celle-ci a pourtant \u00e9crit dans un rapport que depuis 2010 plus d\u2019un million de personnes sont sorties de la pauvret\u00e9 en Hongrie et que la proportion de ceux qui vivaient avec de graves soucis mat\u00e9riels \u00e9tait pass\u00e9e de 23% en 2010 \u00e0 10% en 2017. La situation s\u2019est am\u00e9lior\u00e9e, mais quoi qu\u2019il en soit elle reste pour moi inacceptable. A l\u2019\u00e2ge de trente ans d\u00e9j\u00e0, je ne croyais pas qu\u2019il \u00e9tait impossible d\u2019\u00e9liminer la pauvret\u00e9 en Hongrie. Et aujourd\u2019hui non plus, je ne suis pas dispos\u00e9 \u00e0 y renoncer. Pas \u00e0 pas, ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, avec pers\u00e9v\u00e9rance, nous avan\u00e7ons, et oui, nous \u00e9liminerons la pauvret\u00e9 en Hongrie. Tout le monde aura du travail. Tout le monde aura un foyer. Chaque enfant aura une cr\u00e8che, une \u00e9cole maternelle, une \u00e9cole, des repas et des livres scolaires. Les jeunes seront soutenus, et chacun b\u00e9n\u00e9ficiera aussi d\u2019un \u00e2ge avanc\u00e9 honorable. La Hongrie est le lieu o\u00f9 tout le monde sera heureux d\u2019\u00eatre Hongrois.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Nous n\u2019avons pas l\u2019habitude de parler ici de l\u2019opposition hongroise. Parce que nous ne pourrions rien dire de plus grave que le fait que l\u2019opposition hongroise est le rassemblement de politiciens pro-migration, que George Soros et les bureaucrates europ\u00e9ens tiennent sous assistance respiratoire. Si nous l\u2019\u00e9voquons malgr\u00e9 tout aujourd\u2019hui, c\u2019est en raison des exp\u00e9riences douloureuses de l\u2019histoire hongroise. La coalition entre les socialistes et l\u2019extr\u00eame-droite a pu devenir une r\u00e9alit\u00e9 en Hongrie. Ce qui nous vient \u00e0 l\u2019esprit en premier, c\u2019est que c\u2019est la pornographie politique incarn\u00e9e. Le d\u00e9fil\u00e9 commun des chemises rouges et des chemises brunes. L\u2019on pense \u00e0 la vieille histoire militaire\u00a0: \u00ab\u00a0Mon commandant, les soldats approchent\u00a0!\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Amis ou ennemis\u00a0?\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Ce doivent \u00eatre des amis, puisqu\u2019ils arrivent ensemble.\u00a0\u00bb En effet, ils viennent ensemble, et peuvent m\u00eame \u00eatre amis les uns des autres, mais nous, ils nous ont toujours consid\u00e9r\u00e9s comme leurs ennemis. C\u2019est une poign\u00e9e de mains. La poign\u00e9e de mains entre les communistes responsables des exactions contre des centaines de milliers de familles hongroises et la tradition nazie responsable de l\u2019an\u00e9antissement de centaines de milliers de nos compatriotes juifs. Avec cette histoire derri\u00e8re nous, nous devons entendre que le comptage des d\u00e9put\u00e9s d\u2019origine juive ne rel\u00e8ve pas de l\u2019antis\u00e9mitisme. Et un tel individu aspire m\u00eame \u00e0 devenir maire de Budapest, au lieu de dispara\u00eetre discr\u00e8tement dans les buissons. Nous ne pouvons dire qu\u2019une chose\u00a0: la honte. Et c\u2019est aussi la honte de toute l\u2019Europe que la gauche internationale soutienne tout cela, et qu\u2019elle nous envoie m\u00eame son dirigeant pour qu\u2019il donne sa b\u00e9n\u00e9diction \u00e0 cette aberration politique. Il serait pourtant pr\u00e9f\u00e9rable que Monsieur Timmermans se demande comment le mariage de la gauche et de l\u2019extr\u00eame droite peut faire cause commune avec les valeurs europ\u00e9ennes, et qu\u2019il reste chez lui pour faire le bonheur des pauvres Hollandais. Nous sommes aid\u00e9s par le fait que les responsables politiques de l\u2019alliance socialistes-nazis ont plut\u00f4t l\u2019air de com\u00e9diens que de dirigeants politiques. Prendre d\u2019assaut une porte ferm\u00e9e, se jeter \u00e0 terre sur le ventre mains sur la nuque, jouer les hommes-araign\u00e9e sur la rambarde de l\u2019escalier du si\u00e8ge de la t\u00e9l\u00e9vision, tout cela ressemble davantage \u00e0 une d\u00e9monstration de motivation d\u2019acteurs d\u00e9butants. Je m\u2019excuse aupr\u00e8s de S\u00e1ndor F\u00e1bry4, mais c\u2019\u00e9tait mieux que le Cabaret de la Saint-Sylvestre. Et si nous y ajoutons qu\u2019ils ont \u00e9galement fait usage de violence \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale, en faisant du tapage et en nous poussant leurs cam\u00e9ras sous le nez, nous pouvons affirmer de nos d\u00e9put\u00e9s d\u2019opposition qu\u2019ils sont des gentlemen jusqu\u2019\u00e0 la plante des pieds. Mais de l\u00e0 \u00e0 remonter, c\u2019est une autre histoire\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9conomie hongroise est aujourd\u2019hui en train de changer de dimension. A c\u00f4t\u00e9 de la production industrielle traditionnelle, la part de l\u2019industrie \u00e0 haute valeur ajout\u00e9e, fond\u00e9e sur la recherche, est en croissance. Il est illusoire, \u00e0 mes yeux, de penser qu\u2019il n\u2019y aura \u00e0 l\u2019avenir que des travailleurs de laboratoire en blouse blanche. Le travail physique existera toujours, et les ouvriers en combinaison, habitu\u00e9s au cambouis, ne dispara\u00eetront pas. Nous aurons toujours besoin de leur travail, et nous ferons bien de leur donner tout le respect qu\u2019ils m\u00e9ritent. Mais il est vrai aussi qu\u2019il faut faire appara\u00eetre, \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s, les branches industrielles bas\u00e9es sur les technologies num\u00e9riques et robotis\u00e9es et sur la recherche et d\u00e9veloppement. C\u2019est cela, le changement de dimension de notre industrie. Le salaire mensuel moyen dans les grands investissements de l\u2019ann\u00e9e 2018 \u00e9tait de 425.000 forints [environ 1.330 euros, NdT], contre 304.000 [950 euros] pour l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Cette hausse de 40% montre que des emplois d\u2019un type nouveau voient le jour en Hongrie.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Le niveau d\u2019une \u00e9conomie, et celui de l\u2019\u00e9conomie hongroise aussi, se mesure \u00e0 l\u2019aune de l\u2019accueil de ses produits sur le march\u00e9 mondial. Par notre population, nous sommes le 88\u00e8me pays du monde. Mais nous sommes le 34\u00e8me par le volume de nos exportations. Cette fiert\u00e9 nationale dispose d\u2019une base \u00e9conomique, puisque la performance de nos ing\u00e9nieurs et de nos ouvriers nous fait progresser de 54 places. Nous pouvons ajouter que nous sommes 20\u00e8me en mati\u00e8re d\u2019exportation d\u2019automobiles, 19\u00e8me pour les produits pharmaceutiques, et 15\u00e8me pour les diff\u00e9rentes vari\u00e9t\u00e9s de c\u00e9r\u00e9ales, en d\u00e9pit de notre population de 10 millions d\u2019habitants. Il est bon que les gens sachent o\u00f9 ils se situent. C\u2019est valable \u00e0 la fois vers le bas et vers le haut, et c\u2019est avec cela pr\u00e9sent \u00e0 l\u2019esprit que nous devons viser la place de la Hongrie dans le monde. Je sais que tout le monde s\u2019attend \u00e0 ce que l\u2019\u00e9conomie mondiale ralentisse. Nous avons nos r\u00e9ponses \u00e0 ce sc\u00e9nario. Nous ne l\u00e2chons pas notre fil directeur, et nous ne renon\u00e7ons pas \u00e0 notre intention de faire cro\u00eetre chaque ann\u00e9e l\u2019\u00e9conomie hongroise d\u2019au moins 2% de plus que la moyenne de l\u2019Union europ\u00e9enne. Si les autres ralentissent, nous les d\u00e9passerons dans le virage. Je suis convaincu que nos meilleurs r\u00e9sultats sont encore devant nous. Nous commen\u00e7ons \u00e0 peine \u00e0 nous y mettre. Le meilleur reste \u00e0 venir. Croyez-moi, il n\u2019y a l\u00e0 aucune exag\u00e9ration. Les faits \u00e9conomiques montrent que la Hongrie est le pays des citoyens reconnus, m\u00e9ritants et capables de r\u00e9sultats d\u2019excellence.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Dans le courant de cette semaine, la chanceli\u00e8re d\u2019Allemagne et quatre chefs de gouvernement d\u2019Europe centrale ont f\u00eat\u00e9 ensemble le trenti\u00e8me anniversaire de la fin du communisme et de l\u2019Union sovi\u00e9tique. En regardant autour de moi, j\u2019en vois beaucoup qui ne connaissent que de nom l\u2019Internationale, que l\u2019on nous faisait chanter \u00e0 la fin de chaque f\u00eate. Je cite \u00e0 leur intention\u00a0: \u00ab\u00a0Et le monde de demain sera international\u00a0!\u00a0\u00bb. Nous pensions, il y a trente ans, avoir jet\u00e9 \u00e0 la poubelle de l\u2019histoire le d\u00e9lire communiste, qui annon\u00e7ait la fin des nations et la supranationalit\u00e9. Nous nous sommes apparemment tromp\u00e9s. Le slogan est aujourd\u2019hui le m\u00eame\u00a0: le monde de demain sera international\u00a0! L\u2019on nous annonce de nouveau un monde sans nations, des soci\u00e9t\u00e9s ouvertes, et l\u2019on \u00e9chafaude un gouvernement mondial supranational. Et voil\u00e0 que sont de retour ceux qui veulent effacer nos traditions et inonder nos pays de cultures \u00e9trang\u00e8res. Trente ans apr\u00e8s les transitions d\u00e9mocratiques, \u00e0 la veille d\u2019\u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales europ\u00e9ennes, l\u2019Europe en est arriv\u00e9e au point o\u00f9 nous devons \u00e0 nouveau nous dresser pour la d\u00e9fense de notre magyarit\u00e9, de nos racines chr\u00e9tiennes, de nos familles, de nos communaut\u00e9s, et aussi de notre libert\u00e9. Nous aurions bien besoin d\u2019un peu de tranquillit\u00e9, mais\u00a0<em>l\u2019Internationale<\/em>\u00a0nous apprend aussi que ses partisans ne seront jamais tranquilles, parce que \u2013 je les cite \u2013 \u00ab\u00a0ce sera la lutte finale\u00a0\u00bb. Aujourd\u2019hui aussi, on les dirige de l\u2019ext\u00e9rieur. La forteresse du nouvel internationalisme est \u00e0 Bruxelles, et son instrument est la migration.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Les tiroirs de Bruxelles regorgent de projets, et ils en sortiront si l\u2019occasion se pr\u00e9sente. Bruxelles y est pr\u00eat, ainsi que le plan de travail en sept points sur la base duquel ses technocrates souhaitent, apr\u00e8s les \u00e9lections europ\u00e9ennes, transformer l\u2019Europe tout enti\u00e8re en un continent d\u2019immigration. En premier lieu, ils ne tiennent pas en place et veulent \u00e0 nouveau r\u00e9partir les migrants sur la base de quotas obligatoires. La proposition relative au fonds europ\u00e9en de relocalisation est pr\u00eate aussi. Ils veulent affaiblir le droit des Etats-membres \u00e0 la protection de leurs fronti\u00e8res. Bruxelles nous siphonne r\u00e9guli\u00e8rement des comp\u00e9tences, mais ne sait pas quoi en faire. George Soros l\u2019a annonc\u00e9 clairement\u00a0: son objectif est la protection des migrants, et les obstacles sont repr\u00e9sent\u00e9s par les fronti\u00e8res nationales. L\u2019introduction du visa migratoire est \u00e9galement \u00e0 l\u2019ordre du jour, le Parlement europ\u00e9en l\u2019a d\u00e9j\u00e0 vot\u00e9. C\u2019est une invitation adress\u00e9e \u00e0 plusieurs millions de migrants. Rien qu\u2019en Turquie, plus de 4 millions de migrants attendent l\u2019ouverture de la route en direction de l\u2019Europe. Le Parlement europ\u00e9en a aussi d\u00e9j\u00e0 vot\u00e9 l\u2019augmentation des subventions aux groupes des activistes politiques et aux organismes qui facilitent la migration. Et ils offrent en plus des cartes bancaires d\u00fbment approvisionn\u00e9es en fonds. Ils lancent des programmes exp\u00e9rimentaux de migration avec des pays africains, comme l\u2019a dit le pr\u00e9sident de la Commission\u00a0: \u00ab\u00a0il faut cr\u00e9er la possibilit\u00e9 d\u2019une migration l\u00e9gale vers l\u2019Union\u00a0\u00bb. Et enfin, pour casser l\u2019opposition et faire chanter les pays r\u00e9calcitrants, ils souhaitent mettre en place des p\u00e9nalit\u00e9s financi\u00e8res contre les d\u00e9sob\u00e9issants. Vous voyez, Mesdames et Messieurs, que les enjeux des \u00e9lections europ\u00e9ennes sont lourds. Il n\u2019y a qu\u2019en Hongrie que les citoyens de l\u2019Europe ont pu, jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, exprimer leur opinion sur la migration. Maintenant, toute l\u2019Europe a l\u2019occasion de le faire. Nous pouvons d\u00e9battre jusqu\u2019\u00e0 plus soif des diff\u00e9rentes formes possibles de d\u00e9mocratie \u2013 lib\u00e9rale, illib\u00e9rale, chr\u00e9tienne \u2013 mais ce qui est s\u00fbr, c\u2019est que l\u2019on ne peut pas faire fi du\u00a0<em>demos<\/em>, du peuple, dans l\u2019image de la d\u00e9mocratie.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>La migration accro\u00eet la criminalit\u00e9, surtout \u00e0 l\u2019encontre des femmes, et introduit chez nous le virus du terrorisme. Mais nous ne devons pas nous laisser envahir par la peur. Il faut la d\u00e9passer. Nous devons comprendre que les peuples d\u2019Europe sont arriv\u00e9s \u00e0 la crois\u00e9e historique des chemins. Ceux qui prennent position en faveur de l\u2019immigration, quelles qu\u2019en soient les raisons, cr\u00e9ent en fait un pays \u00e0 la population m\u00e9lang\u00e9e. Les traditions historiques de ces pays disparaissent, et un nouveau monde y voit le jour. Un monde christiano-musulman voit le jour dans les pays d\u2019immigration, avec une proportion de chr\u00e9tiens en baisse constante. Il y en a qui n\u2019y voient rien de mal, et d\u2019autres qui n\u00e9gligent le ph\u00e9nom\u00e8ne parce qu\u2019ils pensent qu\u2019il sera lent. Ils se trompent, et ils seront surpris. La population immigr\u00e9e de 10% passera d\u2019abord \u00e0 15-20%. Et apr\u00e8s, tout s\u2019acc\u00e9l\u00e8re, et il n\u2019y aura plus besoin d\u2019imagination, seulement de math\u00e9matique \u00e9l\u00e9mentaire. Ma g\u00e9n\u00e9ration verra encore la rapide transformation des anciens grands pays chr\u00e9tiens. Cela nous fait mal, mais nous ne pouvons rien faire. Ceux qui sont mont\u00e9s une fois dans ce rapide continueront leur route jusqu\u2019au terminus. Et il n\u2019y a pas de billet-retour. Nous autres, en Europe centrale, nous disposons encore de notre avenir. Notre avenir propre, qui n\u2019est que la continuation de la vie de nos parents et de nos grands-parents, la pr\u00e9servation de nos traditions mill\u00e9naires, la d\u00e9fense de notre \u00e9conomie, de nos familles et de notre culture chr\u00e9tienne. L\u2019avenir peut aussi \u00eatre celui-l\u00e0. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, ce pourra \u00eatre l\u2019avenir de la Hongrie.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Nous avons per\u00e7u, \u00e0 travers le tamis, quelle est la situation. Nous connaissons les m\u00e9comptes des pays \u00e0 population m\u00e9lang\u00e9e. Il ne nous reste plus qu\u2019\u00e0 agir. Nous devons dire non aux financiers qui se prennent pour des demi-dieux, aux bureaucrates de Bruxelles qui servent leurs int\u00e9r\u00eats et aux faux civils engraiss\u00e9s sur leurs fonds et qui souhaitent nous dire avec qui nous devons vivre, comment nous devons parler et comment nous devons \u00e9lever nos enfants. Ils ne doivent pas percer notre d\u00e9fense, ils ne doivent m\u00eame pas y trouver de faille. Une gouvernance instable est dangereuse en des temps instables. C\u2019est pourquoi \u2013 rien n\u2019y fait \u2013 notre d\u00e9termination doit rester solide en mati\u00e8re de migration. Les financiers dont j\u2019ai parl\u00e9 pensent que parce qu\u2019ils connaissent des succ\u00e8s ils ont le droit de diriger le monde. Il est en revanche bon de savoir que leurs succ\u00e8s sont r\u00e9colt\u00e9s sur le dos des gens. Nous ne connaissons aucun pays que les sp\u00e9culateurs auraient rendu grand et fort, mais nous en connaissons plusieurs qu\u2019ils ont pr\u00e9cipit\u00e9s dans la pauvret\u00e9 et la mis\u00e8re. La gauche europ\u00e9enne a tir\u00e9 au lendemain de la guerre la conclusion erron\u00e9e qu\u2019il fallait effacer le national du national-socialisme qui avait mis notre continent \u00e0 feu et \u00e0 sang, et qu\u2019il ne fallait en conserver que le socialisme. C\u2019est ainsi que la gauche europ\u00e9enne est devenue aujourd\u2019hui la championne des sp\u00e9culateurs, de la citoyennet\u00e9 mondiale, du gouvernement mondial et, maintenant, de la migration mondiale, le fossoyeur des nations, de la famille et du mode de vie chr\u00e9tien. La confrontation est devenue ouverte depuis que George Soros a plac\u00e9 \u00e0 la t\u00eate des arm\u00e9es pro-migration un socialiste du nom de Timmermans. C\u2019est lui qui conduit la liste des responsables politiques pro-migration. C\u2019est bien de cela, Mesdames et Messieurs, qu\u2019il s\u2019agit dans les \u00e9lections europ\u00e9ennes, c\u2019est \u00e0 cela que se pr\u00e9pare Bruxelles. Quant \u00e0 nous, nous nous pr\u00e9parons \u00e0 arr\u00eater la majorit\u00e9 pro-migration. Nous voulons un Parlement europ\u00e9en qui respecte les d\u00e9cisions des Etats et des peuples quant \u00e0 leur avenir et qui accepte qu\u2019en Europe centrale nous souhaitions choisir notre propre voie.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Nous vivons une \u00e9poque o\u00f9 en Europe il na\u00eet de moins en moins d\u2019enfants. Les Occidentaux y r\u00e9pondent par la migration. Que ceux qui manquent entrent, et les chiffres seront en ordre. Les Hongrois le pensent autrement. Ce n\u2019est pas de chiffres dont nous avons besoin, mais d\u2019enfants hongrois. Pour nous, accepter la migration \u00e9quivaut \u00e0 d\u00e9poser les armes. Si nous nous satisfaisons de ne pas pouvoir assurer notre survie, m\u00eame biologiquement, nous reconnaissons que ne nous ne comptons pas, m\u00eame pour nous-m\u00eames. Et dans ce cas, pourquoi devrions-nous compter pour le monde\u00a0? Le sort des peuples qui pensent ainsi est l\u2019\u00e9miettement lent, mais s\u00fbr, jusqu\u2019\u00e0 ne plus \u00eatre qu\u2019un nuage de poussi\u00e8re sur la grande route des peuples. Et il n\u2019est pas \u00e9crit dans le Grand Livre de l\u2019humanit\u00e9 que les Hongrois doivent exister dans le monde. Ce n\u2019est que dans notre c\u0153ur que c\u2019est \u00e9crit, mais cela laisse le monde froid. Le Ciel ne peut aider que ceux qui s\u2019aident eux-m\u00eames. Nous pouvons d\u00e9battre \u00e0 l\u2019infini sur le point de savoir si c\u2019est parce que les hommes et les femmes ont chang\u00e9 qu\u2019il y a moins d\u2019enfants, ou bien si ce sont les circonstances qui les retiennent. Ce d\u00e9bat ne peut \u00eatre tranch\u00e9, et il est m\u00eame st\u00e9rile. C\u2019est pourquoi le gouvernement, au lieu de philosopher, a d\u00fb prendre des d\u00e9cisions. Nous avons d\u2019abord cr\u00e9\u00e9 l\u2019unit\u00e9 nationale autour du th\u00e8me de la famille\u00a0: 1.350.000 personnes ont pris part \u00e0 la consultation nationale, et d\u2019apr\u00e8s les sondages 80% de la population soutient la politique familiale du gouvernement. Dans notre m\u00e9tier, il est aussi rare que le mouton \u00e0 cinq pattes de trouver un appui aussi solide. Les Hongrois veulent que nous poursuivions ce que nous avons commenc\u00e9. En neuf ans, nous avons doubl\u00e9 les aides aux familles, qui sont, en proportion, les plus \u00e9lev\u00e9es d\u2019Europe.<\/p>\n<p>Je vais maintenant vous annoncer un programme d\u2019aide aux familles en sept points. Le gouvernement a pris sept mesures, mais ce n\u2019est pas une liste ferm\u00e9e, car la vie ne s\u2019arr\u00eate pas. Les voici\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li>Nous introduisons une aide \u00e0 la naissance pour les jeunes mari\u00e9s. Toute femme \u00e2g\u00e9e de moins de 40 ans qui conclut son premier mariage pourra recevoir un pr\u00eat \u00e0 taux bonifi\u00e9 de 10 millions de forints [31.000 euros, NdT] pour le d\u00e9marrage de sa vie en couple. L\u2019amortissement du pr\u00eat est suspendu pour trois ans d\u00e8s la naissance du premier enfant, puis de nouveau pour trois ann\u00e9es suppl\u00e9mentaires \u00e0 la naissance du second enfant, avec effacement d\u2019un tiers du capital. Le capital restant d\u00fb est enti\u00e8rement effac\u00e9 \u00e0 la naissance du troisi\u00e8me enfant.<\/li>\n<li>Nous \u00e9largissons l\u2019acc\u00e8s au pr\u00eat \u00e0 taux bonifi\u00e9 \u00e0 l\u2019acquisition d\u2019un logement dit \u00ab\u00a0CSOK\u00a0\u00bb. Les familles d\u2019au moins deux enfants pourront \u00e9galement utiliser le pr\u00eat pour l\u2019acquisition d\u2019un logement ancien. Que ceux qui habitent la campagne attendent encore un peu, parce que j\u2019aurai l\u2019occasion d\u2019annoncer dans quelques semaines une aide sp\u00e9ciale, taill\u00e9e sur mesure pour eux. Tout cela signifie qu\u2019aujourd\u2019hui un jeune couple s\u2019engageant \u00e0 avoir deux enfants b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une aide au d\u00e9marrage de sa vie commune et \u00e0 l\u2019acquisition d\u2019un logement de 22 millions de forints [69.000 euros], chiffre qui passe \u00e0 35 millions [110.000 euros] pour les couples s\u2019engageant \u00e0 avoir trois enfants.<\/li>\n<li>Jusqu\u2019\u00e0 maintenant, \u00e0 partir du troisi\u00e8me enfant et pour chacun des suivants, nous prenions \u00e0 notre charge 1 million de forints [3.100 euros] sur le pr\u00eat hypoth\u00e9caire des familles nombreuses. A pr\u00e9sent, nous \u00e9tendons cette mesure\u00a0: 1 million de forints d\u00e8s la naissance du second enfant, 4 millions de forints [12.500 euros] \u00e0 la naissance du troisi\u00e8me et de nouveau 1 million \u00e0 la naissance de chacun des suivants.<\/li>\n<li>Les femmes ayant donn\u00e9 naissance et \u00e9lev\u00e9 au moins quatre enfants seront exon\u00e9r\u00e9es d\u2019imp\u00f4t sur le revenu jusqu\u2019\u00e0 la fin de leur vie.<\/li>\n<li>Nous lan\u00e7ons le programme d\u2019acquisition d\u2019automobiles par les familles nombreuses. Pour les familles \u00e9levant au moins trois enfants, nous offrons une contribution non remboursable de 2,5 millions de forints [7.800 euros] pour l\u2019acquisition d\u2019une voiture neuve d\u2019au moins sept places.<\/li>\n<li>Nous mettons en place le service de cr\u00e8ches g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9. Afin de disposer de suffisamment de cr\u00e8ches, il nous faudra cr\u00e9er 21.000 places nouvelles sur trois ans. D\u2019ici \u00e0 la fin de cette ann\u00e9e, nous en aurons cr\u00e9\u00e9 10.000, puis 5.000 en 2020 et 6.000 en 2021. Cela signifie qu\u2019en 2022 tout parent qui le souhaitera pourra d\u00e9poser son enfant \u00e0 la cr\u00e8che.<\/li>\n<li>Et enfin, nous introduisons le cong\u00e9 grand-parental. Si les parents le souhaitent, les grands-parents pourront rester en cong\u00e9 \u00e0 leur place.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Et bien que cela ne fasse pas partie du soutien aux naissances, je vous annonce que trente ans apr\u00e8s la transition d\u00e9mocratique, nous avons r\u00e9ussi une perc\u00e9e dans le domaine de l\u2019apprentissage des langues \u00e9trang\u00e8res par les jeunes. Le gouvernement a d\u00e9cid\u00e9 de moderniser l\u2019enseignement des langues au coll\u00e8ge, pour faire en sorte que tout \u00e9l\u00e8ve terminant sa Troisi\u00e8me et sa Premi\u00e8re pourra participer chaque \u00e9t\u00e9 \u00e0 deux semaines, donc \u00e0 deux fois deux semaines en tout, de stage de langue aux frais de l\u2019Etat. Nous g\u00e9missons suffisamment d\u2019\u00eatre enferm\u00e9s dans notre langue. Le temps est venu de cesser de g\u00e9mir et de passer \u00e0 l\u2019action. Cela supposera une organisation tr\u00e8s soign\u00e9e, pour qu\u2019il ne s\u2019agisse pas de vacances, mais d\u2019une v\u00e9ritable activit\u00e9 d\u2019enseignement. J\u2019esp\u00e8re que nos sp\u00e9cialistes y arriveront. Et je vous annonce \u00e9galement que le gouvernement a d\u00e9cid\u00e9 de consacrer 700 milliards de forints [2,2 milliards d\u2019euros] aux investissements dans le domaine de la sant\u00e9, y compris le nouveau complexe hospitalier \u00e0 construire \u00e0 Budapest. Si nous y ajoutons l\u2019augmentation de 70% du salaire des infirmi\u00e8res sur les trois derni\u00e8res ann\u00e9es, nous voyons que les choses bougent dans ce domaine aussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Voil\u00e0 o\u00f9 nous en sommes en f\u00e9vrier 2019. En r\u00e9sum\u00e9, je peux vous dire en prenant cong\u00e9 que j\u2019invite chacun \u00e0 participer \u00e0 la d\u00e9fense et \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9vation de notre pays. Nos policiers et nos soldats contr\u00f4lent la fronti\u00e8re d\u2019une main ferme. Nos officiers construisent avec ardeur la nouvelle arm\u00e9e hongroise. Nos d\u00e9put\u00e9s europ\u00e9ens tiennent le front \u00e0 Bruxelles. Sur 10 millions de Hongrois, pr\u00e8s de 5 millions sont au travail. Nos jeunes sont plus intelligents et plus dou\u00e9s que nous ne l\u2019\u00e9tions, et s\u2019ils le veulent, ils nous \u00e9galeront aussi en termes d\u2019endurance au travail. Nos voisins nous respectent, et s\u2019associent volontiers avec nous. Les cent ans d\u2019isolement hongrois ont pris fin. Il ne nous manque plus qu\u2019un peu de bonne humeur et un brin d\u2019humour, mais l\u00e0 l\u2019opposition s\u2019en chargera.<\/p>\n<p>Le vrai grand voyage est encore devant nous. Et les plus grandes victoires nous attendent encore. Au diable la pudibonderie\u00a0: affirmons ouvertement que l\u2019alignement des \u00e9toiles est favorable, et que nous ressentons tous les jours \u2013 m\u00eame si nous n\u2019en sommes pas dignes \u2013 que la b\u00e9n\u00e9diction de la Providence est avec nous. La Hongrie avant tout, et le Bon Dieu au-dessus de nous tous\u00a0! Vive la Hongrie, vivent les Hongrois\u00a0!<\/p>\n<hr \/>\n<div>\n<p><em>Traduction fournie par l\u2019office du Premier ministre.<\/em><\/p>\n<p>1\u00a0M. P\u00e1l Schmitt, ancien pr\u00e9sident de la R\u00e9publique (2010-2012)<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>2\u00a0M. P\u00e9ter Boross, ancien premier ministre (1993-1994)<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>3\u00a0Proverbe hongrois<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>4\u00a0C\u00e9l\u00e8bre humoriste hongrois<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Discours de M. Viktor Orb\u00e1n, premier ministre de Hongrie, sur l\u2019\u00e9tat de la Nation Budapest, le 10 f\u00e9vrier 2019 Monsieur le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique1, Monsieur le Premier ministre2, Monsieur le Pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, Monsieur le Maire de Budapest, Mesdames et Messieurs, Je me r\u00e9jouis de me retrouver en votre compagnie. 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