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L’essentiel de l’actualité du 19 au 25 avril dans le V4

Temps de lecture : 15 minutes

Hongrie

  • Le député Zsolt Németh (Fidesz) a annoncé ce lundi 19 avril que la délégation du Fidesz venait de rejoindre le Groupe des conservateurs européens (GCE) à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, une démarche faisant suite au divorce avec le PPE et semblant augurer d’une prochaine adhésion aux Conservateurs et réformistes européens (CRE) au Parlement européen, un groupe où siège notamment le PiS polonais.
  • Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a une nouvelle fois exhorté, ce lundi 19 avril, les autorités ukrainiennes de respecter les droits des minorités nationales, y compris celles de la minorité hongroise de Subcarpatie. « La Hongrie souhaite que l’Ukraine soit un pays fort, stable et démocratique, mais d’un autre côté, la Hongrie attend de l’Ukraine qu’elle respecte les droits de ses minorités ethniques, y compris la minorité hongroise. […] Nous prendrons position dans tous les forums internationaux en faveur de la communauté hongroise de Subcarpatie et de ses droits », a-t-il expliqué. De son côté, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a répliqué qu’en « tant que citoyens ukrainiens, une fois qu’ils [les Hongrois, ndlr.] font partie de notre société, ils doivent connaître la langue officielle pour être bien intégrés dans la société ».
  • Des manœuvres militaires internationales de grande ampleur, portant le nom de code Black Swan 2021 (Cygne noir), ont débuté ce mardi 20 avril en Hongrie, Slovaquie et Croatie, et dureront jusqu’à la fin du mois de juin. Un total d’environ 800 soldats (autrichiens, croates, slovaques, slovènes et hongrois), plus de 14 avions et hélicoptères, ainsi que des navires états-uniens y participeront, tandis que des navires de guerre seront déployés sur le Danube.
  • Selon un sondage réalisé les 6 et 7 avril en Hongrie et publié cette semaine par la Demokrata, 68,5% des Hongrois rejettent la théorie du genre, tandis que 22% croiraient qu’il est possible de choisir son sexe de son vivant. 66% considèrent – conformément à la biologie – qu’il y a deux sexes (masculin et féminin) mais 23,6% croient qu’il peut y avoir d’autres. En conséquence 65% pensent qu’on ne devrait pas autoriser des individus biologiquement de sexe masculin à des compétitions sportives féminines, tandis que 20% sont d’avis contraire.
  • Faisant suite à la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne qui avait statué en juin 2020 que la loi hongroise de 2017 relative aux ONG financées par l’étranger enfreignait la législation européenne, le vice-premier ministre hongrois, Zsolt Semjén, a déposé ce mardi 20 avril devant le parlement un projet de loi visant à l’abroger.
  • L’Union hongroise pour les libertés civiles (Társaság a Szabadságjogokért, TASZ) considère qu’il serait discriminatoire et inconstitutionnel que le gouvernement effectue une distinction entre les citoyens sur la base de la carte d’immunité. Or, selon cette organisation, le gouvernement hongrois se préparerait à introduire des règles discriminatoires et donc inconstitutionnelles : « Si ceux qui ont une carte sont également contagieux, la base de la distinction sera uniquement basée sur qui a la carte et qui n’en a pas. […] ce type de discrimination n’est plus acceptable, il est discriminatoire et donc inconstitutionnel ».
  • Ce vendredi 23 avril, le gouvernement hongrois a soumis au parlement une rallonge budgétaire de six milliards de forints (16,5 millions d’euros) destinée à accroître les mesures de santé contre la pandémie et à stimuler la reprise économique. « Outre les dommages causés à la santé et à la vie des gens, le virus a causé le plus de dommages à l’économie, » a expliqué le porte-parole du gouvernement, Gergely Gulyás, « Le redémarrage de l’économie est l’objectif le plus important du gouvernement, donc tout doit être fait pour y parvenir ».
  • La coalition de l’opposition hongroise – alliant la gauche au Jobbik – a fait savoir ce mercredi 21 avril par la voix de Balázs Barkóczy qu’elle n’apporterait pas son soutien à une prolongation de l’état d’urgence jusqu’à l’automne.
  • Le chef du service d’épidémiologie du Centre national de santé publique, Ágnes Galgóczi, a rappelé ce mercredi 21 avril que le port du masque resterait vraisemblablement obligatoire cet été en Hongrie.
  • Selon un sondage publié ce jeudi par le magazine HVG, les intentions de vote en faveur du Fidesz sont passées de 31% en février à 33% en mars et 34% en avril. Dans le même temps, les intentions en faveur du Jobbik sont passées de 9% en février à 11% en mars et 12% en avril, plaçant l’ancien parti d’extrême-droite à égalité avec la Coalition démocratique (DK) de l’ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsány. Le parti Momentum, le parti socialiste (MSZP) et les Verts (LMP) viendraient ensuite avec respectivement 6%, 5% et 2% des intentions de vote, les autres partis se situant autour de 1%.
  • Dans le cadre de l’allègement des mesures anti-Covid, les terrasses ont été autorisées à rouvrir à partir de ce samedi 24 avril.
  • Vent de fronde parmi les propriétaires d’hôtels, pensions et restaurants en Hongrie : ce samedi 24 avril, nombreux sont ceux qui se sont déclarés opposés au projet du gouvernement de réserver l’entrée de ces établissements aux détenteurs d’un passeport vaccinal lors de leur réouverture prochaine : « Comme beaucoup d’autres, aucun d’entre nous ne demandera de certificat de sécurité à ses clients, et pas seulement à cause de nos revenus, mais parce que nous ne voulons pas être impliqués dans une quelconque discrimination ! L’invité pour nous est l’humain, et peu importe son sexe, sa religion, sa couleur de peau, son identité, qu’il soit vacciné, vermifugé…» a déclaré l’un d’eux tandis qu’un de ses collègue expliquait : « Bien sûr que nous n’exigeons pas de certificat d’immunité ! Outre le fait que nous n’avons aucun droit de le faire, nous ne voulons pas participer activement à une quelconque discrimination, de plus, lier l’occupation d’un logement à un certificat d’immunité est également contraire aux recommandations de l’Union européenne ! »
  • Le président du Forum de coopération civile (CÖF), László Czizmadia, a annoncé ce mercredi 21 avril l’organisation d’une marche de la paix (békemenet, manifestation pro-Orbán massive) pour l’après-pandémie, dénonçant au passage la « mafia libérale du lobbying des partis payés par les multinationales pharmaceutiques [ayant] prévalu à Bruxelles [et] le flot effréné de mensonges et d’anti-vaccination à gauche ne [connaissant] actuellement aucune limite ».
  • Le président hongrois János Áder et son épouse Anita Herczegh ont annoncé, dimanche dernier 18 avril sur Radio Kossuth, la création d’une fondation destinée aider les enfants orphelins du coronavirus. « Ma femme et moi nous demandons depuis des semaines comment nous pourrions aider dans cette situation. Nous nous sommes demandé combien d’autres familles et enfants pourraient être touchés par cette épidémie : il y a maintenant plus de six cents enfants et plus de quatre cents familles », a déclaré M. Áder qui a effectué lui-même un don de cinq millions de forints (14 000 euros) à la nouvelle fondation.
  • Une capsule cylindrique vieille de 176 ans a été retrouvée par hasard, lors de travaux de rénovation, dans une croix située au sommet de la cathédrale d’Esztergom (50 km au nord-ouest de Budapest). Cette capsule, qui fut placée là en 1845 par l’archevêque József Kopácsy et l’architecte en chef József Hild, renfermait notamment des documents relatifs à la construction de la cathédrale.
  • Le Forum de coopération civile (CÖF) a proposé ce mardi 20 avril que le 19 juin devienne fête nationale en Hongrie, en souvenir du départ des dernières troupes d’occupation soviétiques en Hongrie en 1991. « Le 19 juin peut être une fête nationale qui peut être un symbole non seulement de gain temporaire, mais aussi de notre indépendance et de notre liberté acquises de façon permanente, qui sont toujours vivantes aujourd’hui, » a ainsi expliqué M. Tamás Fricz, un politologue membre du CÖF.

Pologne

  • Le premier ministre slovène Janez Janša s’est rendu en visite officielle à Varsovie ce jeudi 22 avril, où il a notamment rencontré le premier ministre Mateusz Morawiecki, le maréchal du Sejm, Elzbieta Witek, et le président du PiS, Jarosław Kaczyński.
  • La publication d’un nouveau film documentaire d’Ewa Stankiewicz sur la catastrophe de Smolensk a provoqué un scandale en Pologne dimanche dernier 18 avril. On y montre notamment des photos, où l’on voit le député libéral Ewa Kopacz (ministre de la Santé de Donald Tusk à l’époque, puis premier ministre en 2014-15) souriante à la morgue de Moscou, tandis qu’étaient autopsiés les corps des victimes de la catastrophe ayant coûté la vie au président Lech Kaczyński ainsi qu’à une centaine de personnes de l’élite polonaise.
  • Le PiS a annoncé ce mardi 20 avril un report du vote devant avoir lieu au Sejm au sujet du Fonds de Relance de l’Union européenne. Ledit vote pourrait donc avoir lieu en mai ou juin prochain. En effet, cette ratification pose un problème à la coalition gouvernementale, car le parti Solidarna Polska du ministre de la Justice Zbigniew Ziobro a fait entendre qu’il ne la soutiendrait pas. De ce fait, le PiS aura besoin des suffrages de députés de l’opposition pour faire passer le texte.
  • Des militants féministes et LGBTQ polonais ont appelé à ne pas cocher la case « catholique » lors du prochain recensement afin de protester contre la politique du PiS, qu’ils jugent trop « catholique », notamment sur la question de l’avortement. Selon le dernier recensement réalisé il y a dix ans, la Pologne est constituée à 96% de catholiques. Les militants de l’initiative appelée Chcesieliczyc (Je veux compter) suggèrent de choisir des réponses alternatives telles que «chrétien», «athée» ou «déiste». « Le recensement d’il y a 10 ans présente une Pologne très monolithique et homogène », a ainsi expliqué Oskar Żyndul, le chef de cette campagne, « alors que tant de personnes en Pologne ne vont pas à l’église – même selon les propres données de l’Église, seuls 28% des Polonais y assistent ».
  • Énorme bourde du centre de sécurité du gouvernement polonais ce mardi 20 avril : les informations personnelles de plus de 20 000 agents publics – y compris des policiers, des pompiers et des membres du Service de protection de l’État (SOP) ont été mis en ligne par erreur sur internet. « Le fichier peut être téléchargé par les utilisateurs d’ArcGIS, qui sont généralement des chercheurs éthiques, même s’il vaut la peine de souligner que n’importe qui peut créer un compte sur cette plateforme », explique le portail d’informations Niebezpiecznik, tandis que le sénateur Krzysztof Brejza (PO) a exigé des explications sur cet incident somme toute peu anodin.
  • Le président de l’ordre national des médecins polonais (LNR), Andrzej Matyja, vient de lancer un cri d’alarme ce mercredi 21 avril. Selon lui, le nombre de médecins polonais ayant demandé les certificats nécessaires pour quitter la Pologne et chercher un poste à l’étranger a atteint le chiffre de 200 au cours du premier trimestre. « Jamais dans l’histoire il n’y a eu un tel nombre en un trimestre, » a-t-il expliqué, prédisant une catastrophe pour le pays si le gouvernement ne prenait pas les mesures nécessaires (formation des médecins et conditions de travail) afin d’enrayer une telle évolution. La Pologne manquerait déjà de 20 000 à 50 000 médecins, tandis que les autorités polonaises essaient de faire venir des médecins ukrainiens et biélorusses pour combler les trous mais n’a reçu que 39 demandes en ce sens en ce début d’année.
  • Selon les chiffres publiés ce mardi 20 avril par l’office polonais de statistiques, le nombre des étrangers vivant en Pologne a augmenté de plus de 100 000 (+11,3%) au cours de l’année 2020, le principal groupe des 725 000 étrangers vivant en Pologne étant constitué par les Ukrainiens.
  • Effet secondaire de la présente pandémie de coronavirus durant depuis maintenant plus d’un an, selon un rapport publié par la Bibliothèque nationale polonaise, le nombre de Polonais ayant lu au moins un livre dans l’année a augmenté de 20% en 2020 pour atteindre le taux de 42%. 10% des Polonais ont même lu sept livres ou plus au cours de l’année écoulée. Par contre, 58% des Polonais (67% des hommes et 49% des femmes) n’ont pas lu un seul livre dans l’année.
  • Le gouvernement polonais a annoncé le 18 avril que l’interdiction d’ouvrir des hôtels et des hébergements s’appliquerait au moins jusqu’à la fin de la longue fin de semaine du 1er au 3 mai, traditionnellement férié en Pologne. En revanche les séjours pour soins de santé sont autorisés, et les hôtels s’engouffrent dans la brèche en vendant des packs spécialement créés pour les curistes avec chambre d’hôtel dans le prix.
  • Ce jeudi 22 avril, les syndicats et le gouvernement polonais ont conclu un accord sur les modalités de la fin de l’industrie minière de la houille dans le pays d’ici 2049. Il s’agit notamment de la reconversion économique de la Haute-Silésie. « Nous sommes à un moment important à la fois pour le gouvernement polonais et pour le côté social, car nous avons réussi à parvenir à un accord – à nous entendre sur un contrat social qui montre l’avenir de l’extraction de houille jusqu’en 2049, mais en même temps à planifier ce processus d’une manière convenue et équitable et montrer ce qui va suivre dans les zones après l’exploitation minière, » a déclaré à cet occasion le secrétaire d’État Artúr Sobón.
  • Les ministres des Affaires étrangères de Roumanie (Bogdan Aurescu), de Pologne (Zbigniew Rau), de Turquie (Mevlüt Çavuşoğlu), de Géorgie (David Zalkaliani) et d’Ukraine (Dmytro Kouleba) se sont retrouvés les 22 et 23 avril pour un sommet à Bucarest. Au menu des discussions : la situation en matière de sécurité dans le voisinage oriental de l’Alliance de l’Atlantique Nord, du programme de sécurité régional et des préparatifs en vue du prochain sommet de l’OTAN. Le président roumain Klaus Iohannis, qui participait aux discussions, « a souligné le rôle important de ce format trilatéral de dialogue, lancé à l’initiative de la Roumanie depuis 2012, à l’appui des efforts de l’OTAN pour renforcer la sécurité sur le flanc oriental de l’Alliance, de la mer Baltique à la mer Noire, étant donné que trois les États partagent un certain nombre d’intérêts de sécurité communs » et évoqué l’inquiétude de la Roumanie résultant du « déploiement inhabituel de forces militaires dans la Crimée illégalement occupée et à la frontière orientale de l’Ukraine ».
  • La crise diplomatique tchéco-russe (voir ci-dessous) affecte également la Pologne pleinement solidaire de ses voisins. La Pologne ayant expulsé le 15 avril trois diplomates russes dont les activités étaient considérées comme incompatibles avec leur statut, la Russie a répliqué ce vendredi 23 avril en expulsant à son tour cinq diplomates polonais, le ministère russe des Affaires étrangères accusant Varsovie « de détruire délibérément les relations bilatérales ». De son côté, le ministère polonais des Affaires étrangères a répondu dans un communiqué : « Le 23 avril 2021, l’ambassadeur de la République de Pologne à Moscou, Krzysztof Krajewski, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. Comme annoncé précédemment, il a reçu une note diplomatique indiquant que cinq diplomates polonais étaient reconnus comme personae non gratae […] La décision de la partie russe est un autre exemple de politique agressive et est un geste délibéré destiné à enflammer les relations avec ses voisins et l’ensemble de la communauté internationale […] La République de Pologne est toujours en faveur du dialogue et de la désescalade. Dans la situation actuelle, nous nous réservons le droit de répondre de manière adéquate à la décision du ministère russe des Affaires étrangères ».
  • Le parti national-conservateur Konfederacja a réitéré ce vendredi 23 avril son appel au gouvernement polonais de ne pas introduire le système de passeport vaccinal que l’Union européenne prévoit de mettre en place d’ici le 25 juin. « Une fois que nous aurons donné à l’Union européenne un tel outil, elle ne se limitera pas à analyser si des personnes non vaccinées se déplacent entre les pays de l’UE. Une fois que les “passeports covid” entreront en vigueur, les fonctionnaires de l’UE commenceront immédiatement à réfléchir et à travailler sur ce à quoi ces passeports peuvent être également utilisés, » a déclaré Michał Wawer (Konfederacja), tandis que son collègue Jacek Wilk renchérissait : « Nous vivons à une époque où le glissement vers des pratiques totalitaires est terrifiant. […] C’est une ségrégation de la loi. C’est déjà lié à un étrange apartheid, un vaccin dans ce cas, mais cela peut bien sûr aller plus loin […] Cela va à l’encontre des principes fondamentaux de l’ordre juridique ».
  • À l’occasion d’une réunion du Bureau polonais de la sécurité nationale (BBN), convoquée ce jeudi 22 avril par le président Andrzej Duda, le chef de ce service, Paweł Soloch, a déclaré que « nous avons affaire à une concentration de forces russes invisible depuis des années. La situation en Ukraine est grave et nous n’autoriserons pas une nouvelle agression contre ce pays […] Nous sommes confrontés à une augmentation du nombre de victimes du côté ukrainien en raison de l’activité de groupes spéciaux de tireurs d’élite. Ce processus doit être arrêté afin qu’une nouvelle agression contre l’Ukraine ne soit pas déclenchée. Les Russes fléchissent leurs muscles et montrent leurs capacités ».
  • Le gouvernement polonais poursuit la modernisation de sa flotte d’avions officiels, ainsi le deuxième et troisième Boeing 737-800, commandés en 2017, seront livrés respectivement en mai et juillet 2021, ainsi que le rapporte le quotidien Dziennik Gazeta Prawna.
  • Une quatrième fourgonnette de la campagne anti-avortement de l’ONG catholique Fundacja Pro a été incendiée dans la nuit du 23 au 24 avril – vraisemblablement par des militants pro-avortement – alors qu’elle était garée devant l’hôpital Bielański dans le quartier de Bielany (nord-ouest de Varsovie). Des actes similaires ont eu lieu récemment, notamment à Cracovie et Nowa Huta.
  • Dans 11 voïvodies, les élèves des petites classes du primaire retournent à l’école à partir du 26 avril. Les plus grands sont en éducation à distance de manière ininterrompue depuis le mois d’octobre !

Slovaquie 

  • Le premier ministre slovaque Eduard Heger a annoncé ce jeudi 22 avril qu’en solidarité avec la République tchèque, la Slovaquie avait décidé d’expulser à son tour trois diplomates russes en poste dans le pays. De son côté, le président slovaque, Zuzana Čaputová a déclaré via Twitter : « Nous avons toujours soutenu les Tchèques, pour le meilleur ou pour le pire », tandis que le premier ministre tchèque Andrej Babiš remerciait la Slovaquie pour ce geste de solidarité : « Nous remercions beaucoup [la Slovaquie]. Nous apprécions vraiment ce geste et cette attitude énormes de la Slovaquie ».
  • Selon un sondage réalisé par l’institut Focus et publié le 18 avril, le président slovaque, Zuzana Čaputová, est actuellement avec 58% d’opinions favorables la personnalité politique à laquelle les Slovaques font le plus confiance, suivie du nouveau premier ministre Eduard Heger (29%), du président du parlement Boris Kollár (28%), du ministre de l’Économie Richard Sulík (27%), du ministre des Investissements Veronika Remišová (26%) et du président du parti socialiste SMER et ancien premier ministre Robert Fico (24%), tandis que le ministre des Finances et ancien premier ministre Igor Matovič ne recueille quant à lui que 15% d’opinions favorables.
  • Selon les annonces faites par les autorités sanitaires slovaques, l’ouverture des terrasses des restaurants et des gymnases sera à nouveau autorisée à partir de ce lundi 26 avril, faisant suite à la réouverture des magasins, des hôtels, des salons de coiffure, des églises, des bibliothèques, des piscines et des zoos qui vient d’avoir eu lieu le 19 avril.
  • Selon une récente enquête publiée ce mardi 20 avril par le magazine Újszó, lors du récent recensement général de la population, 9,8% des citoyens slovaques se déclarent de nationalité hongroise, tandis que, 2,2% d’autre ont déclaré entre autres leur appartenance à la nationalité hongroise.
  • Nous apprenons ce vendredi 23 avril que le fonds d’investissement new-yorkais Media Development Investment Fund (MDIF) – lié au milliardaire américain d’origine hongroise George Soros – vient de racheter 34% des parts de la maison d’édition Petit Press, propriétaire de l’un des plus grands quotidiens slovaques, Sme (Nous sommes) ainsi que de plusieurs autres organes de presse en Slovaquie. « Investir dans Petit Press est une opportunité incroyable et passionnante. C’est une expression de notre foi dans la force de ses titres de journaux et surtout dans la stabilité du quotidien Sme », a ainsi déclaré Harlan Mandel, le PDG du MDIF. « Nous pensons que la position de Petit Press en tant que leader de l’information numérique en Slovaquie peut encore être développée au fur et à mesure que la société continue de développer son activité sur la base des valeurs du journalisme de qualité. Nous sommes impatients de travailler avec tous les actionnaires actuels, y compris le PSIS propriétaire majoritaire, qui soutient inlassablement la qualité éditoriale de Petit Press depuis le début ».

Tchéquie 

  • Rien ne va plus entre la République tchèque et la Russie depuis l’annonce, ce 17 avril, par le ministre des Affaires étrangères, Ján Hamáček (ČSSD) de l’expulsion de 18 diplomates russes suite à l’accusation des services secrets russes (GRU et SVR) par les autorités tchèques d’être impliqués dans l’explosion d’un dépôt de munitions près de la frontière slovaque en 2014. La Russie a répliqué par l’expulsion de 20 diplomates – réduisant ainsi à 24 personnes les effectifs de l’ambassade tchèque à Moscou, ce qui l’empêcherait désormais de fonctionner normalement. Sur ce, le nouveau ministre tchèque des Affaires étrangères, Jakub Kulhanek, a décidé de réduire également à 24 personnes les effectifs de l’ambassade russe à Prague et donc de demander à pas moins de 70 diplomates russes de quitter la Tchéquie d’ici la fin mai. Par ailleurs, les trois autres pays du V4 (Hongrie, Pologne et Slovaquie) ont assuré la Tchéquie de leur solidarité et de leur soutien dans la présente partie de bras de fer avec Moscou. Les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont ainsi publié ce lundi 19 avril un communiqué par lequel « ils expriment leur solidarité avec les mesures récentes prises par la République tchèque [… et] condamnent toutes les activités qui constituent une menace pour la sécurité des États souverains et de leurs habitants ». Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a réagi à cette annonce et déclaré que « ce genre de ton [était] inacceptable lorsqu’on parle à la Russie ». De son côté M. Kulhanek a indiqué ce mardi 20 avril que son pays demandait à ses alliés de s’associer aux mesures prises contre la Russie : « Nous demanderons aux pays de l’Union européenne et de l’OTAN de prendre des mesures collectives visant à expulser solidairement les membres identifiés des services de renseignement russes des États membres de l’UE et de l’OTAN ». Hormis la Slovaquie et la Pologne, les pays baltes – dont les relations bilatérales sont traditionnellement tendues avec la Russie – ont également exprimé leur pleine solidarité avec la Tchéquie. Ce vendredi 23 avril, les ministères des Affaires étrangères de Lettonie, de Lituanie et d’Estonie ont également décidé d’expulser des diplomates russes de leur territoire. Le ministre letton des Affaires étrangères Edgars Rinkēvičs a ainsi déclaré sur Twitter : « Par solidarité avec nos alliés tchèques et en raison de la violation de la Convention de Vienne, la Lettonie a décidé d’expulser des diplomates russes. La Lettonie ne tolérera pas d’activités subversives sur son territoire ou sur le territoire de ses partenaires et alliés », tandis que son homologue lituanien Gabrielius Landsbergis faisait savoir que  « Un représentant de l’ambassade de la Fédération de Russie a été appelé au ministère des Affaires étrangères. Il a reçu un avis déclarant que deux employés de l’ambassade de Russie en Lituanie étaient déclaré personae non gratae en raison de leurs activités incompatibles avec le statut diplomatique ».
  • Dans un long communiqué publié en fin de matinée ce dimanche 25 avril, le président tchèque Miloš Zeman considère que la responsabilité de la Russie dans l’explosion de 2014 à Vrbětice n’est pas encore établie avec certitude et qu’en conséquence il est urgent d’attendre sereinement les résultats de l’enquête avant de prendre une décision quant à l’attitude à avoir : « Aucun pays souverain ne peut se permettre de voir deux agents d’un État étranger provoquer une attaque terroriste sur son territoire, au cours de laquelle deux citoyens tchèques sont morts et des milliards de dollars de dégâts ont été causés. […] mais nous avons affaire à deux versions…] aucun pays souverain ne peut se permettre de voir deux agents d’un État étranger provoquer une attaque terroriste sur son territoire, au cours de laquelle deux citoyens tchèques sont morts et des milliards de dollars de dégâts ont été causés. […] J’espère que nous apprendrons la vérité. Nous saurons si ce soupçon est justifié et, dans ce cas, bien que je sois favorable à des relations correctes avec tous les grands pays, la Fédération de Russie doit payer pour cet éventuel acte terroriste, par exemple en n’impliquant pas Rosatom dans l’appel d’offres de [la centrale nucléaire de] Dukovany… ».
  • Dans la soirée du lundi 19 avril, un groupe militant, se désignant sous le nom de Zastavme velezradu (Arrêtons la haute trahison), a projeté le mot velezrada (haute trahison) sur le château de Prague, résidence officielle du président tchèque Miloš Zeman. « Miloš Zeman est un agent d’un pays hostile qui a envahi la République tchèque et tué des citoyens tchèques. C’est un traître, et à ce titre il ne peut plus être le chef de l’État » a expliqué ledit groupe qui reproche au chef de l’État son attitude habituellement pro-russe.
  • Sans rapport direct a priori entre la crise diplomatique opposant actuellement la Tchéquie et la Russie, la municipalité de Prague a fait savoir ce lundi 19 avril qu’elle réclamait à l’ambassade de Russie la restitution d’un terrain de 5000 m² qui faisait partie jusqu’en 1968 du parc Stromovka adjacent de ce qui était à l’époque l’ambassade de l’Union soviétique dans le septième arrondissement de la capitale tchèque. « Le conseil municipal de Prague a appelé le gouvernement tchèque à tenir des négociations dans le but d’amener le territoire de l’ambassade de Russie dans l’État qui a précédé l’invasion des forces du Pacte de Varsovie en 1968, » peut-on ainsi lire dans un communiqué diffusé sur Twitter. Un détail peu connu : le bâtiment ayant abrité l’ambassade soviétique devenue ambassade de Russie, fut le siège praguois de la Gestapo de 1939 à 1945 avant d’être offert à l’URSS sur décision du président Edvard Beneš.
  • Plusieurs manifestations hostiles à la Russie ont été tenues cette semaine devant l’ambassade russe à Prague en rapport avec les sujets évoqués plus haut.