Police hongroise : le groupe de Visegrád protège la frontière sud

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Le site Custodela a réalisé un entretien avec la police nationale hongroise concernant leur action à la frontière. Nous reprenons avec leur autorisation cet entretien :


Custodela : Quelles sortes de changements a apporté la clôture ?

Police nationale de Hongrie : La construction de la clôture de fermeture temporaire pour la protection des frontières a apporté des changements importants à la situation de la migration illégale : après son installation, le nombre de migrants illégaux a exponentiellement chuté. Par exemple, au mois de Juillet 2016, seulement entre 5 et 20 personnes ont été poursuivies en justice à l’échelle nationale ; nous pouvons de plus stopper le passage illégal de 100 personnes par jour.

C. : Comment se passe l’arrestation de migrants illégaux, et que deviennent-ils après leur arrestation ?

Police nationale de Hongrie : La loi XCIV. qui est entrée en vigueur le 5 juillet 2016 a apporté les modifications nécessaires qui permettent de répondre aux différentes situations possibles vis-à-vis des migrants reconduits à la frontière. La procédure pour les étrangers peut être résumée comme suit :

-Dans le cas où un migrant illégal et demandeur d’asile franchit la frontière illégalement et se trouve à moins de ou à 8 kilomètres de la frontière de l’État mais que son acte ne peut être prouvé, la police sur place avertit le migrant coupable de franchissement illégal de la frontière de la procédure policière et de la possibilité de faire par la suite une demande d’asile avec l’aide d’un guide mandaté, dans sa langue maternelle ou dans une autre langue qu’il comprend, puis il est expulsé par la sortie frontalière la plus proche. Des demandes d’asile peuvent être faites dans les zones de transit, qui se situent de l’autre côté de la clôture, mais sont encore sur le territoire hongrois.

– Si le franchissement illégal de la frontière peut être prouvé (par exemple : être pris sur le vif, des témoignages, des images photographiques), des poursuites pénales doivent être entreprises. Dans ce cas, la demande d’asile incidente doit être traitée simultanément.

– Si le franchissement illégal de la frontière ne peut être prouvé et que l’individu ne signifie pas l’intention de faire une demande d’asile, alors une procédure judiciaire pour étrangers illégaux est engagée.

C. : Comment assurez-vous la protection contre le terrorisme?

Police nationale de Hongrie : Pour les questions relatives au terrorisme, pour des raisons de compétence, s’il-vous-plaît référerez-vous au Centre contre le terrorisme.

C. : Dans quelle mesure le Groupe de Visegrád vous aide t-il ?

Police nationale de Hongrie : Les pays du Groupe de Visegrád participent activement à la protection de la frontière serbo-hongroise, des contingents d’effectifs variables sont régulièrement assurés pour la Hongrie. En ce moment 25 membres du contingent slovaque sont en service sur la zone frontalière serbe.

En dehors de cela, Frontex réalise en continu des opérations dans notre patrie, dans le cadre desquelles nous avons accepté 151 agents invités étrangers. À l’heure actuelle, il y en a 42, la majorité (22) sont autrichiens – parmi lesquels 20 sont arrivés fin juillet ou le 1er août. En plus de cela, il y a deux agents invités allemands qui effectuent un service en Hongrie. On peut également rencontrer des agents roumains, bulgares, finlandais, polonais et italiens ainsi que des gardes serbes.

C. : Actuellement quel est le coût de la protection des frontières, et combien cela coûtait-il avant la crise ?

Police nationale de Hongrie : Considérant que, outre la police, d’autres organisations sont impliquées, nous ne pouvons pas donner de réponse à votre question.

C. : Quelles étaient les situations les plus graves que vous avez pu rencontrer et comment les avez-vous gérées ?

Police nationale de Hongrie : Le nombre de tâches effectuées par la police dans le cadre de la migration illégale a considérablement augmenté à partir de mai 2015. Les manifestations de violence de la part des migrants contre les forces de police à la zone de passage de la frontière Röszke le 16 Septembre 2015 restent un événement extraordinaire. Ces situations provoquées par le phénomène de l’immigration clandestine ont été traitées avec succès par les professionnels juridiques, et gérées grâce aux actions décisives d’un grand nombre de policiers et de leur présence constante.

C. : Comment répondez-vous aux accusations d’agressivité et d’inhumanité par les médias libéraux occidentaux ?

Police nationale de Hongrie : Dans tous les cas, les procédures policières concernant l’immigration clandestine ont été effectuées dans le cadre strict de l’Union européenne et des lois nationales.

C. : Quelle est la situation à la frontière serbo-hongroise-roumaine, et comment la situation peut-elle se développer ?

Police nationale de Hongrie : Dans la zone de la triple frontière serbo-hongroise-roumaine, il y a de temps en temps des tentatives de franchissement illégal de la frontière, en dépit du nombre de policiers équipés qui assurent la surveillance constante du territoire, mais si nécessaire, nous sommes également capables de renforcer davantage la protection des frontières à cet endroit.

C. : Enfin, quel rôle les agents de police hongroises ont internationalement actuellement, par exemple en Macédoine?

Police nationale de Hongrie : Depuis l’année dernière, un certain nombre de contingents de police hongrois participe régulièrement au renforcement de la protection de la frontière macédonienne, en particulier concernant les tâches de protection de la frontière. En plus des équipement de base de patrouille, ils reçoivent en complément des 4×4, des caméras thermiques portatives, des jumelles thermiques et divers autres outils de vision nocturne.

Entretien originellement publié en anglais sur Custodela.
Traduit de l’anglais par le Visegrád Post.

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