Roumanie : révolte, certes, mais de qui contre qui ?

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Roumanie – Une série de manifestations relativement importantes a lieu dans la capitale roumaine et dans quelques autres villes de province. Environ 50.000 personnes (selon les autorités) ont protesté le 1er février 2017 contre le gouvernement nommé suite aux élections de décembre. C’est la plus importante manifestation depuis décembre 2014. Fait inédit, le président de la République, Klaus Iohannis, soutient ouvertement ces manifestations. Certains parlent de “tinériades”, reprenant le terme de “minériade“, mais faisant référence cette fois non aux mineurs mais aux jeunes, tineri. L’écrivain Modeste Schwartz nous livre son analyse des événements.


Pour couper court d’entrée de jeu aux polémiques simplistes : oui, une bonne partie du personnel politique du Parti Social Démocrate roumain (au pouvoir depuis décembre dernier, sous la forme du gouvernement Grindeanu) est « corrompue » – comprendre : a ou a eu des activités délictueuses (dessous-de-table, abus de biens sociaux etc.) à se reprocher – comme l’intégralité – sans exception aucune ! – de la classe politique roumaine, et à vrai dire (l’affaire Fillon aide maintenant à s’en rendre compte), de la classe politique européenne. Grand capitaine auto-proclamé de la « croisade contre la corruption » que les médias européanistes cherchent en ce moment à vous vendre comme une « révolution de la jeunesse », le cinquantenaire Klaus Johannis, président de la république de son état, était, avant son entrée en politique, professeur de physique dans un lycée de sa ville natale de Sibiu, en Transylvanie. Un professeur de lycée en Roumanie gagnait alors au grand maximum l’équivalent de 300€/mois. Ce même Johannis (dont les mauvaises langues chuchotent qu’il serait le gendre d’un ancien haut-gradé de la Securitate) possède, à Sibiu (ville touristique, admirablement rénovée, où l’immobilier se négocie fort cher) sept maisons – qu’il a affirmé sans ciller avoir payées sur les revenus (d’ailleurs non-déclarés…) de cours particuliers !

Quant au nouveau parti « Unis Sauvons la Roumanie » (USR), qui se présente comme la grande alternative générationnelle et culturelle (malheureusement totalement dépourvue de véritable programme politique en-dehors de la fameuse mystique « anti-corruption »), il a pour figure charismatique la française (mariée à un roumain) Clotilde Armand, qui dit en ce moment « regretter » les fonds faramineux qu’elles a touchés « pour activités de conseil » de la multinationale Bechtel, qui a construit en Transylvanie l’une des autoroutes les plus courtes et les plus chères de toute l’histoire du BTP.

Par conséquent, à supposer que les roumains sortent de l’apathie politique qui reste leur attitude majoritaire, on s’attendrait à des manifestations apolitiques, demandant par exemple un changement de constitution, un remplacement total du personnel politique, la démocratie directe, ou par tirage au sort, ou que sais-je. Il n’en est rien : les 50.000 « jeunes roumains » qui protestent (chiffre officiel, probablement surestimé – mais même s’il est exact : le gouvernement en place doit sa légitimité à … 4 millions de bulletins de vote – soit 1 manifestant pour 80 votants…) réclament explicitement, et de façon de plus en plus violente et illégale, la chute (et même l’interdiction) du PSD ; quant à la solution de remplacement à laquelle ils pensent (à supposent qu’ils pensent) – la présence, dans les rangs des manifestants, du président Johannis (initialement porté au pouvoir par le Parti National Libéral – PNL, aujourd’hui principal parti de l’opposition) et des leaders de l’USR laisse assez peu de place au doute. Les « jeunes beaux et libres » (selon leur propre rhétorique) veulent donc remplacer un personnel politique corrompu assis sur une forte majorité démocratique par un personnel politique corrompu sans assise démocratique. Comment expliquer une pareille démence ?

Étant donné que

  • Une partie des manifestants sont effectivement relativement jeunes, privés de conscience historique et de connaissances socio-économiques par le naufrage du système scolaire roumain (et européen) et se contentent de suivre les mâles et femelles alpha de leur entourage associatif à des manifestations souvent « ludiques » qui sont aussi une bonne occasion de socialiser, draguer etc. ; et que
  • Une autre partie des manifestants est constituée d’activistes salariés d’ONG financées par les organismes de la galaxie Soros et les fondations politiques qui exécutent les basses-œuvres de la diplomatie allemande en Europe de l’Est,

on voit bien que la question ci-dessus doit être dédoublée, et déboucher sur la description de deux faisceaux de motivations :

  • S’agissant des manifestants sincères : qu’est-ce qui peut mener une partie d’une classe d’âge au degré de masochisme social et de haine de soi qui pousse un étudiant à vouloir renverser le gouvernement qui vient de lui rendre gratuit l’usage des trains dans tout le pays, un futur salarié à manifester contre le pouvoir qui a augmenté le salaire de base après une décennie d’austérité sous égide FMI-Berlin, etc. ? Pourquoi les roumains se détestent-il tant eux-mêmes, et entre eux ?
  • S’agissant des instigateurs, et surtout de leurs sponsors (aujourd’hui principalement allemands et « bruxellois ») : pourquoi tant de hargne ? Pourquoi tiennent-ils à tout prix à faire tomber le gouvernement Grindeanu et le parti conduit par L. Dragnea, alors même que la victoire de Trump semble les avoir privés de l’ingrédient secret (à savoir les interventions discrètes des services secrets, sous contrôle CIA) qui, jusqu’à présent, assurait le succès politique de mouvements de rue qui, à Paris ou Londres, passeraient littéralement inaperçus (car minuscules et politiquement amorphes) ? Pourquoi lancer toutes leurs troupes de la « société civile » dans ce combat incertain, au risque de les décrédibiliser durablement en cas d’échec, alors même que le PSD (qui aurait déjà pu lancer plusieurs fois une procédure de suspension à l’encontre de Dragnea – et ne l’a pas fait) semble disposé à « faire des concessions », voire carrément à négocier ?

Répondre à la première question demanderait un petit traité d’histoire et d’anthropologie de la Roumanie, que j’essaierai de résumer dans un article ultérieur. Pour l’instant, contentons-nous d’une conclusion très générale : nés et élevés dans une colonie de facto où leur comportement politique (par vote ou manifestation) n’a jusqu’ici jamais eu le moindre impact sur la conduite réelle du pays et sur leurs conditions de vie, les jeunes roumains ne savent littéralement pas ce qu’est la politique, et cèdent en chiens de Pavlov aux provocations des agitateurs professionnels de la société civile pour participer à ces rites tribaux de purification collective que sont en réalité les marches « anti-corruption ».

Répondre à la seconde question, en revanche, demande beaucoup moins d’intuition, d’interprétation, de concepts et de philosophie. Il suffit, à vrai dire, d’être informé des démarches récentes du gouvernement Grindeanu, et du programme de gouvernement qu’il compte appliquer au cours des prochains mois (informations hautement publiques, mais soigneusement passées sous silence par la presse occidentaliste roumaine et la quasi-totalité de la presse étrangère) pour comprendre que la Reich-chancelière Merkel ne peut tout simplement pas accepter une pareille mutinerie, ni même se contenter d’une négociation avec les mutins, mais exige un châtiment exemplaire – au besoin, selon la méthode éprouvée en Ukraine.

Le gouvernement Grindeanu, avant d’adopter des décrets d’amnistie (objets de la fureur des « jeunes beaux et libres ») qui, contrairement à ce qu’on lit ça ou là dans la presse aux ordres

  • n’ont pas été, et de loin, sa première mesure (voir ci-dessous),
  • ne « légalisent pas la corruption » et n’amnistient pas tous les faits de corruption (ils instituent en réalité un plafond équivalent à 40 000€ pour le déclenchement d’une procédure spécifique de justice anti-corruption, et il semblerait, notamment, que les faits – d’ailleurs en attente de jugement – reprochés à L. Dragnea ne soient pas concernés par l’amnistie)
  • étaient absolument nécessaires, le PSD ne pouvant pas gouverner avec le canon de la Direction Nationale Anti-corruption (entièrement aux ordres des Occidentaux) braqué sur la tempe,

le gouvernement Grindeanu, disais-je, pendant la dizaine de jours qui ont séparé sa récente entrée en fonction de la passation desdits décrets, n’a pas chômé. Il a notamment :

  • relevé le niveau du salaire minimum et du point de retraite, annulant ce faisant les mesures d’austérité que les gouvernements de la présidence Băsescu (notamment le gouvernement Boc) avaient adoptées, obtempérant de bonne grâce aux dictats du FMI, de Berlin et de Bruxelles ; et
  • annoncé la défiscalisation des salaires de moins de 500€ (eh oui : il y a encore un mois, en Roumanie, pays membre de l’UE, de nombreux salariés payaient des impôts sur des salaires de 300€, dans des villes où la location d’une chambre dans une collocation coûte rarement moins de 100€ – la nourriture dans la grande distribution étant grosso modo aux prix hongrois, pas loin des prix autrichiens).

Non seulement ces deux mesures « donnent le mauvais exemple » à toute l’Europe du Sud et de l’Est en train de secouer le joug de l’ordo-libéralisme allemand pour se tourner vers des politiques de croissance, mais elles affectent directement le capital allemand. L’Allemagne (c’est-à-dire le grand capital bavarois et ses auxiliaires autrichiens) est en effet devenu le principal investisseur externe en Roumanie, suivi par la France, tandis que l’Amérique (encore très présente au début des années 2000) semblait, depuis les présidences Obama et son Asia Pivot, vouloir « passer la main ». La haute rentabilité de ces investissements (les entreprises roumaines présentant en général un taux de profit double par rapport à la moyenne de la zone euro) est essentiellement basée sur l’exploitation effrénée d’une main-d’œuvre asservie (avec un SMIC calculé très exactement de façon à permettre la survie misérable d’un individu sans charge de famille et sans loyer – les roumains étant, comme la plupart des européens de l’Est, en général propriétaires d’un appartement en mauvais état racheté à l’Etat au début des années 90, ou d’une petite maison villageoise) – d’où une mobilité sociale et géographique très basse, une dégringolade démographique sans précédent et le plus haut taux d’émigration des pays non-africains du monde (plus haut que le taux syrien, période de guerre comprise !).

Jusqu’ici, cependant, je pense qu’on serait restés dans le domaine du négociable : quelques cadeaux fiscaux aux gros « investisseurs » allemands (comme E.on Ruhrgas, qui a mis la main sur l’ancien monopole d’Etat du gaz en Transylvanie, et facture à prix allemand à la population le gaz acheté bon marché… à la Russie), et Munich se serait calmé, laissant comme toujours les petits poissons et les investisseurs français faire les frais de la nouvelle politique (les français, cela dit, très présents dans la distribution, ne doivent pas trop se plaindre du turbo que Grindeanu cherche à ajouter au pouvoir d’achat des classes populaires roumaines…).

Mais voilà, l’odieux gouvernement PSD prévoit aussi de créer

  • un Fond Souverain de Développement et d’Investissement (FSDI), à l’exemple de la Norvège, de la France, de l’Arabie Saoudite etc., qui serait alimenté par les bénéfices des entreprises qui appartiennent encore l’Etat (vous avez dit « bénéfices » ? – tiens, tiens… les gouvernements précédents nous disaient pourtant que ces « trous sans fond » gagneraient à être privatisés…), et servirait notamment à doter la Roumanie des maillons agro-alimentaires (élaboration, conserverie, embouteillage) qui lui manquent entre son énorme fertilité agricole et un marché intérieur de 18 millions de consommateurs en majorité convaincus (à raison) que les aliments produits en Roumanie sont meilleurs et plus sains que ceux d’importation.

Ici, du point de vue de la métropole coloniale, on entre dans le domaine du non-négociable. Par une telle mesure, la Roumanie envisage tout simplement de contester unilatéralement le statut de colonie extractive (source de matières premières pratiquement gratuites et de main d’œuvre émigrée bon marché) qui lui a été assigné dans l’ordre mondial actuel, revendiquant – sinon une souveraineté entière, dont elle n’a pas les moyens militaires – un statut de colonie productive, comparable à celui de la Hongrie (où le salaire moyen est plus élevé d’à peu près 50%, et où la ponction migratoire est moins sensible).

Voilà donc qui se révolte réellement en ce moment : l’Allemagne, comme métropole coloniale, contre le gouvernement démocratiquement élu de la Roumanie (avec ses affaires de corruption – ni plus ni moins que les précédents et… que les suivants), qu’elle cherche en ce moment à renverser au moyen d’un putsch unissant les efforts des fondations politiques allemandes (F. Adenauer, F. Ebert, R. Luxemburg) avec ceux de la « société civile » de marque Soros – laquelle, cette fois-ci, ne prend même plus la peine de feindre l’apolitisme ou le « trans-partisanisme », appelant tout simplement à rappeler au gouvernement l’ancien commissaire européen Dacian Cioloș, « technocrate » jamais élu par personne, imposé sans majorité parlementaire par Johannis en 2014 au terme d’un premier « maïdan » bucarestois, et qui vient d’être écarté du pouvoir par un vote massif de condamnation de sa politique des deux dernières années.

Il faut dire que l’UE, maintenant si véhémente dans les louanges qu’elle lui adresse, ne lui avait pas facilité la tâche : considérant qu’elle contrôlait désormais directement sa plantation roumaine, la métropole coloniale avait même décidé de rabioter un peu plus, en conséquence de quoi le bilan de Cioloș en matière d’absorption de fonds structurels, par exemple, a été encore plus catastrophique que celui (notablement mauvais) des gouvernements précédents. Voilà l’élite compétente et virginale que les « jeunes beaux et libre » d’A. Merkel et de G. Soros s’efforcent actuellement de ramener au pouvoir, au mépris du vote populaire. A la lumière de tels développements, on peut désormais considérer comme achevée la transition de l’UE vers une structure parasitaire comparable (dans ses buts et ses méthodes) à ce que fut la tristement célèbre United Fruit Company dans l’Amérique latine d’avant les révolutions néo-bolivaristes. Manquent encore les escadrons de la mort. Encore quelques efforts, M. Johannis, pour devenir un vrai Pinochet !

Par Modeste Schwartz.

46 Comments

  1. Une nouvelle fois l’auteur mélange une analyse de politique intérieure avec la géopolitique
    Sur l’analyse de la politique intérieur je ne peux pas me prononcer je connais assez mal la situation roumaine

    Mais pourquoi associer à cette analyse une idéologie tiers-mondiste, anti-colonialiste et anti-occident ?

    Franchement si on souhaite lire ce genre d’analyses sur la politique internationale, autant aller sur un site pro-Mélenchon quoi…

    En plus l’auteur précise lui même que la corruption semble toucher toute la classe politique roumaine (Donc autant les pro-occidentaux que les pro-russes…)

    1. tout est lié.. que croyez vous.. la Roumanie a une position très sensible désormais avec l’ otan, et son status de pays réservoir de main d’ oeuvre pour l’ économie allemande, et ses ressources pas chere..

  2. Où ai-je parlé de pro-russes?
    Sur l’échiquier politique roumain, ils n’existent pas. Et d’ailleurs, c’est pas grave, étant donné que la Russie se préoccupe de la Roumanie comme de sa première chemise.
    Je parle bien de questions internes. Les sweat-shops que le capital allemand fait fonctionner en Roumanie ne sont pas “géopolitiques”, pas plus que les usines qu’il fait fermer en France.
    Ces questions internes que vous reconnaissez ignorer, tout en affirmant péremptoirement qu’on trouve l’équivalent de mes analyses sur “un site pro-Mélenchon” (lequel?).
    Donc veuillez me donner un lien vers le site en question, svp.. Que je puisse moi aussi le cultiver.

    1. Vous ne parlez pas de pro-russes mais vous ne définissez pas non plus ce que serait cet autre camp face à l’occident : Juste la Roumanie ?
      Et qu’est-ce que l’occident pour vous ?

      Quand à ce discours sur la Roumani colonisé : Par qui ? Encore l’occident ?
      Si oui, alors quelle est votre définition de l’occident ? Une entité géopolitique ? Un concept ?

      Car aux USA aussi l’économie est en bonne partie contrôlée par des oligarchie peu patriotes, et parfois même absolument pas occidentale (chinoise parfois)

      Quand à Mélenchon, je pointe juste la proximité entre votre ligne géopolitique et la sienne (Ligne tiers-mondiste (CF votre précédent article), critique du colonialisme et de l’occident)
      Je ne parlais pas d’un site en particulier, je pointais le faite que ce genre de discours auraient plus leur place sur un site pro-Mélenchon…

      1. Vous avez entièrement raison dans vos remarques : ces types, les propagandistes de la mafia Poutine – vivent encore dans ce passé, combien même ils ne l’ont pas connu. Je ne sais pas si vous aviez lu ma dernière contribution sur l’autre article mais il explique en partie la “raison” de ce comportement.
        Il explique aussi pourquoi, au lieu de faire dans la propagande russe directe, certains louvoient en faisant l’apologie des partis internationaux-socialistes héritiers des collabos d’hier, en tentant les faisant passer pour des “résistants à l’ordre mondial” . Sur le site emblématique fdesouche, ils avaient essayé de ressortir de son cercueil Georges Marchais en tentant de le faire passer pour un super-patriote anti-immigrationniste. 😆
        Ils osent tout, c’est à ça qu’on les reconnaît …
        D’ailleurs, je me demande si je n’avais pas tapé dans le mille en comparant ce type à Alexandre Latsa : les mêmes mensonges, les mêmes manœuvres grossières, les mêmes références risibles et surtout la même prétention à faire la leçon à des gens tout de même bien au dessus d’eux en matière cognitive tout en se gargarisant d’une pseudo-érudition tout ce qu’il y a de plus virtuelle …

        1. A part un bémol sur l’activité de Clotilde Armand qui travaille pour Egis et pas pour Bechtel , l’analyse est pertinente.Que vous ne voulez pas l’accepter c’est votre problème.Pour ce qui est propagande russe on est enfin sorti de l’idée Russie égale communisme qui nous a fait beaucoup de mal. C’est pardonnable vu ce qu’on a vécu pendant le communisme.Mais pour ceux qui connaissent un peu l’histoire de la Roumanie, par honnêteté intellectuelle faut reconnaître l’appui qu’on eu pendant des siècles contre l’Empire ottoman , contrairement a l’occident qui l’a toujours soutenu contre les russes . Et vous savez quoi , Allemagne soutient toujours la Turquie.En tant que français ne pas vouloir voir la position de l’Allemagne en Europe, c’est être un peu aveuglé par une idéologie qui est perdante , le néolibéralisme. Et oui monsieur, à l’école en France on parle même de néocolonialisme.Et si la France ne se secoue pas elle sera définitivement à la botte allemande.Et c’est pas moi qui le dit 🙂 http://www.iris-france.org/note-de-lecture/russie-alliance-vitale/

          1. 1. Rien à battre de votre germanophobie. Vous pouvez la camoufler en “résistance”, cela n’enlèvera rien à sa réalité.
            2. La Russie, qu’elle soit tsariste, soviétique ou empoutinée reste à l’heure actuelle un pays qui n’a jamais apporté autre chose qu’un impérialisme haineux et agressif, expansionniste et éternellement revanchard. En conséquence elle reste le principal ennemi des Européens. On en reparlera lorsque le régime mafieux actuel aura été mis bas et lorsque la Russie connaîtra enfin un régime digne de ce nom.
            3. Je ne commente bien évidemment pas vos pathétiques falsifications de l’histoire européenne. Pas de temps à perdre avec vos sornettes.

        2. alors vous, vous etes le parfait débile, c’est confirmé!

          et en effet marchais était anti immigration.. les communistes ne sont devenus immigrationniste que pour des raisons électorales, c’est tout con (voir le reportage sur saint denis il y a 15j…)

          1. 😆
            Je ne lui ai même pas tendu de piège :
            J’ai juste collé une affiche “attention piège !” et voilà que John s’en va chercher une pelle, creuse un trou très profond et se jette lui-même au fond de ce trou …
            Ces types sont VRAIMENT en train de nous faire de la propagande soviétique de bas-étage !!!
            J’aurais dû parler de la Corée du Nord et ce type aurait loué l’harmonie philosophique de la Juche sassang …

  3. Pour préciser ma pensé, au delà même de l’idéologie “anti-occidentale”, c’est l’utilisation même du mot “occident” qui m’interpelle bien souvent

    Que défini-t-on aujourd’hui derrière le mot “occident” ?

    Dans cet article, ils semble prendre le sens qu’il avait lors de la guerre froide

    Mais on est en 2017 ! :
    C’est à dire, à l’heure ou la Chine de Xi Jinping défend la mondialisation face aux USA de Trump qui défendent plus de protectionnisme
    Comment peut-on encore utiliser des critères d’il y a 30-40 pour définir le monde ?
    Aujourd’hui la vrai fracture me semble être entre mondialiste et nationalistes / protectionnistes
    On peut trouver à la fois des dirigeants de pays qu’on qualifiait d'”occidentaux” ou de “l’Est” (Comme disent ceux qui ignorent les concepts d’Europe centrale et orientale) chez les mondialistes et les nationalistes…

  4. Eh bien justement, le conflit actuel à Bucarest oppose un gouvernement potentiellement protectionniste (bien que nominalement “socialiste” – un mot qui n’a jamais rien voulu dire en Roumanie) à une opposition typiquement mondialiste/no-border.
    Petit détail croustillant à propos de mon “mélanchonisme” rampant: le patronat roumain est du côté du… gouvernement!
    http://www.cotidianul.ro/incetati-sa-sicanati-activitatea-executivului-care-are-rolul-exclusiv-de-a-guverna-aceasta-tara-nu-de-a-purta-razboaie-295495/

    1. Dans ce cas parler plutôt de protectionnisme et de mondialisme, car parler d’occident ça veut tout et rien dire aujourd’hui…

      Quand au patronat qui défend le gouvernement : Ils défendent ceux qui leur permette de rester en place et faire des affaires quelle que soit leur idéologie
      Je pense qu’ils s’en moquent un peu des discours pendant les élections

      Ils peuvent donc défendre la gauche, la droite, ou qui sais-je encore la question n’est pas là…

      De plus, je parlais de Mélenchon par rapport à sa ligne en politique et sa rhétorique en politique étrangère (Anti-occident, tiers-mondiste, anti-colonialiste)

  5. Bref: vous vous gargarisez de mots et n’avez en réalité d’intérêt que pour la politique franco-française – ce qui est très respectable en soi, mais alors, à quoi bon venir encombrer le thread d’une analyse portant sur un tout autre pays, sur lequel vous ne savez visiblement rien?
    Vous vous ennuyez vraiment à ce point?

      1. Non, ce sont des gens qui commentent et rient de grossiers bobards.
        Qu’importe ! Le fait est que les Roumains qui se sont mobilisés contre le parti des corrompus viennent de marquer un point : retrait des décrets protégeant les politicards corrompus du PSD, international-socialiste et ancien collabo de la Russie soviétique, actuel collabo du Poutinistan mafieux et hautement corrompu, la boucle étant ainsi bouclée …
        Ne vous en déplaise !

      1. La France ne paye que le prix de ses propres mauvais choix en matières politique et économique. Sa dignité lui interdit bien évidemment d’accuser de prétendus responsables extérieurs à ses échecs, à l’exception de ses prétendants politiques les moins respectables (Mélenchon, par exemple).

    1. “et n’avez en réalité d’intérêt que pour la politique franco-française”
      […]
      “Vous vous ennuyez vraiment à ce point?”

      Merci d’éviter d’entrer sur le terrain personnel…

      Quand on connait mal une situation, la première question que l’on se pose justement c’est : “En qui puis-je avoir confiance ?”

      Et désolé, mais cet article empreint d’idéologie datant d’un autre siècle ne m’encourage pas à avoir confiance dans vos analyses

      C’est bien dommage car les autres auteurs et sources du Visegrad Post sont elles bien plus intéressantes et bien moins empreinte d’idéologie
      On est quand même sur un des rares sites à parler d'”Europe centrale” plutôt que d'”Europe de l’Est” (comme on entend encore trop souvent)

  6. Aujourd’hui, retrait du décret visant à protéger les politicards corrompus et amnistier ceux qui ont déjà été condamnés :
    Victoire du peuple roumain contre les prétentions du parti socialiste empoutiné, hautement corrompu et ancien collabo de l’occupation soviétique.

    Hé oui, la mobilisation du peuple porte souvent ses fruits.
    Seuls les peuples soumis subissent en permanence !
    N’en déplaise aux éternels cocus de l’Histoire …

      1. Ah non, effectivement . Pas même l’ombre d’un avis personnel ou d’un début d’opinion …
        A propos d’effondrement, il semblerait que Loukachenko commence à en avoir vraiment marre des menées oppressive de Poutine à l’encontre de l’état biélorussien.
        S’il nie pour l’instant son intention de sortir de l’Union eurasienne, il y a assurément de l’eau dans le gaz entre les deux “états sœurs” … 🙂

        Il y a sûrement quelque chose à explorer pour le Visegrad Post. En évitant si possible de faire appel à un propagandiste moscoutaire …

  7. Pendant que Renard s’acquitte de sa norme syndicale de trolling (probablement pour avoir de quoi nourrir et dorer son ukrainian bride – on t’as reconnu, vieux…), Sputnik.md (édition en roumain) publie depuis plusieurs jours des articles favorables au maïdan qui conteste ce “PSD empoutiné” (LOL – dont le premier réflexe après victoire électorale est… de filer à Washington). A priori, le FSB fait ça tout spécialement pour me permettre de décrédibiliser la juste argumentation du warrior Renard sur le forum de VP. Comme ils sont forts, ces russes!

  8. 😆
    Sur l’autre article, le type se fantasmait en cible de la C.I.A. et maintenant, il s’imagine que je le prendrais pour un agent du F.S.B. …
    Désolé de décevoir mais je vis dans le monde réel, MOI !
    Et je le considère pour exactement ce qu’il est. Absolument rien de plus !

    C’est une blague ou quoi ? Comment peut-on être aussi ridiculement caricatural en se prenant autant au sérieux ?

  9. Ne connaissant rien à la politique roumaine mais ayant suivi dans les médias, surtout alternatifs, les manifestations actuelles, je vous remercie, l’auteur, pour cet article bien plus instructif et sensé que les mouvements émotionnels de soutien au “bon peuple oppressé se révoltant contre les méchants corrompus” constatés ailleurs.
    J’avais d’ailleurs instinctivement vu l’ombre de Soros mais votre article m’en apprend bien plus.
    De plus, parler de l’UE comme d’une puissance coloniale est particulièrement bien vu.
    Merci.

    1. Ben, c’est pourtant la réalité : une mobilisation d’une bonne partie du peuple – et notamment de la jeunesse urbaine – contre le parti le plus corrompu de Roumanie qui a tenté de protéger et d’assurer l’impunité des inculpés et des condamnés.
      Je sais que dans certains milieux, toute mobilisation populaire est vue sous l’angle haineux de la suspicion complotiste et soumise à des accusations grotesques mais pourtant, faudra vous y faire. Ou alors, évitez au moins de souiller le mot patriote en vous en affublant parce que c’est tout de même au nom du peuple que les vrais patriotes s’engagent !

      Tiens à ce propos, devinez qui en son temps avait profité des mannes financières de Soros …
      Un indice : il s’agit d’un haut personnage de la scène politique hongroise !
      Lorsque vous aurez trouvé, vous nous direz si vous considérez encore que tous ceux qui ont bénéficié de ce genre de financement feraient partie d’une sorte de “complot” permanent …

  10. L’article est truffé de sophismes et fait la part belle aux gauchistes de tout bord. En revanche, ce que ne dit pas l’autrice – et qui me semble être essentiel pour tout commentaire sur les manifestations massives (un demi-million de participants le dimanche 5/2) qui se déroulent actuellement à travers toute la Roumanie – est le fait que le gouvernement a adopté un soir, à 22h30, une OUG (ordonnance d’urgence du gouvernement) dépourvue de toute urgence (sic!), sans aucun avis des institutions concernées, sans aucune consultation ou débat public, dans un pur style dictatorial. Et le tout au profit de quelques ténors de la classe politique, profondément corrompus et poursuivis en justice. Cette ordonnance avait pour but l’amnistie de la plupart des délits de corruption et de conflits d’intérêts. Elle ouvrait la possibilité de gracier tous ceux déjà condamnés pour le même type de délits.
    Voilà la réalité des choses !
    Un manque criant de transparence et d’un minimum de procédure démocratique ont mis les gens hors de chez eux !

  11. „…de notre envoyé spécial en Roumanie, Hongrie, Grande-Galicie et autres pays en -ie, Pascal Lassale, alias Salade, alias Renard, qui, il y a pas si longtemps encore léchait le cul de Douguine, hélas, les russes ont une allergie à la mendicité.”
    Et merci à l’Éducation Nationale du gouvernement PS, pour la magnanimité avec laquelle elle affecte un plein salaire à l’activité de trollage de ce gogol88 sur les forums de VP. Sans lui, notre vie de ré-informateurs méticuleux serait presque ennuyeuse. Pas autant que la sienne, mais presque.

    1. 😆
      De grands malades, ces empoutinés ! Haineux et paranoïaques comme des hommes de main de Mélenchon …
      Non, bonhomme, je n’ai rien à voir avec Pascal Lassalle, qui lui-même étant un personnage public n’a bien évidemment aucun intérêt à essayer de se dissimuler contrairement à quelques propagateurs de désinformation néo-soviétique qui essayent de fourguer leur bobards sur le net.

    2. [Un mot censuré m’oblige à caviarder ma réponse au “modeste” désinformateur poutinolâtre]

      De mon côté, je suis simplement un esprit libre et curieux qui se renseigne sur le monde qui l’entoure, et au delà si possible. Heureusement, il y en a encore beaucoup comme moi dans la mouvance identitaire. C’est ainsi que je me suis retrouvé sur le Visegrad Post depuis quasiment sa création.
      Et si j’ai apparemment tapé dans le mille en reconnaissant la nouille Latsa dans ta “modeste” prose, c’est surtout en ma qualité de simple entomologiste amateur : lorsqu’un insecte ressemble en tous point à un autre animal unanimement reconnu comme membre de la famille blattoptères, j’émets quelques suppositions : “aurait-on affaire à la même blattaria ? “.
      A charge dudit insecte de le confirmer, et c’est ce qui vient d’arriver apparemment … 😉
      Ceci étant dit, je n’en ai moi-même aucun mérite à avoir renversé la poubelle pour t’exposer à la lumière du jour : tout le monde se moque de qui tu es en réalité. L’important est que le moins de monde possible ne soit dupe de ton opération de désinformation.
      En dehors des esprits déjà soumis et captifs, s’entend.

  12. Hormis le nombre de manifestants, pour le reste je me permets de confirmer.

    J’ajouterai 3 autres points :
    1/-les manifestations ont commencé deux jours avant cette fameuse ordonnance, précisément le 29 janvier, et suite à l’incendie d’une boite de nuit, Le Bamboo, qui fonctionnait sans autorisation, comme le Collectiv en octobre 2015, soldé par plus de 70 jeunes brûlés vifs … cela avait alors entraîné des manifestations contre la corruption et fait chuter le gouvernement de Victor Ponta pour être remplacé par le « fameux » Dacian Julien Ciolos dont on découvrira ensuite qu’il cumulait sa fonction de 1er ministre et ses indemnités de fonctionnaire européen, soit un bonus de 8.000 euros mensuels dans un pays où le SMIC est inférieur à 200 euros nets. C’est seulement deux jours après que le gouvernement a adopté cette ordonnance d’urgence nr. 13, déclenchant des protestations avec le soutien actif du Président Johannis ;
    2/-cette ordonnance comblait un vide juridique suite à une décision de la Cour Constitutionnelle de Roumanie, qui aurait dû être suivie dans les 45 jours d’une modification de la Loi effectuée par le Parlement, et celui-ci étant en congés et n’ayant pas été rappelé, cette modification aurait dû être gérée par le gouvernement Ciolos, lequel n’a bien entendu rien fait …
    Il est aussi à noter que les membres de l’ancien gouvernement Ciolos sont vent debout contre l’utilisation du système des ordonnances d’urgence pour modifier le Code Pénal, alors qu’eux même l’ont fait en mai 2016, quand le parlement était en activité … o tempora, o mores ?
    3/-l’alliance actuellement au pouvoir PSD-ALDE a un programme social très critiqué par le Bruxellistan et par le FMI, en voici quelques mesures dont certaines sont déjà appliquées malgré le refus du même Johannis de voter le budget 2017 :
    –salaires administration locale : plus 20%
    –salaire acteurs : plus 50%
    –salaire dans l’éducation : plus 15%
    –salaire dans la santé : plus 50%
    –SMIC augmenté de 200 lei (soit 45 euros)
    –deux mesures pour les étudiants, gratuité du transport ferroviaire et bourses augmentées de 83 lei à 210 lei par mois
    –pour les retraités, le point de pension est augmenté de 25%, la retraite minimale passe de 400 à 520 lei, certaines cotisations sont supprimées (CASS) et les retraités touchant moins de 2.000 lei mensuels ne sont plus soumis à l’impôt
    –pour les mères, le congé parental est augmenté de 20% et l’aide à la réinsertion passe de 531 à 650 lei mensuels
    Concrètement, et hormis ces manifestants, il semble qu’une grande majorité des roumains soit satisfaite de ces mesures, par exemple les retraites ont été distribuées ce mardi 14 février, donc 5 millions de roumains (retraités) ont vu les résultats concrets.

    1. 😆
      C’est donc un horrible complot “occidental” ourdi contre les chevaliers blancs de l’international-socialisme …
      Toujours la même logorrhée !

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