Le nationalisme ukrainien et ses démons du passé

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Par Sébastien Meuwissen.

Pologne / Ukraine – Le 1er janvier 2019, plusieurs milliers d’Ukrainiens ont défilé dans les rues de Kiev, Lviv et Khmelnytskyï (Ukraine occidentale) pour célébrer le 110e anniversaire de la naissance de Stepan Bandera. Ces dernières années, de nombreux défilés similaires ont eu lieu en Ukraine, en particulier dans sa partie occidentale. Des milliers de jeunes ukrainiens participent à ces marches nationalistes en y agitant des drapeaux à l’effigie de Stepan Bandera et Ivan Schuhevytch. Bien qu’ils aient contribué à la création d’une Ukraine indépendante, les deux hommes se sont également rendus coupables de nombreux crimes de guerre dans le cadre de leur collaboration avec l’Allemagne nazie au cours de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, Bandera et Schuhevycth demeurent des figures historiques controversées. Ils sont perçus par certains comme des héros nationaux et par d’autres comme des criminels.

Un territoire prisé par ses puissants voisins

En termes de superficie, l’Ukraine est le troisième plus grand pays d’Europe (derrière la Russie et la France). Le nom “Ukraine” (en ukrainien: Україна [ukrɑˈjinɑ] a été utilisé pour la première fois en référence au territoire de la Rus’ de Kiev au XIIe siècle. Tout au long de son histoire, ce large territoire a fait l’objet d’innombrables invasions et fut intégré à plusieurs puissances européennes.

Au cours du XVIIe siècle, la quasi-totalité de l’actuelle Ukraine est sous contrôle du Royaume de Pologne-Lituanie. Plus tard, aux XVIII et XIXe siècles, ce sont les Empires Austro-Hongrois (à l’Ouest) et Russe (au Centre et à l’Est) qui se partagent cette zone d’Europe de l’Est. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la Pologne réapparaît sur la carte de l’Europe et récupère les parties les plus occidentales de l’Ukraine tandis que l’URSS place le reste du territoire sous son joug.

Le contexte soviétique et le « Holodomor »

L’Ukraine souffrit terriblement de l’occupation soviétique. L’exemple le plus frappant de cette période difficile est certainement la famine soviétique de 1932-1933. La famine ukrainienne, désignée par le nom de « Holodomor » (en ukrainien : голодомо́р, littéralement « extermination par la faim »), est vue par beaucoup comme un meurtre de masse pouvant être apparenté à un génocide (bien que cet épisode soit omis dans bon nombre de livres d’histoire).

Sur une période de temps d’à peine un an et demi, cette famine provoqua la mort de six à huit millions de personnes, selon les différentes sources, dont deux à cinq millions rien qu’en Ukraine. Bien que la plupart des victimes fussent ethniquement ukrainiennes, celles-ci ne furent pas les seules touchées par cette politique meurtrière menée par Staline (des centaines de milliers de Russes, de Tatars et de Kazakhes périrent également).

Une zone multiculturelle convoitée

Au cours de la première moitié du XXe siècle, les tensions ethnique, culturelle et religieuse se sont fortement accentuées en Ukraine de l’Ouest. Selon un recensement de la population datant de 1931, les Ukrainiens (majoritairement orthodoxes) constituaient la majorité de la population locale (64%) dans la région ouest-ukrainienne de Volhynie. Les autres groupes ethniques et religieux étaient les Polonais (15,6%), les Juifs (10 %), les Allemands (2,3%) ainsi que d’autres groupes moins nombreux (Tchèques, Slovaques, Biélorusses,…). (1) Les tensions préexistantes entre ces différents groupes allaient être considérablement attisées durant les années 1930 pour se transformer en véritable haine au cours de la Seconde Guerre mondiale.

À cette époque déjà, deux Ukraine semblaient se dessiner. D’une part l’Ukraine occidentale anciennement sous influence polonaise et autrichienne et d’autre part l’Ukraine orientale russifiée. Aux yeux des indépendantistes ukrainiens, la Pologne et l’URSS représentaient les ennemis héréditaires de la nation ukrainienne et devaient être combattus pour permettre la création d’un État ukrainien indépendant. C’est précisément l’objectif que poursuivait l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens (ou OUN) créée en 1929.

La stratégie de l’OUN pour parvenir à la création d’une Ukraine indépendante incluait violence et terrorisme contre ceux qui étaient perçus comme les ennemis de l’Ukraine libre. Parmi eux, on peut citer les ennemis « externes » – la Pologne et l’URSS – ainsi que les ennemis « de l’intérieur », à savoir toute personne ethniquement non-ukrainienne ou suspectée de collaborer avec l’ennemi. L’Armée Insurrectionnelle Ukrainienne (ou UPA), elle, était une armée paramilitaire nationaliste engagée dans une série de conflits au cours de la Seconde Guerre mondiale. Elle était composée de différents groupes militants de l’OUN susmentionnée. L’OUN et l’UPA avaient respectivement pour leader Stepan Bandera et Roman Schuhevytch.

Collaboration avec l’Allemagne nazie

Quelques années plus tard, ce fut le début de la Seconde Guerre mondiale. En 1940, de nombreux ukrainiens occidentaux voyaient l’Allemagne nazie comme un partenaire susceptible de les aider à la création d’un État ukrainien indépendant. Hitler était même considéré comme un symbole d’espoir face à la domination soviétique. La troisième clause de la Déclaration de l’Indépendance de l’Ukraine datant du 30 juin 1941 est on ne peut plus claire :

« 3/ L’État ukrainien nouvellement formé travaillera en étroite collaboration avec le national-socialisme de la Grande Allemagne, sous la direction de son chef, Adolf Hitler, qui veut créer un nouvel ordre en Europe et dans le monde et aide les Ukrainiens à se libérer de l’occupation soviétique. (…) » (2)

Le 28 avril 1943, la division « SS Galizien » est créée. Il s’agit d’une formation militaire composée majoritairement de volontaires d’origine ukrainienne de la région de Galicie (Ukraine de l’Ouest). Sous l’impulsion de la Wehrmacht, la division SS Galizien massacre la quasi-totalité de la population juive de la région.

Le massacre de Volhynie

Une fois les Juifs éliminés, ce fut le tour des Polonais. C’est principalement dans la région ouest-ukrainienne de Volhynie que s’est déroulé le massacre de la minorité polonaise. Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, les leaders nationalistes ukrainiens donnent l’ordre à leurs sympathisants de massacrer la population polonaise de la région. Voici un extrait de l’ordre donné par l’OUN le 2 février 1944 à ses membres :

« Liquidez toutes traces de polonité. Détruisez les églises catholiques et les autres lieux de prière polonais (…) Détruisez les habitations de sorte qu’il n’y ait plus aucune trace que quelqu’un vivait là (…) Gardez à l’esprit le fait que s’il reste quelque chose de Polonais, alors les Polonais viendront revendiquer nos terres ». (3)

Les groupes de nationalistes ukrainiens font irruption dans les villages de Galicie et de Volhynie et y tuent entre 40.000 et 60.000 personnes, surtout des femmes et des enfants. Personne n’est épargné. Le 11 juillet 1943 seulement, environ 100 villages polonais sont pillés et la population massacrée de la plus brutale des manières. En plus d’assassiner la population locale, les hommes de Bandera pratiquent des tortures d’une atrocité rare. Malgré l’absence de résistance, les civils sont tués dans leur maison, à l’école ou à l’église pendant un office religieux. Tout comme l’a pratiqué plus tard l’armée soviétique, le viol est largement utilisé comme arme de terreur.

L’héritage et les démons du passé

L’écrivain polonais Jan Zaleski dira plus tard : « Les Polonais vivant en Volhynie ont été tués deux fois. La première fois par à l’arme blanche et la secondes fois par le silence ». Par ces mots, il fait référence à la manière dont le sujet du massacre de Volhynie est souvent évité ainsi qu’au déni ukrainien des atrocités qui s’y sont déroulées. Et malgré les nombreux crimes commis par les membres de l’OUN et de l’UPA, bon nombre d’Ukrainiens considèrent les leaders de ces organisations comme des héros nationaux. En témoignent les nombreux monuments érigés à la gloire de Stepan Bandera et Roman Schuhevytch dans l’Ouest du pays, notamment dans la ville de Lviv où ils sont d’ailleurs régulièrement entretenus.

Le 22 janvier 2010, l’ancien président ukrainien Viktor Iouchtchenko a même élevé Stepan Bandera et l’ancien chef de l’UPA Roman Schuhevutch à la dignité posthume de « Héros d’Ukraine ». Cette décision fut très controversée aussi bien au sein de l’opinion publique ukrainienne que chez les voisins polonais et russe. Par ailleurs, il semblerait que les manifestations de l’« Euromaïdan » de 2014 ait contribué à la création d’un véritable mythe autour de ces deux personnalités pour le moins ambivalentes.

Le conflit armé qui fait actuellement rage dans la région orientale du Donbass entre l’armée ukrainienne et les séparatistes soutenus par Moscou a déjà fait plus de 10 000 victimes (à la mi-novembre 2017, selon l’ONU). Dans ce contexte, la Pologne apparaît comme un allié logique face au menaçant voisin russe. Et il est vrai que ce conflit a contribué à un rapprochement entre les deux pays (plus d’un million d’Ukrainiens se sont installés en Pologne depuis 2014). Pourtant, l’Ukraine demeure bien esseulée sur l’échiquier géopolitique européen. Des excuses officielles de la part des dirigeants ukrainiens pour les massacres commis dans les régions de Galicie et de Volhynie au cours de la Seconde Guerre mondiale pourraient représenter un premier pas encourageant en vue de l’amélioration des relations diplomatiques entre l’Ukraine et ses voisins.


1. http://volhyniamassacre.eu/zw2/history/175,Ukrainians-in-Interwar-Poland-1918-1939.html

2. MOTYKA, Grzegorz, Od rzezi wołyńskiej do akcji Wisła, pp.123-129.

3. WOLCZANSKI, Jozef, Eksterminacja Narodu Polskiego i Kościoła Rzymskokatolickiego przez ukraińskich nacjonalistów w Małopolsce Wschodniej w latach 1939–1945.


Sur le même sujet, lire aussi : Pologne – Ukraine : le génocide qui empoisonne encore les relations entre les deux pays

13 Comments

  1. On ne comprend pas très bien où veut en venir cet article quelque peu approximatif et par endroit inutilement accusateur. Pour commencer, inutile d’attendre des “excuses” pour les massacres de Volynie : elles ont déjà été prononcées. L’objet de l’article est donc obsolète. Mais on fait comme s’il n’y en avait jamais eu, non seulement de la part de l’Etat ukrainien, mais surtout de la part de l’Etat polonais. Car ces massacres, ne l’oublions pas, ont été perpétrés par les deux parties. On “omet” de le dire trop souvent et c’est justement le cas du présent article.
    Quitte à ne citer ici que les présidents ukrainiens les plus souverainistes vis-à-vis de Moscou, il faut savoir que les présidents Youchtchenko et Kwaśniewski puis Porochenko et Komorowski ont parfaitement compris l’intérêt du pardon réciproque dans cette affaire certes douloureuse et tragique, mais pas si stratégique que cela.
    Avec ou sans excuses, la Pologne aurait soutenu l’Ukraine quoi qu’il advienne, car c’est son intérêt le plus naturel face à l’agressivité moscovite. Mais ce que les Polonais ignorent sans doute trop souvent, c’est qu’il n’y a aucune hostilité de la part des Ukrainiens, ni aucune rancune pour les siècles de colonisation polonaise. Ce qui animent aujourd’hui les Ukrainiens est un réel respect pour les progrès de la Pologne qui est vue comme un modèle ou à tout le moins comme un bon conseiller dans bien des domaines.
    En réalité, il n’y a pas de malaise non plus entre les deux peuples, je parle des individus et de la vie des communautés. D’ailleurs, Donald Tusk en personne, en son nom et celui du Conseil européen qu’il préside, s’est tout récemment rendu à Kiev pour tenir (en ukrainien!) un discours parfaitement pro-ukrainien. Devant la Rada (l’Assemblée nationale) il a surtout annoncé aux Ukrainiens qu’ils avaient le droit de célébrer leurs héros nationaux, quels qu’ils soient. Il pensait bien sûr à Stepan Bandera et Roman Choukhevytch (et non Ivan…) désormais reconnu par la Nation. L’agression russe y a beaucoup fait, mais la propagande du Kremlin sur ce sujet est d’autant plus virulente. Des “ultras” polonais ont récemment reconnu avoir reçu de l’argent pour compromettre les “nationalistes” ukrainiens…
    Inutile non plus de vouloir impliquer ces deux grands symboles et monstres sacrés de l’indépendantisme ukrainien dans les crimes de Volynie. En 1942, Stepan Bandera est interné par les nazis à Sachsenhausen. Quant à Roman Choukhevytch, il combat les “partisans” soviétiques en Blanche Ruthénie, autrement dit la Bélarus. Tout deux ont essayé de créer un Etat ukrainien sous protectorat allemand, comme ce fut le cas en 1918. Mais le refus de Berlin en a fera des rebelles, plus que des “collabos”. Pour la propagande russe ou prorusse ces nuances n’ont bien sûr aucune pas d’importance.
    Quant à la guerre paysanne polono-ukrainienne de 1943, c’est loin d’être un conflit ethnique, ou alors un tel conflit aurait eu lieu ailleurs, en Galicie et dans toutes les régions à minorité polonaise, soit dans toute l’Ukraine occidentale et la région des Carpates. La Volynie, ses terres arables, avaient été en grande partie offertes aux colons polonais. Les anciens combattants de 1918 avaient reçu un lopin de terre, il va de soi sur les terres ukrainiennes…
    Les Ukrainiens craignaient donc pour leurs propres terres, unique gagne-pain. Les nationalistes ukrainiens n’ont pour ainsi dire pas eu à motiver les paysans. Mais il est vrai que les unités armées de la Résistance ukrainienne ont coordonné et protégé les villageois. Idem en face, côté colons. Néanmoins, la plupart des blessures trouvées sur les corps ont été causées par de simples outils agricoles et non des armes à feu.
    S’agissait-il de collaboration ? Il me semble que le “collabo” est celui qui vend son pays à l’étranger ou à l’occupant au détriment des intérêts nationaux. Ici rien de tel. Les paysans ukrainiens ont défendu leu terre avant toute chose. Les nationalistes également.
    Il faut sans doute revenir quelques années en arrière pour comprendre les motivations ukrainiennes. Dans l’entre-deux-guerres, l’ouest de l’Ukraine aurait dû recevoir l’autonomie promise par les Polonais devant la SDN, après l’indépendance de la Pologne et l’annexion de la Galicie et de la Volynie. Or les spoliations et les persécutions contre la minorité ukrainienne vont enflammer le nationalisme ukrainien, déjà combattu par les soviets. Alors que 5 millions d’Ukrainiens sont morts de famine en USSS en 1933, rien qu’en 1934, 430 coopératives ukrainiennes de Volynie et de Polésie (nord ouest de l’Ukraine “polonaise”) sont contraintes à la nationalisation. La même année, la Diète polonaise vote des lois d’exception et autorise la mise au secret des prisonniers politiques dans des camps spéciaux (Bereza-Kartuzka). 87% des Eglises orthodoxes sont fermées ou détruites. Les Ukrainiens n’ont que 23 maires pour 1,5 millions d’Ukrainiens en Volynie, où seuls 10 % des magistrats sont ukrainiens. En 1933, il n’y a que quatre écoles ukrainiennes pour 70 % de la population! Les manuels en ukrainien coûtent 10 fois plus cher… etc.

    Avec la guerre, les nationalistes ukrainiens ont vu une occasion en or de recouvrer un Etat. Ils sont entrés dans les unités allemandes avec l’intention de créer une Armée et former des officiers rien qu’à cette fin, quitte à retourner leurs armes contre le IIIe Reich. Ce qui du reste va arriver en Volynie même, où l’Armée insurrectionnelle ukrainienne est créée dès 1943.
    C’est une très longue histoire, et me connaissant, je m’arrêterai là. L’essentiel à savoir est qu’il n’y a pas de controverse anti-polonaise en Ukraine, ni de controverse anti-ukrainienne en Pologne, mais un différend historique qui toutefois n’empêche pas les deux nations de s’entre-aider. Ni la propagande, ni les menées du Kremlin ne parviendront à changer le cours de cette nouvelle histoire commune et enfin fraternelle.

      1. et ou sont les allusions a la participation de nationalistes ukrainiens de l’OUN notamment a la shoha par balle, ou est décrit le fait que d’autres parties de l’l’URSS furent aussi victime du holmodor? Je pourrai continuer l’énumération de grossier mensonges par omissions Comment peut-on célébrer Bandera agent de l’Abwer depuis 1934-35 et un vilain personnage dont les statues salissent la réputation de l’Ukraine ?

    1. Et ou sont les allusions a la participation de nationalistes ukrainiens de l’OUN notamment a la shoha par balle, ou est décrit le fait que d’autres parties de l’l’URSS furent aussi victimes du holmodor? Pas l’ouest de l’Ukraine ou les nationalistes ukrainiens se présentent comme victimes de ce génocide qui n’eut pas lieu dans cette partie puisqu’elle n’était pas soviétique Je pourrai continuer l’énumération de grossiers mensonges par omissions. Comment peut-on célébrer Bandera agent de l’Abwer depuis 1934-35 c’est personnage ignoble dont les statues salissent la réputation de l’Ukraine ? Je suis écoeure par ce Bandera et l’OUN qui n’a jamais combattu les allument En fait vous noyez dans un long texte pour parler d’un pays qui n’existe pas { même Svechenko écrivait en russe une langue toujours dialectale. L’Ukraine a bien existe j’en conviens mais seulement pendant la Kiev Rus très influence par les Vikings. Russes et petits russes peuvent revendiquer cet héritage et ce n’est pas Z. Brezinski qui me fera la leçon d’histoire, ni vous même

  2. Superbe commentaire qui nous éclaire sur une histoire mal connue en Europe de l’Ouest et sait nous mettre en garde contre les propagandes Russes dont le seul but est de dresser les Européens les uns contre les autres par tous les moyens afin de parvenir à un leadership sur notre continent. Allons-nous vers un nouveau partage du monde entre les USA désintéressés de l’Europe, la Russie impérialiste et la Chine aux appétits immenses ?

  3. L’immigration massive d’Ukrainiens en Pologne depuis le putsch de 2014 a ravivé les tensions entre les deux peuples. Les Polonais nationalistes considèrent les Ukrainiens bandéristes comme des ennemis à la solde de Bruxelles, ce en quoi ils ont parfaitement raison. L’alliance visible en Ukraine entre libéraux et néo-fascistes a été de nouveau confirmée le 19 février par le discours au parlement ukrainien de Donald Tusk, haut fonctionnaire de l’UE, venu prêcher à Kiev la bonne parole européiste post-nationale avant de conclure sur une référence aux supplétifs ukrainiens du nazisme. L’union de la carpe et du lapin, phénomène typique du mondialisme, ne pourra pas durer éternellement.

  4. Il semble évident que l’actuel président ukrainien n’est pas plus responsable que l’actuelle population ukrainienne des crimes qu’ont commis certains de leurs compatriotes il y a plus de 60 ans ; exiger des excuses officielles pour des crimes qu’on n’a pas commis soi-même est absurde et sans valeur. Il est vrai que la “mode” en Europe demeure à la repentance perpétuelle pour les fautes et les erreurs (réelles ou amplifiées, c’est un vaste sujet, mais le plus souvent partagées ! ) commises par nos prédécesseurs ; c’est bien “pratique” et ça rassure à bon compte (?)…
    Pour traiter du sujet controversé et douloureux des nationalismes et de la seconde guerre mondiale, en particulier en Europe centrale et orientale, il faut maîtriser toute passion, tout parti-pris, tout manichéisme, il faut faire preuve d’objectivité totale et d’un soucis stricte de la Vérité. L’histoire de l’Ukraine n’est pas simple. C’est celle d’une Nation européenne en quête et en reconquête de son identité, de son indépendance, de ses libertés. Parfois par des crimes, souvent avec courage et honneur, avec force et constance toujours. Plus que d’accusations sur un certain passé, l’Ukraine, qui a tant souffert et souffre toujours, a surtout besoin de notre soutient moral dans son combat pour reconstruire une Nation libre et un état souverain (enfin débarassée de la pesante tutelle russe) au sein de la grande famille européenne.
    A bons entendeurs…

    1. Mais que c’est bien dit !
      Dommage qu’il n’y ait pas une petite icône sur laquelle cliquer afin de “plussoir” !
      Et que vive une Ukraine indépendante et libre de choisir son destin, ses amis et ses adversaires, sans que son puissant voisin en prenne ombrage et ne l’intimide… voire même empiète sur sa fragile souveraineté !

    2. L’Ukrainien Lazar Kaganovitch est un des responsables du Holmodor avec Staline alias Dougachvili ( géorgien) Les ukrainiens accusent les russes les” mosskals” mais c’était l’URSS qui a martyrise l’ensemble de son peuple,- si tant est que le peuple ukrainien existât le bolchevisme un régime qui fit un coutpd’état en novembre 1917. Les Ukrainiens ont été sur-représentés au présidium du PC-URSS . Comme ils n’ont su qu’instaurer une kleptocratie depuis l’indépendance , en petit caniches des néoconservateurs des USA leur bouc émissaires sont les Russes devant la faillite de leur propre incompétence . J’ai remarque que 70 pour cent des ukrainiens util le russe la langue de Gogol et de Boulgakov, de très grands auteurs que le régime ukrainien ignore. Depuis Maidan rien été fait sauf s’entretuer entre ukrainiens traitant des sessesionnistes de terroristes, bombardant les civils et souscrivant des prets au FMI. qui ne seront jamais rembourses C’est une descente aux enfers pour le peuple ukrainien… Et maintenant un Humoriste pourra âtre élu soutenu par lev plus mafieux des oligarques du Pay; la mascarade continue

  5. Les Polonais n’attendent en réalité pas des excuses mais une reconnaissance par les Ukrainiens de la nature des massacres commis par l’OUN-UPA en Volhynie et au-delà de cette région. Il n’y a pas eu de guerre paysanne polono-ukrainienne de 1943, mais le début cette année-là d’un génocide planifié de longue date par des nationalistes ukrainiens qui attendaient pour cela le moment propice, ce que prouvent des documents datant d’avant la Deuxième guerre mondiale. Ce génocide s’est déroulé de 1943 à 1945. Les Ukrainiens répondent toujours qu’il y a eu des crimes commis de part et d’autres. Certes, mais on ne peut pas comparer le génocide planifié et à grande échelle commis par les nationalistes ukrainiens aux crimes commis localement, souvent en rétorsion, par des unités de partisans polonais. Les chiffres sont éloquents : entre 60 et 100.000 civils polonais (des familles entières, y compris les vieillards, les femmes et les enfants) massacrés dans des conditions de cruauté inimaginables pour nous aujourd’hui, dans le but d’empêcher tout retour de Polonais sur ces terres après la guerre, et les quelques milliers de civils ukrainiens tués par des unités polonaises, généralement dans le cadre d’actions de rétorsion car les paysans ukrainiens participaient aux massacres organisés par l’UPA. Comble de perversion, la plupart des massacres ont eu lieu les dimanches, quand les Polonais se rassemblaient pour la messe. Souvent, les nationalistes et paysans ukrainiens sont partis massacrer un village entier juste après l’office orthodoxe, parfois même avec la bénédiction du pope. Le problème avec les Ukrainiens, c’est justement qu’ils répondent toujours en parlant d’une guerre polono-ukrainienne avec des crimes équivalents commis de part et d’autre. Ce ne sont pas les officines du Kremlin qui réveillent artificiellement un vieux conflit, ce sont les familles des rescapés des massacres de Wołyń qui demandent que les Ukrainiens reconnaissent la réalité de ces massacres et ne glorifient pas des criminels contre l’humanité. Quand les Ukrainiens reconnaîtront enfin la réalité historique, il leur sera possible d’avoir une discussion historique normale avec les Polonais pour faire la part des choses entre ceux qui ont eu une part de responsabilité dans ce génocide et ceux dont la mémoire peut être décemment honorée, et il leur sera aussi possible de parler des torts qu’ils ont eux aussi subi de la part des Polonais. Ils pourront également honorer la mémoire des Ukrainiens qui sont morts pour avoir tenté de protéger leurs voisins et amis polonais en 1943-45. Tant que l’Ukraine refusera de reconnaître ce génocide, cela continuera d’empoisonner ses relations avec la Pologne.

  6. C’est bien vrai ; en visitant Lvov j’ai vu des polonais touristes furieux, choques de voir la statue de Stefan Bandera, les polonais ne pourrons jamais supporter les négationnistes nationalistes polonais

  7. Alors mes amis je tiens à vous dire que je suis franco -algérien.
    Je suis incapable de distinguer un ukrainien d un polonais ou
    un russe d’un ukrainien sachant qu il semblerait que bp d ukrainiens parlent russe.L’entretien des haines du passé ne mène à rien.Revenons à la raison.
    Tu es responsable de ceci, je veux des excuses pour cela.Cela me fait penser à la relation entre la France et l’Algérie perdant perdant.
    Trouvez un compromis. Frères polonais ukrainiens russes hongrois ou autre, rencontrez vous essayez de trouver une solution pacifique à vos différends.
    J’éprouve une certaine tristesse à voir que la guerre touche mes frères d’Ukraine.Ce sont des familles déchirés, des exilés des morts…
    La paix entre russes polonais et ukrainiens est la seule issue.
    L’autre jour en me promenant j’ai croisé des allemands qui parlaient avec des français lors de la coupe d ‘Europe de 2016 organisée en France.
    Je me disais pourquoi avez vous attendu deux guerres mondiales pour en arriver là!!!

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