Victoire écrasante de Viktor Orbán

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Hongrie – Dimanche 8 avril, Viktor Orbán et sa coalition Fidesz-KDNP ont remporté les élections générales et atteint la majorité constitutionnelle des deux-tiers du parlement. Viktor Orbán commence ainsi un troisième mandat consécutif qui doit durer jusqu’en 2022.

Après une campagne longue, lourde et très violente (verbalement et symboliquement), les Hongrois ont voté dimanche 8 avril pour choisir de nouveaux représentants au parlement national – monocaméral, qui élit le Premier ministre.

Malgré la réorganisation de l’opposition, les tentatives de coopération des divers partis, la mise en place de tactiques électorales visant à se désister en faveur du candidat d’opposition favori contre le Fidesz… malgré les appels de résistance à la dictature, et malgré les appels à aller voter de la part des anti-Orbán, l’opposition dans son ensemble n’a pas amélioré la somme de ses scores et son nombre de députés.

Alors que normalement, Budapest favorise les partis libéraux, le Fidesz a fait de bons résultats à Budapest : et les circonscriptions budapestoises où l’on a le plus voté sont celles gagnées par le Fidesz. En plus de cela, la forte participation a également été due à la mobilisation des petites villes de province, presque toutes acquises au Fidesz.

Soutien de Viktor Orbán à la soirée électorale du Fidesz, le 8 avril 2018. Photo : Visegrád Post

Résultats 

Les Hongrois ont deux votes. L’un pour un député local – dans chaque circonscription, le gagnant du tour unique devient député – et l’autre pour une liste nationale, autrement dit, un parti politique.

Pour les votes de listes, le Fidesz fait 49,51% (44,37 en 2014), et récupère 133 sièges, (dont 91 de gagnés sur les 106 circonscriptions). Le Jobbik, deuxième avec 19,61% des votes de liste, obtient 27 députés, alors que les socialistes du MSZP-P arrivent à 12,3% sur les listes, et gagnent 20 députés. Le DK de l’ancien Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsány a fait 5,55%, et gagne 9 députés et le LMP avec 6,87%, récupère 7 sièges. Le président du Jobbik, Gábor Vona, démissionne, ainsi que la direction du MSZP. Un candidat indépendant et un député de la minorité allemande entrent également au parlement, ainsi qu’un député du micro-parti libéral-libertaire Együtt (dont la direction démissionne).

L’opposition voyait la forte mobilisation comme un signe fort d’une vague anti-Orbán : au final, il s’agit en effet du plus haut taux de participation depuis 2002. Pour le Fidesz, il s’agit d’un “soutien incontestable, et d’une légitimité énorme”. Le Fidesz récupère la majorité constitutionnelle des deux-tiers du parlement.

“Nous avons gagné,” a dit Orbàn. C’est un véritable plébiscite pour Orbàn et sa politique économique à succès et son opposition à la vision cosmopolite de Bruxelles (migrants, métissage, multiculturalisme, destruction des identités et rejet de la religion).

Dans la circonscription de Péter Márki-Zay, le candidat sans étiquette devenu maire avec le soutien de l’opposition unie, la participation a été plus forte que la moyenne et s’est soldée par une victoire écrasante du Fidesz, en élisant János Lázár.

“Une grande bataille est derrière nous,” a délcaré le Premier ministre durant son discours de victoire tout juste avant minuit. “Nous avons remporté une victoire décisive. Nous nous sommes donné la possibilité de protéger la Hongrie”. Mais le Fidesz voit plus loin et très vite, dans la presse, on entend que “cette élection ne concerne pas que la Hongrie, mais aussi toute l’Europe”.

“Aujourd’hui, la participation ne laisse aucun doute,” a-t-il dit en taclant ceux qui prophétisaient un coup dur pour le Fidesz du fait d’une importante participation.

“Aujourd’hui, la Hongrie a connu une grande victoire”, a dit Viktor Orbán, avant de rappeler, à l’issue d’une victoire à plates coutures, que “l’on doit être humble car il y a de quoi être humble”.

“J’aimerais aussi remercier ceux qui ont prié pour nous…pour moi. Soli Deo Gratia!” a conclu le Premier ministre avant d’inviter la foule à chanter la marche de Kossuth, suivie par l’hymne national.

Et maintenant ?

Avant toute chose, il faut noter que plusieurs porte-paroles de l’opposition estiment que l’élection n’a pas été libre. Des observateur de l’OSCE ont prévu pour lundi 9 avril une conférence de presse pour parler des irrégularités qu’ils ont enregistrées. Une vingtaine d’étudiants ont tenté de bloquer un carrefour de Budapest pour protester contre les résultats. Mais aucun heurt ou trouble sérieux n’est à déplorer.

Le Visegrád Post publiera dans les jours qui viennent une analyse plus poussée des perspectives de ce début de mandat. Ce qui est certain, c’est que Viktor Orbán jouit d’une légitimité incontestable et que cette victoire va démoraliser encore plus une opposition désunie, épuisée par sa lutte longue et tenace durant des mois durant, et saignée par les démissions en série suivant les résultats du 8 avril.

4 Comments

  1. Même si cela n’a rien d’une surprise, à part peut-être pour les “journalistes” du journal Le Monde, c’est une nouvelle qui rassure.
    Le socle est solide en Hongrie et c’est effectivement bon pour toute l’Europe, en tout cas pour ceux qui l’aiment.

    1. Au delà de la grande déception au sujet du reportage de Bernard de La Villardière , que je pensais honnête intellectuellement, je suis sûr que cette victoire populaire de Orban va préfigurer une prise de conscience Européenne contre cette idéologie qui tente de la réduire à un espace de consommation.
      N’oublions pas nos racines, notre histoire, notre culture, en un mot, ce que nous sommes …Réveillons nous ! Merci à la Hongrie de nous montrer le chemin !

  2. je me rejouis de la victoire de monsieur orban
    les medias insultant comprendront ils jamais que les pays du groupe visegrad ont été pour la plupart occupés 150 ans par les turcs et quelle occupation!!!horrible
    ont subi 50 ans le joug sovietique avec dans chaque pays la gestapo propre au pays
    alors ils ont plus d experiences que ces occidentaux occupés uniquement de leurs petits conforts quotidiens et qui ne les satisfont encore pas suffisamment
    honte au médias francais vendus aux marxistes attardés

  3. Bravo et felicitations a Viktor Orban pour sa belle victoire.

    Les organes de propagande de l’oligarchie ultra liberale (et leurs soutiens comme le criminel de guerre Soros) peuvent geindre, gemir, pleurer et vomir leur haine, les peuples ne se treompent pas (a part les cretins qui votent Macron bien sur) et ont reelu ceux qui les representent et defendent leurs pays (a part les abrutis qui votent Macron bien sur).

    Demain, peut-etre, nous seront obliges de nous exiler dans des democraties comme la Hingrie pour fuir la repression des dictatures comme la France.

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