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« Ces vieux chars soviétiques vont tuer sans pitié » : la Russie transforme ses T-55 en robots tueurs télécommandés pour le front ukrainien

« Ces vieux chars soviétiques vont tuer sans pitié » : la Russie transforme ses T-55 en robots tueurs télécommandés pour le front ukrainien
Illustration de chars robotisés russes opérant dans un environnement urbain, création générée par intelligence artificielle.
EN BREF
  • 🤖 La Russie dévoile le système Shturm, un concept de char robotisé destiné aux opérations en zones urbaines.
  • Le véhicule de commandement peut diriger jusqu’à 50 chars robotisés dans un rayon de 3 kilomètres.
  • Plusieurs configurations de combat ont été testées, incluant des armes thermobariques et des canons automatiques.
  • Des améliorations tactiques visent à renforcer l’endurance et la flexibilité sur le champ de bataille.

Depuis quelques années, la Russie se distingue par le développement de technologies militaires innovantes, notamment dans le domaine des systèmes de combat autonomes. Dernièrement, elle a révélé le concept d’assaut robotisé « Shturm » lors d’essais sur le terrain. Ce système, conçu pour opérer à distance dans des zones de combat à haut risque, en particulier dans les environnements urbains, marque une avancée significative dans l’armement autonome. Ce développement est le fruit d’une collaboration entre le ministère russe de la Défense et Uralvagonzavod, le plus grand fabricant de chars de combat principal au monde. Observé pour la première fois dans sa configuration complète, le Shturm promet de changer la donne sur le champ de bataille.

Conception du concept d’assaut robotisé

Le système Shturm se distingue par sa capacité à opérer à distance dans des zones de combat délicates. Sa conception est optimisée pour les environnements urbains, avec un canon raccourci de 125 mm D-414, qui assure une maniabilité accrue dans les espaces confinés. Un bulldozer intégré permet de dégager les obstacles, tandis qu’un ensemble de systèmes de protection défensive renforce sa résilience. Le design de la tourelle, légèrement amélioré en termes de blindage, repose sur des coques de T-72A, soulignant une volonté de rentabilité. Malgré l’objectif d’autonomie complète, certains véhicules ont encore besoin d’un équipage, suggérant que le développement de leurs capacités entièrement autonomes est toujours en cours.

Le Shturm est un système modulaire conçu pour percer les positions fortifiées et mener des opérations de première ligne sans risquer la vie des soldats.

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Introduit pour la première fois en 2018, ce système reflète l’évolution des stratégies militaires vers l’utilisation accrue de technologies sans pilote. La Russie espère ainsi minimiser les pertes humaines tout en renforçant son efficacité sur le terrain.

Le char robotisé et son unité de commandement

Un élément central du système Shturm est le véhicule de commandement mobile, basé sur un châssis de char. Ce véhicule est conçu pour résister aux menaces anti-char telles que les grenades propulsées par fusée. Il peut diriger jusqu’à 50 chars robotisés dans un rayon de 3 kilomètres. Les essais ont permis de tester plusieurs configurations de combat. L’une d’elles présente un char d’assaut de 50 tonnes avec un canon principal standard de 125 mm, tandis qu’une mise à niveau vers un canon de 152 mm est envisagée. Une autre version, axée sur les assauts urbains, est équipée de lance-roquettes thermobariques RPO-2 « Shmel » et d’une mitrailleuse PKTM pour le feu de suppression.

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Une troisième configuration combine des canons automatiques jumeaux de 30 mm 2A42 avec une mitrailleuse PKTM, offrant un équilibre entre puissance de feu et suppression de l’infanterie.

La quatrième version, plus lourdement armée, est dotée de 16 roquettes thermobariques non guidées de 220 mm, similaires à celles utilisées dans le système de lancement multiple TOS-1A, conçues pour la dévastation de larges zones fortifiées.

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Améliorations des systèmes autonomes

Chaque configuration du Shturm comprend un blindage frontal et latéral renforcé, une lame de bulldozer pour le dégagement des obstacles et un canon raccourci pour permettre une rotation de tourelle à 360 degrés dans les rues étroites. La récente apparition conjointe de véhicules de combat et de commandement lors des essais sur le terrain indique que le système Shturm a atteint une phase plus avancée après des années de développement limité. Contrairement aux systèmes robotiques précédents comme l’Uran-9, qui ont rencontré des problèmes opérationnels en Syrie et en Ukraine, le Shturm intègre des améliorations tactiques pour une meilleure endurance et flexibilité sur le champ de bataille.

La Russie, via l’Académie militaire d’ingénierie Karbyshev, a également breveté un écran anti-drone pliable pour chars, inspiré du système utilisé en Ukraine.

Ces efforts soulignent l’accent croissant mis par la Russie sur les véhicules terrestres sans pilote et les technologies de contre-drone, alors que la guerre en Ukraine continue de transformer le paysage militaire.

Perspectives et enjeux futurs

Le développement du système Shturm reflète une tendance mondiale vers l’automatisation des forces armées. En combinant technologie avancée et équipements existants, la Russie cherche à optimiser ses ressources tout en minimisant les risques pour ses soldats. Toutefois, ces avancées suscitent des questions sur l’éthique de l’utilisation de systèmes d’armes autonomes et sur leur impact potentiel sur les conflits futurs. Alors que les technologies militaires continuent d’évoluer, comment les nations équilibreront-elles innovation et responsabilité éthique dans l’armement autonome ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Gaspard Roux

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Gaspard Roux covers “geopolitics” and “Central European affairs” for Visegrád Post. This beat fits the publication's focus on Central European affairs, geopolitics and public debate, with a particular editorial interest in “public debate”. Their articles favour documented reporting that compares sources and makes uncertainty visible.