La Pologne annule son contrat à 3,4 milliards de dollars avec Airbus

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Pologne – Le ministère polonais du Développement a annoncé la semaine dernière qu’il rompait les négociations avec Airbus, qui concernaient une commande de 50 hélicoptères Caracal.

Le ministère du Développement a précisé que la compagnie Airbus avait proposé un contrat qui n’assurait pas suffisamment l’intérêt ni la sécurité économique de la Pologne.

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C’est le gouvernement précédent qui avait signé cet accord préliminaire avec Airbus, pour améliorer la défense du pays. Le PiS avait alors critiqué cet acte, en disant qu’il aurait été préférable de se tourner vers des producteurs locaux.

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La Pologne cherche toujours à s’équiper en hélicoptères militaires, aussi des membres du gouvernement actuel, dont Beata Szydło, ont fait plusieurs visites dans des usines du sud-est de la Pologne, pour respecter le souhait premier du PiS qui est de “produire l’équipement militaire de l’armée polonaise en Pologne.” Aussi, Beata Szydło a déclaré que “l’industrie doit être producteur de croissance économique et aussi créer des chances pour les compagnies locales de rivaliser avec les meilleurs acteurs mondiaux.”

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5 Comments

  1. Pourquoi dites-vous que la Pologne “annule son contrat”?
    Si elle ne fait que rompre les négociations avec Airbus alors il n’y avait pas de contrat. Elle ne fait que mettre un terme à des négociations débutées par le gouvernement précédent, négociations dont les dessous ne sont pas très clairs.

  2. Effectivement, le contrat n’avait pas été signé. Airbus Helicopters avait été sélectionné à l’issue d’un appel d’offre pour la phase des négociations exclusives. La Pologne a simplement mis fin aux négociations et non pas rompu un contrat existant ni “annulé sa commande” comme l’ont écrit certains journaux français. Le choix du Caracal dont seule une partie des exemplaires achetés auraient été uniquement assemblés en Pologne était d’ailleurs curieux pour un pays qui produit sur son territoire et exporte depuis plusieurs années les hélicoptères Black Hawk de l’Américain Sikorsky et qui a aussi une usine de l’Italo-Britannique Augusta-Westland. Pour les Polonais, acheter les Caracal, c’était ne pas maîtriser l’ensemble des technologies et mettre ses propres travailleurs au chômage. C’est à se demander s’il n’y avait pas eu des pots de vin de versés au gouvernement précédent, tellement cela paraissait contraire aux intérêts polonais.

    1. Merci pour ces précisions “curieusement” absentes des medias officiels.
      Certains dirigeants et industriels français devraient commencer à comprendre que les pays d’Europe de l’est aspirent à être traité différemment de ceux où règne la loi du bakchich, combien même ils y auront été initiés autrefois, pour certains lors de l’occupation turque et pour d’autres lors de l’occupation russe …

  3. Je constate avec tristesse l’ignorance de certains commentateurs…

    @ Olivier et Cunégonde: Acheter le Caracal c’est ne pas maîtriser l’ensemble de la technologie… Airbus proposait 100% de transfert technologique, 123% de retour sur investissement ainsi que la création d’une chaîne d’assemblage en Pologne, ajouté à ceci que Airbus à déjà des usines en Pologne. Ce n’est pas l’intérêt polonais qui a été sauvé, c’est des visées clientélistes rien de moins. Ils achèteront du UH-60 (américain!!!) à la place, et le jour ou ils en auront besoin ils demanderont aux américains avant de s’en servir (Oui, les US vendent avec un droit de regard sur l’utilisation, ce que ne fait pas la France par exemple).

    @Renard Mauvais exemple. Si la droite revient au pouvoir en France et vend de nouveau de produits de défense à la Russie il ne faudra pas se plaindre.

    1. Apparemment, vous ne savez pas de quoi vous parlez : Les états exportateurs d’armes anglo-saxons et européens intègrent une clause d’utilisation pour chaque vente. De plus, les acheteurs restent toujours tributaire des états vendeurs en matière de pièces de rechange.
      C’est bien évidemment en raison de cette clause que le contrat avec la Russie a – heureusement – été annulé sans que ce pays n’ait pu prétendre à compensation autre que le remboursement des sommes versées, contrairement aux bobards que les poutinolâtres déversaient sur leurs blogs de “réinformation”. 🙂
      En ce qui concerne le retour de la droite aux affaires, ne vendez pas la peau de l’ours avant même d’être en mesure de le conceptualiser : la sécurité de la France et de ses alliés ne sont heureusement pas soumises aux lubies partitocratiques.
      Et, ne vous en déplaise, les alliés de la France sont Européens et Anglo-Saxons ; la menace est, en plus du terrorisme islamique, essentiellement la Russie poutinienne, impérialiste et expansionniste, belliqueuse et haineuse, nostalgique et revancharde.

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