Troupes US en Moldavie : un pays sous tension

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Moldavie, Chișinău – du 3 au 20 mai, la Moldavie accueille le Dragon Pioneer 2016, auquel des militaires de l’armée moldave ainsi que des militaires américains prennent part. Il s’agit d’exercices qui ont pour but, selon le ministre de la défense Alla Diakonu, d’entraîner les troupes mais également de renforcer la cohésion entre les deux armées.

198 militaires du second régiment de cavalerie américain et 165 militaires de l’armée nationale de Moldavie y participent. Selon la Constitution, la Moldavie est neutre, mais elle collabore avec l’OTAN depuis 1994. Le 3 mai, les militaires américains ont passé la frontière romano-moldave afin de se rendre sur les lieux de l’exercice, et des citoyens moldaves ainsi que des membres du parlement ont tenté de faire barrage, d’autant plus qu’aucun permis n’a été signé pour le transport des armes. Cet évènement est vu par certains comme une provocation de la part des Etats-Unis envers la Russie.

Depuis l’été 2015, les tensions entre libéraux pro-occidentaux du gouvernement et opposition pro-russe sont fortes. Un scandale de corruption sans précédant a éclaté à l’été 2015, impliquant l’ancien premier ministre libéral pro-atlantiste Vlad Filat, ayant détourné plus d’un milliard de dollars. Cette affaire a mis pratiquement le feu aux poudres dans un pays divisé entre ses aspirations pro-occidentales et ses partisans pro-russes. L’opposition russophile a gagné beaucoup de soutien suite à ce scandale, ce qui inquiète en particulier l’Ukraine et la Roumanie, ses deux voisins à la politique résolument atlantiste et hostile à la Russie, car la Moldavie connaît à l’Est de son territoire, en Transnistrie, le séparatisme pro-russe.

Le 9 mai, une exposition des équipements et armes de l’OTAN se tiendra sur la place Chișinău.

2 Comments

  1. “Explication” très partiale et manichéenne des événements en Moldavie. On dirait un copié-collé de la propagande de “spoutnik”.
    La réalité est que ce gouvernement est aussi impopulaire chez les jeunes et pro-européens que chez les vieux nostalgiques de l’URSS. Les premiers néanmoins se refusent majoritairement à se laisser manipuler par les seconds, téléguidés depuis Moscou. D’où la stagnation.

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