Fico contre le populisme ?

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Slovaquie – Le premier ministre slovaque Robert Fico, souvent considéré comme populiste, a demandé à ses homologues européens d’éviter les référendums. En parallèle, la Slovaquie a interdit les patrouilles de militants dans les trains.

Robert Fico, premier ministre social-démocrate de Slovaquie, est considéré comme l’un des leaders les plus populistes de l’Union européenne. Cependant, il combat fortement les deux principaux partis de droites radicale, le populiste SNS et le nationaliste L’SNS.

La peur des référendums

“Je demande aux dirigeants de l’UE d’arrêter avec ces aventures comme les référendums britannique et italien (…) sur des questions intérieures, et qui constituent une menace pour l’UE”, a déclaré M. Fico, qui a terminé son mandat à la tête de la présidence tournante de l’UE Janvier 1, a rapporté Reuters.

Mais le désir de vote populaire dans le propre pays de M. Fico semble inébranlable. Le parti populiste SNS appelle à un référendum sur l’adhésion du pays à l’UE et à l’OTAN. Le parti doit récolter 350.000 signatures, et les règles juridiques exigent une participation de 50% pour que le vote soit valide.

Fini les patrouilles de militants dans les trains

Les membres non armés de «Kotleba – Parti du Peuple Notre Slovaquie» – (L’SNS) ont commencé à patrouiller sur le réseau ferroviaire en Slovaquie à partir d’avril 2016 après une attaque violente d’un Tsigane sur un passager slovaque.

Le parti nationaliste, qui appelle également à sortir de l’Union européenne et l’OTAN, tout comme le parti populiste du SNS (voir ci-dessus), a décidé d’organiser des patrouilles de militants afin de protéger les passagers de la criminalité qu’ils attribuent le plus souvent à la communauté tsigane.

«La sécurité ferroviaire relève de la police et des autorités ferroviaires», a déclaré le ministère de la Justice en août. Le ministre de la Justice Lucia Zitnanska a déclaré que personne ne pourrait remplacer la police pour protéger les citoyens.

Le L’SNS organisait des patrouilles sur la ligne Zvolen-Levice, dans le centre de la Slovaquie, alléguant que la police a manqué à ses obligations envers le peuple.

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