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L’essentiel de l’actualité du 30 novembre au 6 décembre 2020 dans le V4

Temps de lecture : 3 minutes

Hongrie

  • Le député européen hongrois József Szájer (Fidesz), chef de la délégation du parti du premier ministre hongrois au Parlement européen, a démissionné de son mandat le dimanche 29 novembre après avoir été interpellé par la police bruxelloise alors qu’il participait à une partie fine homosexuelle avec 24 autres personnes dans un bar de la capitale belge en contravention avec les règles en vigueur pour cause de lutte contre l’épidémie de coronavirus. Les dirigeants du Fidesz – dont Viktor Orbán – ont condamné leur ancien collègue.
  • Le ministère hongrois de la fonction publique a annoncé ce samedi 5 décembre une augmentation de 20% des salaires des infirmières, une augmentation qui avait été promise dès le printemps dernier lors de la « première vague ».

Pologne

  • Selon un sondage réalisé par IBRiS Poll et publié lundi 30 novembre par Onet, les Polonais feraient massivement confiance à l’armée polonaise (74% contre 12% qui ne lui font pas confiance), à l’OTAN (69% contre 12) et à l’Union européenne (55% contre 26%). Leurs sentiments seraient partagés vis-à-vis de l’Église catholique (40% contre 42%), tandis que qu’ils feraient très peu confiance au Tribunal constitutionnel polonais (26% contre 53%), au parlement polonais (27% contre 53%) au gouvernement (34% contre 57%) et aux tribunaux en général (34% contre 46%).
  • Le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a déclaré dans un entretien paru jeudi 3 décembre dans le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung que la proposition de lier les fonds de l’Union européenne à l’état de droit pourrait avoir « des conséquences fatales pour l’Union […] Ce mécanisme est censé protéger l’état de droit, mais il constitue en soi une violation fondamentale de celui-ci ». La Pologne et la Hongrie ont opposé leur veto au budget européen afin d’obtenir l’annulation qu’ils considèrent comme clairement destiné à leur imposer une multitude de points de vue de Bruxelles qu’ils ne partagent pas. Le fonds de relance de l’UE pourrait exclure la Pologne et la Hongrie.

Slovaquie

  • Dans le cadre de la lutte anticorruption déclenchée suite à l’assassinat du journaliste Jan Kuciak et de sa compagne en février 2018, un riche oligarque slovaque, Jaroslav Hascák, a été arrêté ce vendredi 5 décembre au siège d’une de ses sociétés dans la capitale Bratislava. Les autorités judiciaires lui reprochent des faits de corruption.

Tchéquie 

  • Une catastrophe environnementale ayant eu lieu il y a deux mois et demi au sud de la ville d’Ostrava (nord de la Moravie) a subitement pris une tournure politique tandis que l’enquête sur la source de la pollution au cyanure ayant tué près de quarante tonnes de poissons dans la rivière Bečva s’oriente désormais vers l’usine chimique DEZA installée à Valašské Meziříčí et propriété du groupe Agrofert du premier ministre tchèque Andrej Babiš.

Autriche

  • L’ancien ministre des Finances des gouvernements Schüssel (2000-2007), Karl-Heinz Grasser (FPÖ puis indépendant) a été condamné ce vendredi à huit années de prison ferme pour des faits de corruption dans le cadre de privatisations immobilières, un verdict que M. Grasser se refuse d’accepter : « Je sais que je suis innocent […] Ce verdict n’a rien à voir avec l’équité et la justice », a-t-il déclaré tandis que son avocat annonçait un pourvoi en appel.

Ukraine

  • Ce mardi 1er décembre, les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont effectué des perquisitions au sièges de deux associations culturelles hongroises à Ungvár (Uzhgorod) et Beregszász (Beregovo) – en Subcarpatie, une région ayant historiquement appartenu à la Hongrie et où vivent encore 150 000 Hongrois ethniques). Les deux associations seraient accusées ni plus ni moins de chercher à « démolir l’unité territoriale [de l’Ukraine] et [réaliser] une modification de la frontière par usage de la violence ». Il serait également reproché à des conseillers municipaux hongrois de la commune de Szürte (Siurte) – un village de 1 300 habitants situé à 12 km de la frontière hongroise – d’avoir entonné l’hymne national hongrois lors de l’inauguration du conseil municipal en octobre dernier.