Le Jobbik à 53% chez les 15-34 ans

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Hongrie, Budapest – La génération Y en Hongrie est très largement désintéressée de la politique mais est favorable au Jobbik. Les 15-34 ans interrogés et intéressés par la politique sont favorables à 53% au parti populiste hongrois.

L’étude internationale Millenial Dialogue a montré que la majorité des jeunes européens sont satisfaits de leur vie, cependant, parmi les quatre pays étudiés, c’est en Hongrie que les jeunes se disent le plus malheureux. Ils sont trois fois plus nombreux à être mécontent de leur vie en Hongrie qu’en Pologne ou en Bulgarie, et presque cinq fois plus qu’en Autriche. Alors que les 15-34 ans sont “optimistes” à 84% en Pologne, ils ne sont que les deux tiers à l’être en Hongrie. Les conditions matérielles semblent compter dans leur jugement de façon importante.

La génération Y tourne également le dos aux partis traditionnels, préférant s’investir dans le bénévolat ou les ONG que dans les carrières politiques. Et l’intérêt que les jeunes hongrois portent à la politique est remarquablement bas. 28,6% des 15-34 se dit intéressé par la politique, ce qui est même régionalement un taux particulièrement faible. Selon nol.hu, les études menées par le Magyar Tudományos Akadémia Politikatudományi Intézet (Institut des Sciences Politiques de l’Académie des Sciences de Hongrie) montrent que les trois mots les plus associés à la politique dans cette génération sont “corruption”, “mensonge” et “fraude”.

Seulement 60% des 15-34 voteraient à coup sûr, alors 20% s’abstiendraient. Et leurs votes iraient à 53% pour le parti populiste radical Jobbik, qu’ils considèrent à 35% comme celui qui comprend le mieux la situation des jeunes, suivi de loin par les verts-libéraux du LMP avec 12% et en troisième le parti au pouvoir de Viktor Orbán, le Fidesz, avec 10%. Selon les experts, la popularité du Jobbik chez les 15-34 vient du fait que ce parti a une image propre, sans scandales de corruption. Le Jobbik est actuellement le deuxième parti au parlement. Fondé en 2003, le parti a eu une réputation sulfureuse pendant une décennie, et mène depuis un an une politique de dédiabolisation, en vue des élections de 2018, devenant résolument populiste et visant à convaincre au-delà de son électorat classique.

sondage generation y

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