{"id":5099,"date":"2018-03-19T18:02:20","date_gmt":"2018-03-19T18:02:20","guid":{"rendered":"https:\/\/visegradpost.com\/?p=5099"},"modified":"2025-06-10T18:05:49","modified_gmt":"2025-06-10T17:05:49","slug":"discours-solennel-de-viktor-orban-a-loccasion-du-170e-anniversaire-de-la-revolution-hongroise-de-1848-discours-complet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/2018\/03\/19\/discours-solennel-de-viktor-orban-a-loccasion-du-170e-anniversaire-de-la-revolution-hongroise-de-1848-discours-complet\/","title":{"rendered":"Discours solennel de Viktor Orb\u00e1n \u00e0 l\u2019occasion du 170e anniversaire de la r\u00e9volution hongroise de 1848 \u2013 DISCOURS COMPLET"},"content":{"rendered":"<p>Hongrie, Budapest \u2013 Le 15 mars 2018, la Hongrie a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 le 170e anniversaire de la r\u00e9volution de 1848. Mais \u00e0 trois semaines des \u00e9lections, c\u2019\u00e9tait aussi une journ\u00e9e \u00e9minemment politique.\u00a0Des centaines de milliers de personnes ont manifest\u00e9 leur soutien \u00e0 Viktor Orb\u00e1n, qui a prononc\u00e9 devant eux un discours fort et martial :<\/p>\n<p>Je vous souhaite \u00e0 tous la bienvenue \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration de la libert\u00e9 en Hongrie ! Je salue ceux qui participent \u00e0 la Marche pour la Paix. C\u2019est avec une estime particuli\u00e8re que je salue nos amis polonais. Notre proximit\u00e9 est naturelle et notre soutien mutuel est une source de force. Au temps de notre anc\u00eatre Kossuth, on \u00e9crivait que \u00ab la Hongrie et la Pologne sont deux ch\u00eanes imp\u00e9rissables prenant leur essor depuis deux souches distinctes, mais dont les racines se sont entrelac\u00e9es. Par cons\u00e9quent, l\u2019existence et la force de l\u2019un est la condition pr\u00e9alable de la vie et de la sant\u00e9 de l\u2019autre \u00bb. Il n\u2019en est pas autrement aujourd\u2019hui : si la Pologne est forte, alors la Hongrie ne peut pas \u00eatre perdue ; et si nous sommes forts, nous pouvons aider nos amis polonais. Par cons\u00e9quent, la Marche pour la Paix n\u2019est pas simplement un rassemblement pour la cause de notre pays, mais aussi une prise de position en faveur de la Pologne. Honneur \u00e0 la Pologne ! Honneur \u00e0 la Hongrie !<\/p>\n<p>Encore une fois, chers compatriotes, le jour est venu qui enchante le c\u0153ur de chaque Hongrois. Le jour o\u00f9, dans le grand livre de l\u2019Histoire du monde, un mot a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit en hongrois : \u00ab Libert\u00e9 \u00bb. En ce jour, des multitudes se r\u00e9unissent pour honorer les braves et courber la t\u00eate \u00e0 la m\u00e9moire des h\u00e9ros. Aujourd\u2019hui, en particulier, nous nous sommes r\u00e9unis en grand nombre. En plus de notre hommage, il y a en ce jour une raison et un objectif particuliers. Dans trois semaines nous d\u00e9ciderons \u00e0 nouveau du sort de la Hongrie. Et ce qui est en jeu dans cette \u00e9lection n\u2019est pas seulement un mandat de quatre ans. Je savais qu\u2019il y aurait beaucoup d\u2019entre nous ici, et je savais que j\u2019aurais \u00e0 voir des visages d\u00e9termin\u00e9s. C\u2019est exactement ce dont nous avons besoin aujourd\u2019hui : du s\u00e9rieux et de la d\u00e9termination. Nous en avons besoin car aujourd\u2019hui nous devons discuter de choses s\u00e9rieuses : des questions tout aussi s\u00e9rieuses que celles qui ont d\u00fb \u00eatre trait\u00e9es il y a 170 ans. Nous sommes les h\u00e9ritiers des r\u00e9volutionnaires et des combattants de la libert\u00e9 de 1848, et c\u2019est pourquoi, tout comme il y a 170 ans, nous devons aujourd\u2019hui parler honn\u00eatement et sans d\u00e9tour. Si nous ne d\u00e9crivons pas clairement ce qui arrive \u00e0 la Hongrie et pourquoi cela se produit, alors personne ne comprendra. Et si nous ne le comprenons pas, nous ne pourrons pas prendre une bonne d\u00e9cision dans trois semaines. Nous devons donc parler directement, sans compromis ni timidit\u00e9. Pet\u0151fi et ses hommes l\u2019exprimaient clairement : \u00ab Serons-nous esclaves, ou serons-nous libres ? \u00bb Tout le monde le comprenait et tout le monde savait comment y r\u00e9pondre. Ensemble, nous avons r\u00e9alis\u00e9 beaucoup de choses au cours des trente derni\u00e8res ann\u00e9es. Ensemble nous avons combattu beaucoup de grands combats et de batailles m\u00e9morables. Mais la plus grande chose que nous pourrions r\u00e9aliser dans nos vies, la plus grande bataille que nous puissions combattre ensemble est toujours \u00e0 venir. Et tout indique que ce combat est tr\u00e8s proche de nous aujourd\u2019hui.\u00a0<strong>La situation actuelle, chers amis, c\u2019est qu\u2019on veut nous prendre notre pays.<\/strong>\u00a0Pas d\u2019un coup de plume, comme il y a cent ans \u00e0 Trianon ; maintenant,\u00a0<strong>ils veulent que nous c\u00e9dions volontairement notre pays \u00e0 d\u2019autres, sur une p\u00e9riode de quelques d\u00e9cennies. Ils veulent que nous le c\u00e9dions \u00e0 des \u00e9trangers venant d\u2019autres continents, qui ne parlent pas notre langue et qui ne respectent pas notre culture, nos lois ou notre mode de vie : des gens qui veulent remplacer ce qui est \u00e0 nous par ce qui est \u00e0 eux. Ce qu\u2019ils veulent, c\u2019est que d\u00e9sormais ce ne soit plus nous et nos descendants qui vivions ici, mais d\u2019autres.<\/strong>\u00a0Il n\u2019y a pas d\u2019exag\u00e9ration dans ce que je viens de dire.\u00a0<strong>Jour apr\u00e8s jour, nous voyons les grands pays et nations d\u2019Europe de l\u2019Ouest perdre leurs pays<\/strong>\u00a0: petit \u00e0 petit, quartier par quartier, et de ville en ville. Le fait est que\u00a0<strong>ceux qui n\u2019arr\u00eatent pas l\u2019immigration \u00e0 leurs fronti\u00e8res sont perdus<\/strong>\u00a0: lentement mais s\u00fbrement ils sont consomm\u00e9s.\u00a0<strong>Des forces ext\u00e9rieures et des puissances internationales veulent nous imposer tout cela<\/strong>, avec l\u2019aide de leurs alli\u00e9s dans notre pays. Et ils voient notre prochaine \u00e9lection comme une bonne opportunit\u00e9 pour cela.<\/p>\n<p>Mesdames et Messieurs,<\/p>\n<p>L\u2019h\u00e9ritage de 1848, c\u2019est que la Hongrie devrait \u00eatre un pays ind\u00e9pendant, libre et hongrois. Tout ce dont nous avons besoin aujourd\u2019hui est compris dans ces mots. Comme l\u2019a dit Sz\u00e9chenyi, \u00ab progr\u00e8s national, esprits civilis\u00e9s et pays robuste \u00bb avant d\u2019ajouter que \u00ab Beaucoup pensent que la Hongrie fut, mais je veux croire qu\u2019elle sera \u00bb. Aujourd\u2019hui, nous r\u00e9pondrions au comte que la Hongrie effectivement, fut, qu\u2019elle est, et la question se pose donc pour savoir si la Hongrie sera. Autrement dit, chers amis, nous ne voulons pas seulement gagner une \u00e9lection, mais notre avenir. L\u2019Europe \u2013 et en son sein nous les Hongrois \u2013 est arriv\u00e9e \u00e0 un tournant dans l\u2019histoire du monde.\u00a0<strong>Les forces nationales et mondialistes ne se sont jamais si ouvertement confront\u00e9es. Nous, les millions de patriotes, sommes d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et de l\u2019autre, les \u00e9lites des citoyens du monde. Nous qui croyons aux \u00c9tats-nations, \u00e0 la d\u00e9fense des fronti\u00e8res, \u00e0 la famille et \u00e0 la valeur du travail, nous sommes d\u2019un c\u00f4t\u00e9. Et nous nous opposons \u00e0 ceux qui veulent une soci\u00e9t\u00e9 ouverte, un monde sans fronti\u00e8res ni nations, de nouvelles formes de famille, un travail d\u00e9valoris\u00e9 et des travailleurs bon march\u00e9 \u2013 tous r\u00e9gis par une arm\u00e9e de bureaucrates insaisissables. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, les forces nationales et d\u00e9mocratiques, et de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, les forces supranationales et antid\u00e9mocratiques.<\/strong>\u00a0C\u2019est la situation en Hongrie \u00e0 vingt-quatre jours des \u00e9lections.<\/p>\n<p>Chers compatriotes et \u00ab marcheurs de la Paix \u00bb,<\/p>\n<p>Nous sommes encore loin d\u2019achever le travail qu\u2019il nous reste \u00e0 faire, mais les r\u00e9sultats des huit derni\u00e8res ann\u00e9es parlent d\u2019eux-m\u00eames. Il est important de nous en souvenir, mais ce n\u2019est pas suffisant.\u00a0<strong>L\u2019Europe et la Hongrie sont \u00e0 l\u2019\u00e9picentre d\u2019une lutte civilisationnelle. Nous sommes confront\u00e9s \u00e0 un mouvement de population de masse qui constitue un danger imminent pour l\u2019ordre et le mode de vie que nous avons connus jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent.<\/strong>\u00a0Nous devons donc \u00e0 la fois d\u00e9fendre nos r\u00e9alisations, et entrer dans la bataille pour s\u2019assurer tout simplement de pr\u00e9server une raison de continuer. Si nous ne prot\u00e9geons pas notre mode de vie, il n\u2019y a plus de raisons de lutter.\u00a0<strong>Si dans le futur, le pays n\u2019est plus hongrois, \u00e0 quoi bon ?<\/strong>\u00a0Ne nous y trompons pas, ce ne sont pas les petits partis d\u2019opposition an\u00e9miques que\u00a0<strong>nous avons \u00e0 combattre<\/strong>, mais\u00a0<strong>un r\u00e9seau international organis\u00e9 en empire. Nous sommes confront\u00e9s \u00e0 des m\u00e9dias entretenus par des int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers et des oligarques d\u2019ici, des militants engag\u00e9s et professionnels, des agitateurs, et un r\u00e9seau d\u2019ONG financ\u00e9es par un sp\u00e9culateur international, que le nom de \u00abGeorge Soros\u00bb r\u00e9sume et incarne.<\/strong>\u00a0C\u2019est le monde que nous devons combattre pour prot\u00e9ger le n\u00f4tre. Le bon soldat ne se bat pas parce qu\u2019il d\u00e9teste ce qui lui fait face, mais parce qu\u2019il aime ce qui est derri\u00e8re lui. Il aime la Hongrie et les Hongrois.<\/p>\n<p>Mes chers compatriotes,<\/p>\n<p>Nous avons grandi dans la culture chr\u00e9tienne, et nous faisons la distinction entre une personne et ses actes. Nous n\u2019avons jamais d\u00e9test\u00e9 qui que ce soit, et nous ne d\u00e9testerons jamais personne. Bien au contraire, nous continuons \u00e0 croire au pouvoir de la compassion et de la solidarit\u00e9. Mais nous nous battrons contre ce que l\u2019empire de George Soros fait \u00e0 la Hongrie, et ce qu\u2019il veut faire \u00e0 la Hongrie. C\u2019est notre patrie, c\u2019est notre vie, nous n\u2019en avons pas d\u2019autre, c\u2019est pourquoi nous nous battrons jusqu\u2019au bout et nous ne nous rendrons jamais. Nous savons que dans chaque circonscription ils s\u2019opposeront \u00e0 nos candidats.\u00a0<strong>Leur t\u00e2che est de gagner le pouvoir et de mettre en \u0153uvre le grand projet : briser la Hongrie, qui se dresse sur le chemin des immigrants et d\u2019abord implanter des milliers, puis des dizaines de milliers d\u2019immigrants en Hongrie dans quelques ann\u00e9es. Ces chiffres ne sont pas exag\u00e9r\u00e9s. L\u2019Europe est d\u00e9j\u00e0 aujourd\u2019hui envahie. Si nous n\u2019agissons pas, dans les prochaines d\u00e9cennies, des dizaines et des dizaines de millions d\u2019Afrique et du Moyen-Orient vont venir en Europe. La partie occidentale de l\u2019Europe assiste \u00e0 cela les mains en l\u2019air. Quiconque met les mains en l\u2019air se d\u00e9sarme soi-m\u00eame et ne d\u00e9cide plus de son propre sort.\u00a0L\u2019Histoire des perdants est \u00e9crite par quelqu\u2019un d\u2019autre. Les jeunes d\u2019Europe occidentale vont faire l\u2019exp\u00e9rience de devenir une minorit\u00e9 dans leur propre pays, et perdront le seul endroit du monde qu\u2019ils pouvaient consid\u00e9rer comme leur patrie.\u00a0Des forces telles que le monde n\u2019a pas vu depuis longtemps resurgissent. L\u2019Afrique aura dix fois plus de jeunes que l\u2019Europe. Si l\u2019Europe ne fait rien, ils enfonceront notre porte. Bruxelles ne d\u00e9fend pas l\u2019Europe et n\u2019arr\u00eate pas l\u2019immigration, mais veut la soutenir et l\u2019organiser. Elle veut diluer la population de l\u2019Europe et la remplacer, jeter notre culture, notre mode de vie et tout ce qui nous s\u00e9pare et nous distingue, nous Europ\u00e9ens, des autres peuples du monde.<\/strong>\u00a0Ce sera une bien maigre consolation que de savoir que les peuples d\u2019Europe ne pardonneront pas \u00e0 ces dirigeants qui ont compl\u00e8tement chang\u00e9 l\u2019Europe sans d\u2019abord demander \u00e0 ses peuples. Soyons fiers du fait que nous sommes le seul pays de l\u2019Union europ\u00e9enne \u00e0 avoir demand\u00e9 aux gens s\u2019ils veulent ou non une immigration de masse.<\/p>\n<p>Mesdames et Messieurs,<\/p>\n<p>Notre \u00e9lection aura lieu dans trois semaines. Les listes des partis ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es et les candidats ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s. Nous les connaissons. Il y a ceux contre qui nous avons combattu pendant trente ans, et ceux avec qui nous nous sommes battus pendant dix ans \u2013 m\u00eame si parfois il semble que cela fasse cent ans. Nous ne devrions donc pas avoir d\u2019illusions. Sachons apprendre du pass\u00e9. Ils ont eux-m\u00eames admis qu\u2019ils pouvaient mentir matin, midi et soir, sans m\u00eame s\u2019arr\u00eater pour respirer. Nous devons nous pr\u00e9parer \u00e0 une situation dans laquelle, en fin de compte, dans chaque circonscription, notre candidat se pr\u00e9sentera contre un candidat de Soros. Il se peut que ci ou l\u00e0, ils seront plusieurs \u00e0 se pr\u00e9senter, certains \u00e0 reculons, d\u2019autres se d\u00e9sisteront au dernier moment, d\u2019autres encore feront comme s\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas l\u00e0. Nous devons \u00eatre pr\u00e9par\u00e9s \u00e9galement \u00e0 ce qu\u2019ils se dotent de masques pour se dissimuler, comme r\u00e9cemment [lors d\u2019une \u00e9lection partielle municipale \u00e0 H\u00f3dmez\u0151v\u00e1s\u00e1rhely, ndlr], derri\u00e8re un candidat soi-disant ind\u00e9pendant. Ils n\u2019osent pas admettre l\u2019identit\u00e9 de leur ma\u00eetre. Ils savent qu\u2019ils n\u2019ont aucune chance s\u2019ils se tiennent devant tout le pays et d\u00e9clarent ouvertement qui ils servent. Tout le monde sait que nous, Hongrois oppos\u00e9s \u00e0 l\u2019immigration, sommes majoritaires. Nos adversaires n\u2019ont de chance que s\u2019ils parviennent \u00e0 diviser notre camp, et s\u2019ils parviennent \u00e0 d\u00e9manteler notre unit\u00e9. Leur but est que tout sujet soit d\u00e9battu, sauf le danger qui menace la Hongrie. Nos adversaires savent aussi que le destin de la Hongrie pourrait bien \u00eatre d\u00e9cid\u00e9 pour les d\u00e9cennies \u00e0 venir lors de ces \u00e9lections. Par cons\u00e9quent, ils ne s\u2019arr\u00eateront devant rien : ils ne discuteront pas, mais ils censureront ; ils ne se battront pas, mais tenteront des piques, frapperont , mordront et s\u00e8meront les graines de la haine partout o\u00f9 ils vont. Nous sommes des gens calmes et de bonne humeur, mais nous ne sommes ni aveugles ni cr\u00e9dules.\u00a0<strong>Apr\u00e8s les \u00e9lections, nous nous efforcerons bien s\u00fbr de demander r\u00e9paration \u2013 moralement, politiquement et juridiquement \u2013<\/strong>\u00a0mais nous ne pouvons pas perdre notre \u00e9nergie ou notre temps sur ce sujet maintenant. Nous allons parer les attaques. Nous concentrerons notre force uniquement sur notre mission, et seulement sur notre objectif commun : la d\u00e9fense de la Hongrie. N\u2019oublions pas la premi\u00e8re loi de la bataille \u00e9lectorale : l\u2019unit\u00e9 fait la force. Un camp, un drapeau, et nous avons besoin de tout le monde.<\/p>\n<p>Mesdames et Messieurs,<\/p>\n<p>Je sais que cette bataille est difficile pour tout le monde. Je comprends aussi que certains d\u2019entre nous aient peur. C\u2019est compr\u00e9hensible, car nous devons nous battre contre un adversaire tr\u00e8s diff\u00e9rent de nous.\u00a0<strong>Il n\u2019avance pas \u00e0 la lumi\u00e8re du jour, mais se cache, il ne se bat pas directement, mais furtivement, il n\u2019est pas honorable, mais sans scrupules, il n\u2019est pas national, mais international, il ne croit pas au travail, mais sp\u00e9cule avec de l\u2019argent ; il n\u2019a pas de patrie, mais estime que le monde entier luiappartient.<\/strong>\u00a0Il n\u2019est pas g\u00e9n\u00e9reux, mais vindicatif, et attaque toujours le c\u0153ur \u2013 surtout s\u2019il est rouge, blanc et vert. Mais, chers amis, nous avons toujours su qu\u2019il y avait beaucoup en jeu. L\u2019histoire hongroise nous a habitu\u00e9s \u00e0 nous battre pour ce qui est naturellement donn\u00e9 aux peuples les plus fortun\u00e9s. Pour nous, un seul tremblement suffit, un gouvernement de canard boiteux suffit, un r\u00e9sultat \u00e9lectoral qui va de travers est suffisant, pour que tout parte \u00e0 la d\u00e9rive \u2013 tout ce pour quoi nous avons travaill\u00e9 avec acharnement durant des ann\u00e9es. C\u2019est un coin du monde qui est expos\u00e9 aux \u00e9l\u00e9ments, et que l\u2019Histoire tend \u00e0 ne pas laisser en paix \u2013 m\u00eame si nous pouvons avoir le sentiment que ce serait amplement m\u00e9rit\u00e9. Nos anc\u00eatres l\u2019ont bien formul\u00e9 : un peuple l\u00e2che n\u2019a pas de patrie. Et nous avons rassembl\u00e9 notre courage quand il le fallait. Cela n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 facile. Regardez autour de vous les statues ici sur cette place : l\u2019empereur de Vienne a condamn\u00e9 Andr\u00e1ssy \u00e0 mort ; R\u00e1k\u00f3czi est mort en exil ; Les alli\u00e9s de Vienne ont chass\u00e9 Kossuth du pays ; les communistes ont abattu Istv\u00e1n Tisza. Cela n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 facile, mais \u00e0 la fin nous avons toujours gagn\u00e9. \u00c0 la fin, nous avons renvoy\u00e9 le sultan et ses janissaires, l\u2019empereur des Habsbourg et ses complices, et les soviets et leurs camarades.\u00a0<strong>Et maintenant, nous renverrons l\u2019Oncle George \u00e0 la maison, avec son r\u00e9seau. Nous te demandons de retourner en Am\u00e9rique et de t\u2019occuper du bonheur des Am\u00e9ricains et pas du n\u00f4tre.<\/strong><\/p>\n<p>Mesdames et Messieurs,<\/p>\n<p>C\u2019est un vrai myst\u00e8re qu\u2019apr\u00e8s tant de d\u00e9faites, nous ayons toujours su nous relever. Et comment se pourrait-il que nous soyons encore l\u00e0 apr\u00e8s mille ans ? Peut-\u00eatre parce que nous avons toujours su que notre existence a un sens par-del\u00e0 nous-m\u00eames. Nous avons toujours su qu\u2019il y a ici une culture, une \u00e2me et un esprit qui, au cours des si\u00e8cles, a \u00e9lev\u00e9 les c\u0153urs, consol\u00e9 les gens et nous a soutenus. Nous poss\u00e9dons toujours un esprit d\u2019unit\u00e9 et d\u2019union, nous avons notre fiert\u00e9 nationale. Nous n\u2019avons pas tant d\u00e9riv\u00e9 du christianisme et notre lien avec le christianisme n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 rompu. Bien s\u00fbr, parfois notre foi est \u00e9branl\u00e9e et, \u00e0 ce moment-l\u00e0, notre fiert\u00e9 nationale est \u00e9galement \u00e9branl\u00e9e. Mais nous ne les avons jamais abandonn\u00e9es, et nous ne les avons donc jamais perdues ; et par cons\u00e9quent notre foi et notre fiert\u00e9 nationale reprennent de l\u2019importance encore et encore, d\u00e9bordant et conqu\u00e9rant les c\u0153urs.<\/p>\n<p>Mes chers compatriotes,<\/p>\n<p>Nous savons que nous ne sommes pas non plus des gens irr\u00e9prochables et, dans notre histoire \u00e9galement, il y a eu des heures sombres et des journ\u00e9es froides, mais nous sommes certains que nous avons donn\u00e9 plus au monde que nous n\u2019en avons re\u00e7u. Sans les Hongrois, le monde serait un endroit plus pauvre, l\u2019histoire de l\u2019Europe centrale serait plus douloureuse, et sans nous, le bassin des Carpates serait un moins bon endroit. Nous avons donc le droit d\u2019exister. Nous n\u2019avons donc aucune raison d\u2019avoir peur. Tout ce que nous devons dire, c\u2019est que quiconque est Hongrois est avec nous, et nous gagnerons. Nous gagnerons encore et encore, car la Hongrie est la terre des Hongrois.<\/p>\n<p>Mesdames et Messieurs,<\/p>\n<p>En 2010, quand nous nous sommes lev\u00e9s de nouveau, quand nous nous r\u00e9volt\u00e9s et que nous avons commenc\u00e9 \u00e0 lutter pour les Hongrois \u00e0 Bruxelles et dans les autres centres de l\u2019empire, nous \u00e9tions seuls. Mais nous ont rejoint ensuite les Polonais, les Slovaques et les Tch\u00e8ques. Ensuite, l\u2019Am\u00e9rique a \u00e9lu un pr\u00e9sident anti-immigration et les Britanniques ont pris leur propre chemin. \u00c0 ce jour, Isra\u00ebl tient ferme. Puis, en Autriche, les patriotes sont arriv\u00e9s au pouvoir et les Italiens ont \u00e9galement rejet\u00e9 l\u2019immigration. La question est maintenant simplement de savoir si nous, les Hongrois, avons appris des erreurs des autres. Avons-nous appris que l\u2019on ne peut que ruiner quelque chose une fois \u2013 et que si nous l\u2019avons perdu une fois, c\u2019en est fini ? Il n\u2019y aura pas de seconde chance, pas d\u2019examen de rattrapage.\u00a0<strong>Si le barrage \u00e9clate, l\u2019eau d\u00e9bordera et l\u2019occupation culturelle deviendra irr\u00e9versible.<\/strong>\u00a0L\u2019enjeu a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 sur la table : c\u2019est notre futur. C\u2019est pourquoi je voudrais maintenant adresser quelques mots aux jeunes parmi vous. Quel moment plus opportun pour le faire que le 15 mars ?<\/p>\n<p><strong>Chers jeunes,<\/strong><\/p>\n<p><strong>Peut-\u00eatre ressentez-vous que le monde vous appartient, et que vous pouvez faire face \u00e0 tout. Et vous avez raison : un manque d\u2019ambition est la d\u00e9finition de la m\u00e9diocrit\u00e9. Et la vie n\u2019est bonne \u00e0 rien si l\u2019on n\u2019en fait rien, si on ne tente rien. Mais dans votre vie aussi viendra un moment o\u00f9 vous r\u00e9aliserez que vous avez besoin d\u2019un lieu, d\u2019une langue, d\u2019une maison o\u00f9 vous vous sentirez chez vous, entour\u00e9 des v\u00f4tres et vivant votre vie dans la bienveillance et la s\u00e9curit\u00e9. Un endroit o\u00f9 vous pourrez rentrer, et o\u00f9 vous pourrez sentir que la vie a un sens, et qu\u2019\u00e0 la fin tout cela ne tombera pas dans l\u2019oubli.<\/strong>\u00a0Et cela s\u2019ajoute et s\u2019insert dans une merveilleuse construction mill\u00e9naire, qu\u2019on appelle tout simplement la patrie, la patrie hongroise. Mes chers jeunes Hongrois, maintenant la patrie a besoin de vous. La patrie a besoin de vous,\u00a0<strong>venez combattre avec nous, afin que, quand vous en aurez besoin, votre patrie soit toujours l\u00e0 pour vous.<\/strong><\/p>\n<p>Mesdames et Messieurs,<\/p>\n<p>Je pense que nous avons dit tout ce qui doit \u00eatre dit. Nous nous sommes \u00e9quip\u00e9s, attel\u00e9s, et nous nous sommes pr\u00e9par\u00e9s pour la campagne \u00e9lectorale de trois semaines qui nous attend. Il ne nous reste plus qu\u2019\u00e0 demander l\u2019aide de Dieu. Aujourd\u2019hui, pas en chanson, comme nous le faisons habituellement, mais en vers, comme nous l\u2019a appris Ferenc K\u00f6lcsey. Nous n\u2019avons pas encore fait cela auparavant, mais essayons donc ensemble.<\/p>\n<p><em>B\u00e9nis le Hongrois, \u00f4 Seigneur,<\/em><br \/>\n<em>Fais qu\u2019il soit heureux et prosp\u00e8re,<\/em><br \/>\n<em>Tends vers lui ton bras protecteur<\/em><br \/>\n<em>Quand il affronte l\u2019adversaire\u00a0!<\/em><br \/>\n<em>Donne \u00e0 qui fut longtemps broy\u00e9<\/em><br \/>\n<em>Des jours paisibles et sans peines.<\/em><br \/>\n<em>Ce peuple a largement pay\u00e9<\/em><br \/>\n<em>Pour les temps pass\u00e9s ou qui viennent.<\/em><\/p>\n<p>Hongrois! Soulevez bien haut les drapeaux haut ! Allez et combattez ! Vive la libert\u00e9 hongroise, vive la patrie ! En avant \u00e0 la victoire !<\/p>\n<p>Allez la Hongrie, allez les Hongrois !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hongrie, Budapest \u2013 Le 15 mars 2018, la Hongrie a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 le 170e anniversaire de la r\u00e9volution de 1848. Mais \u00e0 trois semaines des \u00e9lections, c\u2019\u00e9tait aussi une journ\u00e9e \u00e9minemment politique.\u00a0Des centaines de milliers de personnes ont manifest\u00e9 leur soutien \u00e0 Viktor Orb\u00e1n, qui a prononc\u00e9 devant eux un discours fort et martial : Je<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":5100,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"subtitle":"","footnotes":""},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-5099","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-actu"],"acf":{"subtitle":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5099","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5099"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5099\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5100"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5099"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5099"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/visegradpost.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5099"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}