La Hongrie et la Tchéquie en faveur d’une “armée européenne”

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Europe centrale – Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka s’accordent sur l’idée d’une armée européenne. Cette armée commune serait une protection pour l’Europe après le Brexit et donc l’affaiblissement des forces armées en Europe, et une protection contre l’immigration et le terrorisme. Orbán a dit qu’il croit que l’une des raisons pour lesquelles les migrants et les trafiquants humains tentent continuellement d’entrer en Europe est qu’ils peuvent voir que le continent est faible. Le Premier ministre hongrois et le Premier ministre tchèque ont proposé l’idée de l’armée de l’UE au cours de la rencontre entre Merkel et les dirigeants V4 le vendredi 26 août.

“Le retrait des Britanniques de l’UE a conduit à une réduction significative de la puissance militaire du continent, et du point de vue de la politique militaire nous ne devons pas rester dans cette position sans défense”, a déclaré Orbán. Il est soutenu par Sobotka qui a dit que l’UE “devrait également entamer une discussion sur la création d’une armée européenne commune”. La polonaise Beata Szydło a également proposé la création d’une patrouille frontalière européenne.

Orbán avait déclaré le mois dernier que les budgets nationaux devaient être réexaminées et que l’industrie de l’armement doit être incluse dans le concept de la politique économique, mais il a ajouté qu’il faudrait des années pour que cela soit réalisé, et “prions Dieu pour que, d’ici, nous n’ayons pas besoin d’une armée européenne qui puisse fonctionner sans les britanniques et les Russes “. Pour les dirigeants du V4 qui sont contre la politique des migrants de Merkel, “la sécurité doit être une priorité.”

5 Comments

  1. M’ouais …
    Oui bien sûr sans aucune retenue pour une armée européenne mais l’argument avancé par Viktor Orban me semble des plus spécieux :
    « prions Dieu pour que, d’ici, nous n’ayons pas besoin d’une armée européenne qui puisse fonctionner sans les britanniques et les Russes «

    Je sais bien qu’il faut flatter le tyran pour l’apaiser. Pour autant, pourquoi se mentir ?

    Sachant que la doctrine militaire du Royaume-Uni n’est en rien modifiée par le Brexit et que la menace armée la plus évidente est bien évidemment la Russie, il ne pouvait argumenter de manière plus fausse : toute organisation transnationale pour la formation d’une armée européenne doit bien évidemment comprendre une clause d’assistance mutuelle en cas d’agression militaire par un pays extérieur, et ce pays extérieur SERA bien évidemment la Russie néo-soviétique de Poutine.

    1. « Le retrait des Britanniques de l’UE a conduit à une réduction significative de la puissance militaire du continent, et du point de vue de la politique militaire nous ne devons pas rester dans cette position sans défense »,

      Autre assertion de Viktor Orban des plus étrange et fausse puisque comme dit plus haut, le retrait du Royaume-Uni de l’UE ne modifie en rien la puissance militaire du continent.
      Non, le Brexit n’a causé aucun séisme. La Grande-Bretagne ne dérive pas vers le continent américain et sa force militaire intégrée à l’OTAN reste intacte, la clause d’assistance mutuelle reste de vigueur.
      En réalité, le Brexit relance l’idée d’une force militaire commune aux états membres de l’UE tout simplement parce que le gouvernement britannique ne sera plus en mesure d’en bloquer jusqu’à la simple évocation :
      http://www.20minutes.fr/monde/1911687-20160822-royaume-uni-out-europe-dotera-defense-commune

      J’ai tout de même du mal à croire que le dirigeant hongrois soit si peu au fait de la réalité continentale …

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