Orbán : « La question des décennies à venir : l’Europe appartiendra-t-elle aux Européens ? »

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« Il y a vingt-sept ans, nous pensions que notre avenir est l’Europe », a déclaré ce matin le Premier Ministre hongrois Viktor Orbán à la 28ième édition de l’Université d’été organisée à Tusnádfürdő / Băile Tușnad (Pays Sicule, Roumanie). « Actuellement, nous sommes l’avenir de l’Europe. »

Roumanie, Băile Tușnad – Dans ce discours très attendu chaque année, Orbán a affirmé que les élections législatives qui auront lieu au printemps prochain en Hongrie auront aussi une importante dimension européenne, l’opposition réelle dont il lui faudra triompher étant les innombrables eurocrates de Bruxelles, les réseaux de George Soros et les médias complices de ces réseaux. Ce qui se produit en Hongrie aura d’importantes implications pour l’Europe tout entière, car aujourd’hui, une Hongrie forte joue un rôle essentiel dans la bataille visant à empêcher la « déchristianisation de l’Europe ».

Lors de la première édition de cette université d’été transylvaine, il y a 27 ans, a déclaré le premier ministre, « nous pensions que nous autres, combattants de la liberté de l’autre côté du Rideau de Fer, aurions un message précieux à transmettre à cette Europe qui vivait depuis 40 ans dans la prospérité. »

Il s’est ensuite penché sur la question de savoir ce qui fait la force d’un pays, reprenant dans cette perspective ses réflexions sur la Hongrie et l’Europe. Parmi les ingrédients essentiels : un pays fort devrait avoir de la croissance économique et ne pas vivre à crédit. Un tel pays doit disposer d’une majorité décisionnelle dans ses industries et actifs stratégiques et tout citoyen désireux de travailler devrait être en mesure de trouver un emploi. La Hongrie, a-t-il déclaré, a consacré près d’un trillion de forints [ndt. : plus de trois milliards d’euros] au rachat d’industries stratégiques qui avaient été privatisées en dépit du bon sens. Qui plus est, tandis qu’en 2010 [ndt. : lors du retour au pouvoir de son parti, le FIDESZ], 3.6 millions de personnes travaillaient en Hongrie, et 1.8 millions payaient des impôts, qu’aujourd’hui, 4.4 millions travaillent et paient des impôts.

Il a aussi ajouté qu’un pays fort ne peut pas se permettre un déclin démographique. Les seuls pays pérennes sont ceux capables de se maintenir biologiquement à la surface. Pour que la Hongrie y parvienne, dit-il, le taux de fécondité devra atteindre 2.1 enfants par famille.

Un état fort requiert aussi une bonne sécurité, ce qui inclut la protection de ses frontières et la lutte contre le terrorisme, mais aussi le maintien d’une conscience forte de son identité culturelle. Contrastant avec ces principes, « la situation [en Europe], déclara-t-il, permet aujourd’hui des constatations simples. »

L’immigration n’apportera aucune solution aux problèmes économiques de l’heure. Essayer de remédier à des déficits de main d’œuvre en important des migrants, a affirmé le premier ministre hongrois, c’est comme, pour un naufragé, de boire de l’eau de mer. « C’est aussi de l’eau, mais le problème ne fera que s’aggraver. »

Arrivé à ce point, il a adopté un ton très franc pour aborder les défis de l’intégration d’un grand nombre d’immigrés musulmans à une culture judéo-chrétienne, citant en exemple les différences séparant les deux cultures dans leur idée de l’égalité hommes-femmes. « Nous ne pourrons jamais être solidaires d’idéaux, de nations et de groupes ethniques qui se proposent de modifier la culture européenne … Nous ne pouvons pas être solidaires de groupes et d’idéaux opposés à l’existence et à la culture européennes, car le résultat final serait l’effondrement », a déclaré Orbán.

« La question des décennies qui viennent est de savoir si l’Europe va continuer à appartenir aux Européens. Si la Hongrie va rester le pays des Hongrois. Si l’Allemagne va rester le pays des Allemands, si la France va rester le pays des Français, si l’Italie va rester le pays des Italiens, » a déclaré le premier ministre Orbán, ajoutant que la bataille en cours l’oppose à « une alliance formée à Bruxelles contre la volonté des nations … constituée de bureaucrates européens et de l’empire de George Soros. »

Aujourd’hui, les intérêts de George Soros sont mieux représentés « à Bruxelles qu’à Washington D.C. ou à Tel-Aviv », a lâché Orbán, et affirmer l’existence d’un tel plan n’est pas une vaine absurdité conspirationniste. « Le plan de Soros existe. Il est articulé en quatre points », a-t-il dit : « il l’a rédigé lui-même, et c’est son empire qui l’a diffusé. »

Ce plan préconise « que chaque année, un million de migrants soient acheminés sur le territoire de l’UE. A leur arrivée, ils doivent recevoir l’équivalent en euros de 4.5 millions de forints [ndt. : près de 15 000€] » afin de maintenir « l’effet de succion. Cette somme est supérieure au revenu annuel moyen des Hongrois. » Le troisième point précise que ces migrants doivent être répartis entre les Etats membres, et le quatrième ajoute qu’une agence européenne doit vérifier le respect du plan par les Etats membres.

A propos des élites européennes, le premier ministre n’a pas gardé sa langue dans sa poche. Lorsque la volonté du peuple ne coïncide plus avec celle des gouvernants, a-t-il expliqué, on fait entrer en scène un « grand inquisiteur » pour garantir le maintien de la ligne. Dans la précédente équipe de la Commission européenne, c’était la Commissaire Reding ; dans l’équipe actuelle, c’est son Vice-président Timmermans, « qui, cette fois-ci, a davantage la Pologne que notre pays dans le collimateur. » Mais « une campagne d’inquisition contre la Pologne ne sera jamais victorieuse, car la Hongrie est solidaire de la Pologne. »

La protection des frontières de l’Europe, dit V. Orbán, a coûté à la Hongrie entre 260 et 270 milliards de forints [ndt. : entre 850.000 et 885.000€], dont l’Europe n’a assumé qu’une petite partie, de telle sorte que les politiciens, et notamment « des politiciens allemands au bord de la faillite » devraient, tant que cette somme n’est pas couverte, s’abstenir de parler du manque de solidarité de la Hongrie.

« Si l’Europe veut rester viable, elle doit reconquérir sa souveraineté sur l’empire de Soros », a-t-il encore déclaré, suggérant que cela devrait être le premier pas vers une solution à la crise de l’Union Européenne. Quant à la deuxième étape, elle devrait consister en une réforme de la Commission européenne, qui doit être dépolitisée et revenir à « la formule prescrite par les Traités Fondateurs ». Les Etats-nations doivent protéger les frontières de l’Europe. « Une fois que cela sera fait, les migrants doivent être éconduits du territoire de l’UE. « Cela peut sembler sévère, mais ceux qui sont entrés illégalement sur le territoire doivent être reconduits aux frontières », a affirmé le premier ministre hongrois. « Nous devons reconnaître que le continent européen ne peut pas rester dénué de toute protection. »

Une fois que ces mesures de base auront été adoptées, la Communauté Européenne doit « rétablir sa compétitivité », et, en vue de garantir la paix, les Etats des Balkans doivent être admis dans la communauté. Après quoi l’Europe devrait régler ses problèmes externes au moyen de « deux contrats historiques, d’une grande ambition » avec la Russie et la Turquie.

Cela ne sera pas simple comme bonjour. Dans l’Europe actuelle, les partis chrétiens, dit-il, ont été « déchristianisés » et « répondent aux attentes axiologiques et culturelles des intellectuels libéraux. Quant aux sociaux-démocrates, ils ont aussi cessé d’être de vrais sociaux-démocrates », a déclaré V. Orbán, ayant « perdu leurs prolétariats » et fait leurs les intérêts économiques du néo-libéralisme.

Selon le premier ministre hongrois, il existe un plan visant à livrer le territoire européen à une population cosmopolite à dominance musulmane. La réussite de ce plan exige que « la déchristianisation de l’Europe se poursuive », que sa gouvernance soit « bureaucratisée », et telle est, affirme-t-il, « la bataille que les pays européens doivent aujourd’hui livrer. »

Les prochaines élections législatives hongroises revêtent une importance toute spéciale, dans la mesure où « cette fois, elle aura aussi un enjeu européen », étant donné que c’est la Hongrie qui, avec l’aide d’autres pays du groupe de Visegrád, a coupé le couloir d’immigration qui passait par les Balkans occidentaux. Des partis de l’opposition hongroise ont clairement promis d’abattre la barrière protégeant cette frontière, et de céder davantage de compétences nationales à Bruxelles. « Aussi longtemps que je serai premier ministre, la barrière restera en place. Nous protégerons la Hongrie et l’Europe », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il faut obliger Bruxelles à rendre aux Etats-nations certaines prérogatives qui leur ont été retirées « illégalement, à [son] avis ».

« Nous sommes l’obstacle à la réalisation du plan de Soros », a dit V. Orbán, ajoutant que, de ce fait, l’opposition la plus sérieuse qu’il aurait à affronter dans la perspective de ces élections ne serait pas celle des partis de l’opposition hongroise. « Nous allons en tout premier lieu devoir nous mesurer à des puissances externes : le réseau Soros, les eurocrates de Bruxelles et leurs médias », a-t-il déclaré, ajoutant qu’on connaît bien leurs tactiques : chantage financier et dénigrement journalistique, allant souvent jusqu’à l’insulte.

L’enjeu est de taille, non seulement sur le front national, mais aussi au niveau européen. « Il y a vingt-sept ans, nous pensions que notre avenir est l’Europe », a déclaré le Premier Ministre, se souvenant de l’état d’esprit qui était le sien à l’époque de la première édition de cette université d’été. « Actuellement, nous sommes l’avenir de l’Europe. »

Article publié originellement sur About Hungary.
Traduit de l’anglais par le Visegrád Post.

Lire le discours complet ici

18 Comments

  1. D’une sidérante malhonnêteté intellectuelle.Les migrants clandestins resteraient chez eux si les pays de l’UE et de l’OTAN n’allaient pas détruire leur pays.Est ce que les syriens, les afghans, les irakiens ou les soudanais venaient en masse en Europe avant que leur pays ne soient détruits?
    La Hongrie participe à ces guerres même si cela reste symbolique.
    Les pays européens sont désormais des pays arabo-soviétiques.
    Aucune contradiction n’est admise sous peine de chicote…
    Les européens chialent mais ce ne sont pas les musulmans qui leur ont dit d’abandonner le christianisme.Est ce de la faute des musulmans si les européens ne croient pas en dieu?

    1. C’est au contraire une excellente analyse. Les vrais réfugiés constituent un faible pourcentage de la horde qui nous déferle dessus, sans femmes et sans enfants, et se conduisent en pays conquis, une horde que Soros et ses séides encourage à venir avec des promesses, et à laquelle nos gouvernements nous livrent. L’abandon du christianisme n’a en effet rien à voir avec l’islam, et en Europe, il est largement le fait de deux cents ans de franc-maçonnerie active et de la démission, de la compromission de l’Eglise elle-même. A l’abandon du christianisme, il faut ajouter la disparition programmée de la paysannerie qui en était le principal support. Les pays de l’est, moins atteints par cette gangrène morale, réagissent sainement.

  2. L’UE et l’OTAN forment une entité autonome, supra-nationale et non élue, ayant son siège à Bruxelles et qui martyrise tous les peuples, européens et non européens. Les nationalistes européens doivent donc se battre sur deux fronts : nous devons démanteler totalement le régime de Bruxelles – UE+OTAN – mais aussi nous protéger contre la submersion migratoire utilisée par le régime de Bruxelles pour exterminer les Européens.

  3. Dire que les syriens irakiens etc viennent pour exterminer les européens est complètement délirant. Ces gens étaient bien chez eux. C’est un peu comme si les hongrois de 1956 qui avaient trouvé refuge en Autriche étaient accusés de venir répandre le communisme!!
    Il est plus facile de mettre tous les problèmes des européens sur le dos des migrants et de L’Islam.D’ailleurs, la soit disant démocratie soit disant judéo chrétienne ressemble beaucoup au stalinisme. Comment de fois les merdias donnent la parole aux musulmans ou aux migrants?Quand est ce que la parole sera un peu à la défense?
    Les noirs et ou les musulmans ne viendraient pas en Europe si leur pays n étaient pas saccagés par les multinationales les marchands d’armes les services secrets etc des pays soit disant judéo chrétiens.Plus facile et plus lâche de s’attaquer aux clandestins qu’à ceux qui détruisent l’Afrique et le Moyen Orient.

    1. l’afrique , cet endroit où l’on vit encore en se massacrant au nom de Dieu qui demande de faire la razzia , de piller ,brûler, violer ? ont – ils eu besoin des blancs pour faire tout cela depuis la nuit des temps ?

      les milliards déversés chez eux depuis des décennies , où sont les routes , écoles , irrigations etc ? utilisés pour acheter du patrimoine en Europe ou de l’armement pour faire des génocides !

  4. Effectivement , nous européens sommes fautifs de ce qui nous arrive. Nos gouvernements avec l’appuie des Etats- Unis avons détruis pas mal de pays , uniquement pour renverser un soit disant dictateur. Après avoir fait le ménage, ces soit disant gendarmes ont laissé ces pays à l’abondant.
    Ces derniers sont dans la misère, la guerre entre clans , le terrorisme , c’est le quotidien de cette civilisation, alors , le seul moyen pour eux est de chercher refuge en Europe. Concernant l’islamisation, soyons honnêtes, la plus part des européens ne croient plus en Dieu, le rejettent, les musulmans sont plus croyants que nous, cherchez l’erreur.

  5. L’UE n’est plus une démocratie depuis longtemps. Bruxelles n’a que faire des peuples. Il suffit de se souvenir des référendums des années 2000 : le non des Français a été ignoré et les Irlandais ont dû revoter jusqu’à ce qu’ils répondent oui… Quant à la démographie, il est bon de balayer devant sa porte : les médias occidentaux critiques la Chine et l’Inde qui ont un “déficit” de femmes, or, les clandestins sont des hommes à 90 %. Des problèmes de viols et s’agressions sont devenus monnaie courante (St-Sylvestre, transports en commun, CAO de Biscarosse, etc.). L’Europe n’a pas besoin d’être repeuplée : on manque assez de places dans les hôpitaux, les écoles, les crèches, les logements, etc.

  6. Dire que les musulmans exterminent les chrétiens me laisse sans voix.
    Les musulmans tueraient les chrétiens jusqu’au dernier comme par exemple lors du génocide des tutsis par les hutus au Rwanda.
    Dire ça est complètement malhonnête.Il y a des persécutions contre les chrétiens. Personne ne peut le nier mais parler d’extermination est simplement sidérant!!!!!
    Je rappelle un fait indéniable que vous oubliez. La Syrie est un pays laîc. L’Irak du président Saddam était aussi laic.Et devinez qui a détruit ces pays.
    Qui a envahi l’Irak en 2003? Des musulmans?Qui veut détruire la Syrie? Qui veut découper la Syrie selon des critères religieux?Qui veut chasser le Président Assad?M. Fabius est musulman?
    Réduire l’Afrique à un endroit où il y a simplement des pillages des guerres ou des viols est grotesque.
    C’est comme si on réduisait l’Europe à des blancs qui ont l ‘habitude de s’entretuer comme par exemple pendant deux guerres mondiales( avec génocide crimes de guerre crimes contre l’humanité etc) La violence n’est pas l’apanage des noirs. Croire que les musulmans n’ont qu’un rêve à savoir celui de convertir l’Europe à l’Islam est délirant. Je pense que la plupart des musulmans européens quitterait l’Europe s’il était possible de vivre dignement dans les pays musulmans. Ils vous laisseraient vous démerder avec vos problèmes et votre franc maçonnerie vos dettes abyssales votre chômage de masse . Si vous n’avez plus d’identité ce n ‘est pas la faute des musulmans. Si les hongrois quittent la Hongrie ce n est pas la faute des musulmans.Si M.Orban était un homme politique français il n’aurait même pas le droit de s’exprimer. Les journaux parleraient de raciste de populiste de dérapage comme dans les pays totalitaires. Ce que je vois c’est que les suisses ne font la guerre à personne et miracle!!!!personne ne les attaque.
    M.Orban a le droit de faire ce qu’il veut chez lui. Si les hongrois ne veulent pas de migrants de clandestins musulmans c’est son droit.
    En revanche, s’il envoie des soldats hongrois faire la guerre dans d’autres pays qu’il ne vienne pas s’étonner que les gens veulent sauver leur peau par tous les moyens et quittent ces pays où il n’y que guerre et misère.
    Merci au modérateur d’avoir le courage de me laisser donner mon point de vue en dépit de ce qui peut nous opposer.
    Cordialement

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