Contre-offensive euro-mondialiste en Roumanie : exit Dragnea

share on:

Par Raoul Weiss.

Roumanie – Certes, la jubilation de l’opposition roumaine est probablement un peu prématurée. En dépit d’une légère hausse (de 40% à 50%) par rapport aux législatives de 2016 (qui s’étaient soldées par un raz-de-marée du PSD), la participation, en hausse par rapport aux européennes précédentes, reste néanmoins inférieure à celle de toutes les élections législatives roumaines de la chute de Nicolae Ceauşescu à 2004. Les véritables gagnants de ces élections, comme de toutes les élections roumaines depuis le début du processus d’intégration euro-atlantique, sont donc l’indifférence, la désocialisation et l’émigration de masse.

Très médiatisé par la presse favorable à l’opposition (soit le plus gros de la presse roumaine et la quasi-intégralité de la presse occidentale), le vote des roumains vivants dans d’autres pays de l’UE ne concerne en réalité qu’une fraction de l’énorme population (de 3 à 5 millions, en fonction des estimations et des modes de calcul) qu’a perdu la Roumanie au cours des 20 dernières années ; souvent le résultat des arrivages les plus récents : de jeunes diplômés encore sous le coup de l’enthousiasme après avoir reçu, en Allemagne ou en Angleterre, les premiers salaires décents de leur vie, et pour qui « les valeurs européennes mises en danger par le PSD » sont avant tout l’exemption de visa qui permet leur ascension sociale (en termes relatifs par rapport à leur société de départ), tout en assurant dans la plupart des cas leur dénationalisation et leur intégration durable dans le Lumpen cosmopolite des banlieues occidentales.

Comme partout ailleurs en Europe, les citoyens sont implicitement conscients du fait qu’il n’existe pas d’État européen, savent que les députés qu’ils élisent vont siéger dans une parodie de parlement, et se laissent donc plus facilement aller soit à l’apathie (ce qui a visiblement été le cas d’une bonne partie de l’électorat potentiel du PSD), soit à des votes de protestation qu’ils ne risqueraient pas forcément à des scrutins nationaux ou locaux. Cela explique notamment une partie du succès des « Verts » à l’Ouest, et, en Europe centrale, de partis ultra-libéraux/LGBT récents adeptes d’un jeunisme et d’un dégagisme extrémistes, sans réalité territoriale, et qui existent finalement assez peu en-dehors des réseaux sociaux. C’est notamment le cas de la Hongrie (percée de Momentum), et plus encore de la Roumanie, où la percée de l’USR restera l’événement marquant de ces élections. Il est vrai que ce dernier, sur la dernière ligne droite, était devenu USR+, bénéficiant de l’implant « technocratique » de Dacian Cioloş (dont nous avons déjà parlé). La géographie électorale montre que cet essor de partis proposant non plus une alternative politique (au populisme, au conservatisme ou que sais-je), mais une alternative biologique à Sapiens Sapiens (tel que l’anthropologie le connaissait jusqu’à présent : se reproduisant par voie naturelle et hétérosexuelle, organisé en familles et en ethnies) est assez étroitement lié au phénomène de la métropolisation, qui supplante de plus en plus la fracture Est/Ouest du continent : au beau milieu de l’assez conservatrice Moldavie roumaine, l’USR a fini en première position dans la capitale régionale Iaşi.

Ajoutons que le président Klaus Johannis, qui faisait ouvertement campagne pour son parti le PNL, s’était efficacement employé à brouiller les cartes, en doublant ces élections d’un référendum très contestable, que le PSD avait appelé à boycotter. On peut se demander dans quel mesure cet appel au boycott (justifié dans la mesure où le référendum était anticonstitutionnel sur le fond) ne s’est pas retourné contre le PSD : la partie la plus radicale de son électorat, nettement eurosceptique, a pu être tentée de boycotter l’ensemble du scrutin – d’autant que c’est aussi la partie la plus orthodoxe, que le PSD a beaucoup déçu en mal organisant et en perdant en septembre dernier le référendum sur la définition de la famille.

On ne peut néanmoins pas passer sous silences les très mauvais résultats de la coalition gouvernementale, qui démentent en partie mes propres pronostics pré-électoraux : tombant, par rapport aux législatives de 2016, de 45% à moins de 24%, le PSD subit un grave revers, tandis que son partenaire de coalition, le parti de droite souverainiste ALDE (récemment exclu de la famille politique européenne du même nom – où sa présence relevait effectivement presque du malentendu), échouant à passer la barre des 5%, n’enverra aucun député à Strasbourg. Les habiles machinations de Klaus Johannis (jointes à la très mauvaise gestion tactique du PSD), la piètre estime des électeurs pour les institutions européennes et l’influence délétère d’un vote de déserteurs transnationaux pompeusement rebaptisé « diaspora » n’explique donc pas tout. Fondamentalement, cette Bérézina montre qu’une simple attitude de résistance au néo-libéralisme et à l’euro-mondialisme – surtout pour des partis au pouvoir – ne peut pas durablement suppléer à l’absence de programme et d’idéologie.

Résultat de l’élection européenne du 26 mai 2019 de Roumanie, résultats définitifs. Source : inconnue.

Le PSD avait (semble-t-il) cru pouvoir compenser son absence de doctrine par une approche gestionnaire, combinant principalement un opportunisme économique censé lui gagner les faveurs de la « classe moyenne » et un conservatisme sociétal destiné à arrimer le vote rural. L’échec du référendum de septembre 2018 avait déjà montré les limites de ce second pari. L’échec des européennes montre à présent que le premier était tout aussi fragile : à la différence de la Hongrie, et plus encore de l’Europe occidentale issue des Trente Glorieuses, la Roumanie n’a pas de classe moyenne au sens socio-culturel du terme, mais tout au plus une couche de salariés mieux payés que d’autres, pour la plupart au service de multinationales occidentales ayant délocalisé sur place des segments d’activité à faible valeur ajoutée (et/ou faciles à déménager, notamment dans l’industrie du logiciel). Il s’agit donc plutôt, pour s’exprimer comme Lénine, d’une très fragile « aristocratie ouvrière » comprador, dont le relatif et précaire bien-être est totalement lié au maintien de la structure de domination néocoloniale dont le PSD cherchait (ou disait chercher) à extraire le pays. Mauvais cheval ! D’autant plus que, obnubilé par sa fantomatique « classe moyenne » qui, en dépit d’excellents chiffres économiques, n’attendait qu’un USR de passage pour le poignarder dans le dos, le PSD s’est détourné, avec un mépris parfois agressif, du prolétariat rural (le plus pauvre d’Europe) qui lui était jadis acquis, mais qui dimanche dernier ne semble pas avoir pris le chemin des urnes : parmi les départements aux taux de participation les plus faibles, on trouve plusieurs des départements les plus pauvres du pays (dont Vaslui et… Teleorman, dont Liviu Dragnea est issu !) ; brimés au cours des derniers mois par une série de mesures (au demeurant sans grand impact économique) contre « l’assistanat », ces ruraux ont dû finir par trouver que le PSD leur vendait bien cher son opposition (d’ailleurs plutôt verbale) au sécularisme fanatique et à l’agenda LGBT (encore assez discret – faut-il le dire ? – dans leurs villages).

Quant à ALDE, à la pointe de la rébellion eurosceptique – exclu du groupe européen éponyme à la veille des élections par Guy Verhofstadt – qui traduit – entre autres – l’angoisse des milieux d’affaires locaux devant le rouleau compresseur des multinationales, son effondrement illustre à mon sens une autre tare du « populisme » roumain des quatre dernières années, dont le PSD n’est d’ailleurs pas exempt non plus. En dépit d’un rapprochement de dernière minute, aussi bruyant qu’opportuniste, avec le RMDSZ/UDMR de la minorité hongroise (au cours duquel on avait notamment vu C. P. Tăriceanu, le chef d’ALDE, s’essayer, avec plus de ténacité que de talent, au maniement de la langue hongroise…), ALDE, la droite du PSD et le PNL de Klaus Johannis ont en commun un bassin électoral nationaliste marqué par toutes les tares historiques du nationalisme roumain (que j’ai déjà évoquées ailleurs plus en détail), et notamment l’obsession magyarophobe, liée à la crainte irrationnelle de perdre le contrôle de la Transylvanie. Or, dans le contexte d’une alliance de facto entre la coalition de gouvernement PSD-ALDE et le RMDSZ/UDMR (rompue quelques jours à peine avant les élections), là était précisément le défaut de la cuirasse, que Klaus Johannis (ou son équipe de conseillers, roumains ou internationaux…) a su brillamment exploiter en propulsant en politique (et en tête de la liste PNL) le rhéteur magyarophobe Rareş Bogdan, lequel, dans un slogan mobilisateur de dernière minute, n’a pas hésiter à promettre à son électorat de « [les] débarrasser des Hongrois » (telle est, notons-le au passage cette « droite » roumaine pour laquelle l’évêque László Tőkés – en principe nationaliste hongrois – a, pour des raisons qui restent obscures, de facto fait campagne – bien que présent dimanche soir à la soirée électorale du FIDESZ à Budapest).

À la différence, par exemple, de Viktor Orbán, qui – entre autres dans son discours de Tusnád 2018 – s’est plusieurs fois employé à donner une interprétation nette et intelligible au projet national hongrois tel qu’il le porte, l’équipe Dragnea, pendant des années, s’est contentée de platitudes ronflantes sur une « souveraineté » mal définie et une roumanité folklorique de campagne électorale, dont le contenu reste dangereusement flou, et apte à reconvoquer à tout moment les fantômes d’un passé xénophobe dont le PSD n’a pas l’exclusivité, et que divers politiciens ALDE, PNL, mais aussi (originalité « à l’ukrainienne » de la vie politique roumaine) USR n’hésitent pas à exploiter quand l’occasion s’en présente. L’aura de mystique et de superstition entourant certains des mythes fondateurs de cette attitude politique dangereusement semblable à l’ultranationalisme ukrainien (aura dont le soussigné a d’ailleurs personnellement fait les frais lors de son expulsion récente) pourrait bien, à terme, donner à ce sentimentalisme patriotard les mêmes fruits qu’à la « révolution de la dignité » de Kiev.

Liviu Dragnea ayant, dès l’annonce des résultats, annoncé qu’il ne serait pas candidat à la présidence en automne, a aussi – comme par hasard – été condamné à trois et demi de prison ferme lors de l’audience de son procès « pour corruption » fort opportunément programmée pour le lendemain des élections. Sa carrière politique est probablement finie. Si tel est le cas, on pourra dire qu’il a mérité sa défaite. D’une part, en refusant de comprendre qu’aucun empilement de tactiques ne vaut une stratégie, et qu’à défaut de définir un projet de paix sociale et régionale acceptable à la fois par sa population et par les voisins de la Roumanie, il ne disposerait jamais des moyens, ni internes, ni externes de résister au Blitz des médias et des services secrets à la botte de l’Occident. D’autre part, à force de lâcheté et de reculades en série devant les intimidations de l’État profond et les coups de force de Klaus Johannis, dont la suspension – permise, voire réclamée par la constitution roumaine – aurait déjà été d’actualité de nombreuses fois depuis le début de son bras de fer avec le gouvernement PSD-ALDE. Cet opportunisme à la fois lâche et court-termiste explique aussi que (à la différence du FIDESZ depuis plus de vingt ans !) le populisme roumain n’ait jamais fait d’efforts sérieux pour se doter d’une vitrine médiatique sérieuse. Il paie aujourd’hui le prix de sa légèreté.

S’il devait jamais renaître de ses cendre après cette déculottée, le populisme roumain n’y parviendra qu’à condition d’en retenir les leçons, à savoir que

  • Le souverainisme roumain ne vaincra qu’à condition de détruire l’État profond roumain, en renonçant au mythe de « l’intérêt national » dont la fin justifierait certains moyens, et à celui des « sécuristes patriotes ».
  • La Roumanie, État le plus pauvre de l’UE, privé de 20% de sa population et sans capital propre, n’a pas les moyens (encore moins que la Pologne) d’une politique souveraine et conflictuelle ; elle peut être soit (ce qu’elle est en ce moment) une colonie doublée d’un allié de revers du mondialisme contre l’Europe centrale, simple territoire de manœuvre pour les armées (hard ou soft) de l’Occident, soit un allié de l’Europe centrale dans le cadre d’une politique de paix régionale qui implique aussi la reconnaissance des droits des minorités ethniques présentes sur son sol.

En attendant, bilan provisoire de la contre-offensive euro-mondialiste en cours : même si la Pologne et la Tchéquie tiennent bon pour l’instant, on peut considérer que la Hongrie du FIDESZ est désormais, au sein de l’UE, entourée de « régimes ennemis » sur trois flancs : Autriche, Slovaquie et Roumanie.

17 Comments

  1. La Pologne, tient bon : notre pays a à cœur de préserver l’identité chrétienne de l’UE, à lutter pour leur indépendance au sein de l’UE, et notamment en ce qui concerne leur liberté face aux flux migratoires clandestins. Une position frontalement opposée à celle de l’axe Paris-Berlin. Le Pis, les conservateurs au pouvoir remportent le scrutin européen par vote majoritaire démocratique. Notre territoire a octroyé 1,2 million visas dont 700 000 autorisant à travailler chez nous…..
    Cependant, la Pologne reste sous le feu des critiques (article 7 via la CJUE). Pourtant, on entend aussi s’exprimer d’autres voix : les Polonais lutteraient tout simplement contre une Union européenne qu’ils jugent trop dominante (Etats-Unis d’Europe) et les donneurs de leçons allemands et français, dont les leaders connus entendent “mettre Varsovie sous tutelle”. Faut-il tirer la sonnette d’alarme ? ( Sommes-nous des ” Untermenschen’) Ou se dire que chaque pays a le droit de suivre sa propre voie, quitte à résister à la “vieille Europe” ? Quel bon exemple de Solidarność au vu et au vécu des exactions commises envers une majorité des Polonais! ( Outre, les destructions massives de nos villes, de nos familles déportées, violées, et plus de 2 millions d’enfants kidnappés dans les Lebensborn nazis . Chut du “Rideau de Fer” et liberté pour tous nos voisins opprimés au nom de votre “Chère Liberté …….A bon entendeur, une patriote,

    Niech Bóg da Ci długie życie

  2. Certes, mais je fais référence aux deux derniers paragraphes argumentatifs qui mentionnent la Pologne (et la Tchéquie) semblant “tenir bon pour l’instant’ donc, à ce titre, j’émets mon opinion afin de clarifier un jugement par trop “unilatéraliste” et jusqu’à preuve du contraire, nous soutenons nos amis hongrois (y compris la minorité vivant en Roumanie), au sein de l’UE, Solidarność !

  3. Le nationalisme fondé sur l’ethnicité est archaïque et dangereux. On le voit à l’œuvre dans les Balkans où il entretient en permanence les haines entre communautés, les égrégores religieux se goinfrant en toute obscénité de la souffrance prétendument rédemptrice que cette violence diabolique engendre. Par ici les martyrs ! Serbes, Croates, Bosniaques, Albanais… Chaque dieu reconnaîtra les siens…

  4. Il se fait que je me trouvais justement en ex-Yougoslavie, dans les bouches du Kotor (en serbe/monténégrin Boka Kotorska) quand la guerre a éclaté…. en 1991.
    A l’origine des conflits, n’oubliez pas les Ottomans (musulmans) qui sont des Turcs originaires de Haute Asie tout comme leurs cousins Mongols. Lorsque les Turcs ont fait leur apparition en Europe, une Europe alors totalement chrétienne et imprégnée de culture gréco-romaine, ils l’ont fait en tant que conquérants. Cette invasion a réellement commencé à la fin du XIV siècle, dans les pays balkaniques avec tous les crimes que vous pourrez juste imaginer dans vos pires cauchemars. Il en reste des cicatrices indélébiles pour les Slaves soumis durant plusieurs ères au despotisme des sultans. Mais, voyez-vous, “ils ont oublié d’être bêtes”, à plusieurs degrés. Petite parenthèse dans l’Histoire, avant qu’ils ne poursuivent plus loin leurs ignominies, le Roi Jan Sobieski avait prévu d’attaquer le 13 septembre 1683, mais il se rendit compte que les Turcs étaient en ordre de bataille dès le 12. À quatre heures du matin, les troupes du Roi Sobieski fortes d’environ 81 000 hommes, au côté des troupes impériales d’Autriche attaquent une armée turque d’environ 130 000 hommes. Sobieski charge avec ses hussards et enfonce les lignes ennemies qui détalent dans la plus grande confusion. À cinq heures trente, la bataille de Vienne est terminée. Sa gloire de héros national polonais et de défenseur du monde chrétien est née de cette victoire qui ferma définitivement les portes de l’Europe occidentale aux Turcs ottomans. De leur côté, les Ottomans le surnommèrent le Lion de Lechia (« Lion de Pologne »).

    Le Pape et les dignitaires étrangers le surnomment « Sauveur de Vienne et de la civilisation occidentale ».
    Si cette bataille n’avait pas eu lieu, l’Islam règnerait partout en Europe avec tout son cortège de fatwa, charia, esclavagisme des femmes, obscurantisme et j’en passe….car la liste est très longue, terrorisme….
    Alors, votre “Le nationalisme fondé sur l’ethnicité est archaïque et dangereux” est réellement inapproprié. Je ne pourrais que vous orienter sur une lecture plus objective des faits et quant au Diable, ma Foi, donnez-lui votre doigt et il voudra toute votre main. Na!

  5. Merci pour ce long hors sujet qui pourra néanmoins être utile à quelques lecteurs peu familiers avec l’histoire européenne, mais tout ça pour essayer de prouver que les Turcs étant des musulmans sont des méchants qui nous ont fait bien des misères, c’est vraiment une vision de l’histoire par le petit bout de la lorgnette religieuse. En réalité la religion dans cette histoire n’est qu’un bon moyen de jeter des hommes dans une mêlée où se sont affrontés des impérialismes qui ne sont en définitive que la stricte mise en œuvre du “principe de Lucifer” qui pousse des groupes humains à bâtir des entités agressives en perpétuelle lutte pour contrôler des territoires toujours plus vastes et établir leur dominance. Les religions sont instrumentalisées par des puissances diaboliques qui les asservissement à des empires toujours prêts à se déchirer. Il y a un siècle on a vu le pire quand se sont affrontés les empires allemand russe autro-hongrois et turc, mais aussi etats-unien et japonais. Tous aussi agressifs, quelles que soient les religions de leurs ressortissants.
    Encore une fois, vous n’êtes pas en mesure de voir le mal où il est réellement… Votre esprit est bien conditionné pour prêcher la guerre sainte, et affronter des gens eux-mêmes prêts à venir en découdre pour la plus grande gloire de Dieu. A ce jeu jamais le meilleur ne gagne, il n’y a que des perdants. Sauf le diable, bien entendu, qui tire les ficelles dans tous les camps… Encore une triste réalité qui vous échappe.

  6. Vous aimez bien le diable, il me semble car vous ne cessez de le citer en exemple, cela ne m’a pas “échappé” depuis plusieurs commentaires échangés.
    A votre avis, contre les agressions, l’invasion, bref, tous les vices qui s’y rapportent, n’est-il donc pas évident de protéger sa terre, sa maison, sa famille, ses enfants???? Cela n’est qu’une question de bon sens. Vous répondez régulièrement à des sujets pragmatiques et d’actualité selon un fameux précepte qui consiste à retourner la vapeur et à retourner votre veste de poltron toujours du sale côté. Vous ironisez et méprisez tout et rien, le “reptilien”, vous le cafard qui provoquez sans réserve sur tous les sujets, seriez-vous un psychopathe? Là, est donc votre triste réalité…..Miserere. Abstracteur de quintessence.

  7. Dès qu’on contrarie vos croyances et qu’on bouscule vos préjugés vous réagissez en dénigrant et en insultant… Ce comportement, habituel sur RT ou Sputnik, où sévissent beaucoup de microcéphales haineux, me semble ici déplacé. Quant au diable, que je tire souvent par la queue, ce n’est pas exactement celui de la mythologie chrétienne, mais bien le Lucifer décrit dans “Le principe de Lucifer” de Howard Bloom”. L’hérésie cathare était probablement plus proche de la vérité que votre dogme catholique. De mon point de vue évidemment…
    Bon je vous laisse à vos peurs colères et haines diverses, puisque c’est votre manière de vivre chrétiennement. Le prêtre ne doit pas s’ennuyer quand vous allez à confesse !
    (Je taquine…)

  8. L’esprit critique me paraît essentiel car il est un antidote au conditionnement et à tous les préceptes qu’on nous inculque dès l’enfance comme des vérités. Aussi de votre point de vue, celle-ci est que vous êtes responsable de ce que vous pensez, parce que c’est seulement à ce niveau que vous pouvez exercer vos choix. Certaines vérités, que l’on juge absolues, sont le résultat d’un manque de connaissance ou d’un manque d’ouverture qui nous empêche de voir autre chose que ce que nous voulons bien voir. ‘N’est de pire sourd, que celui qui ne veut rien entendre”….
    “N’ayez pas peur”, ne dit-on pas qu’elle tue l’esprit?
    Continuez donc ainsi et vous irez loin si quelqu’un vous tendait la main…Lucifer, Leviathan….
    (Je vous asticote)

  9. Ce qui est réellement très amusant est que je pourrais m’adresser à vous en tenant le même discours… Ce qui pourrait signifier que nous sommes tous deux les purs produits des déterminismes sociaux qui nous ont construits et que le sentiment que nous pouvons avoir de penser et d’éprouver librement n’est vraiment qu’une illusion. Maya, diraient les indhouistes. A moins que ce ne soit encore un vilain tour de ce sacripan de Lulu, le roi de l’entourloupe, qui est chez nous comme chez lui, entré par la porte béante que lui ouvre notre cerveau reptilien à l’insu de notre plein gré.
    Mais c’est encore une histoire que vous ne croiriez pas si je perdais mon temps à vous la raconter.

  10. Enfin, je n’ai pas plus de temps encore à vous expliquer ou à vous confondre entre un humain ou entre un ptérodactyle (sic!) Je n’ai cependant aucune vraisemblance de rancœur comme si vous me signaliez que vous êtes au dessus de la mêlée par la “perte de votre temps si précieux” à me comparer à la néophyte qui n’y entrave rien, qui laisse la porte béante à toutes les inepties qui circulent, incapable de l’échange, lobotomisée, la “filibuster”.
    “Tant qu’il y a un espoir, je vais me battre”
    Il ne serait pas grave que certains aient l’illusion d’être irréprochables si, partant de ce postulat, ils n’avaient une forte tendance à vouloir nous dicter notre conduite.  

  11. Je n’impose rien à personne je sème des petits cailloux blancs, sans grande illusion mais avec toujours le souci de m’opposer à la bêtise, à l’ignorance et à la superstition, qui exposent leurs victimes à la peur, à la colère et à la haine, qui preludent toujours aux petites comme aux grandes tragédies. C’est ma manière à moi de prendre le mal à la racine…
    Votre dernier propos est assez confus, maîtrisez vos émotions si vous voulez maitriser votre pensée et l’exprimer clairement.

  12. Je vous réciproque la chose, cela veut bien sous-entendre que nous n’avons franchement rien à partager malgré tant de tentatives (relisez-vous, au moins: blabla sur Lucifer, les reptiliens, Maya, le père Lulu…. ) Cependant, sachez que je suis formée depuis très longtemps déjà “à la prise de parole en public” auprès duquel mes propos et les sujets dont je débats suscitent l’intérêt. Preuve que ceux-ci ne sont pas dénués de sens et que les émotions font partie intégrante de l’humain puisque nous sommes des êtres d’Amour, d’autant plus que les sentiments générés par la conscience de l’être humain ont grandement complexifié la chose… Suis-je assez confuse pour vous? Dois-je me faire soigner d’un calcaire cervical….

  13. C’est déjà plus clair !
    Nous n’avons rien à partager dites-vous ? Je n’en suis pas si sûr. Un dialogue de sourds reste un dialogue, et comme on ne sait bien ce qu’on pense que si on est capable de l’écrire clairement (Cf. Boileau, ” Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement Et les mots pour le dire arrivent aisément”) nous nous rendons mutuellement service tout en amusant la galerie des visiteurs avec nos bouffonneries ou prétendues telles… Pour ce qui est du calcaire il faut avouer que vous nous faites parfois un coup de Calgon qu’on vous pardonnera volontiers, car vous prenez les choses trop à cœur, un excès de susceptibilité en étant peut-être la cause…
    Nous sommes des êtres d’amour affirmez-vous avec un bel aplomb. Pour qui a un peu étudié l’histoire, vous prêtez à sourire ! Le nombre de crimes commis ici-bas au nom de l’amour du prochain est incommensurable. Croisades et djihads se sont fait sur ce point une rude concurrence et le parfum de cochon grillé qu’exhalaient des bûchers de Montségur témoignent de ce qu’un excès d’amour peut produire dans nos âmes pures.
    Je note encore que pour vous les concept que vous ne maîtrisez pas relèvent du blablatage (Je néologisme à l’occasion) ce qui ne témoigne pas d’une grande ouverture d’esprit ( dont on ne dira jamais assez que ce n’est pas une fracture du crâne), mais ce n’est pas très original…
    Les sentiments ne sont pas générés par la conscience mais par le cerveau limbique, avec pour ce qui concerne les sentiments négatifs une forte participation des pulsions issues du cerveau reptilien. Vous gagneriez beaucoup à vous documenter sur le sujet.
    Prendre la parole en public pour traiter de sujets que l’on possède parfaitement est une chose, c’en est une autre que se promener en ma compagnie dans un champ de mines intellectuel, sans parler des sables mouvants…
    Depuis mon hamac, sous un ciel Hongrois bien chargé… Je retourne à ma sieste.

  14. Attention à la foudre de Dieu……Votre hamac pourrait se retourner et votre sieste pourrait être dérangée par les rires de vos voisins ( croyez-moi, cela m’est déjà arrivé et j’en ai ri aux larmes de ma déconfiture) Que c’est bon, la dérision…..

  15. J’avais oublié puisque vous vous prétendiez avoir la grosse tête ( de par votre suprématie intellectuelle ostentatoire) être un “alien”, que cela ne pourrait vous arriver sans cerveau limbique, vous repartiriez comme une étoile filante vers d’autres cieux, plus cléments à vos aspirations puisque le sujet humain n’entre pas dans vos cordes, ni dans vos compétences, faites-donc comme Icare et n’oubliez surtout pas que le Soleil brille pour tous, après la pluie vient le beau temps et bientôt celui des cerises, miam…..Ceci dit, je remarque quand même que vous faites pas mal de fautes d’orthographe voire de syntaxe, ceci explique cela: l’enfer c’est les autres….. OOOOhhhhhhh, petit Calimero, c’est vraiment trop inzuste ! »

  16. Pour revenir à cet article sur la Roumanie, l’auteur (tellement modeste qu’il ne l’a pas signé) semble un thuriféraire du PSD, en oubliant toutes les turpitudes de ce parti, même s’il les évoque sans trop lui en faire grief, parce qu’il serait un parti patriote et défenseur de l’identité nationale. Il reprend, sur Iohannis et Ciolos toutes les rengaines foireuses mises en avant par le PSD justement et ses suiveurs. Oublie-t-on le passé communiste, la prise du pouvoir dans des conditions douteuses, les minériades qui sont à son actif? Il se trouve que j’ai eu à connaitre de réputation Iohannis quand il était maire de Sibiu, où il a été tout de même élu et réélu 3 fois, bien que faisant partie de l’infime minorité germanique, avant d’être poussé sur la scène nationale. J’ai connu Ciolos en tant que personne privée, alors qu’il était encore étudiant en agronomie, avant même qu’il s’engage dans la politique un peu malgré lui parce que d’autres l’ont sorti de l’anonymat “technocrate” pour sa compétence reconnue en certains domaines. Même si son orientation actuelle un peu trop européiste à mon goût (résultant de son séjour à Bruxelles comme commissaire européen) ne m’emballe pas outre mesure, je voudrais savoir si, parmi les personnalités de la scène politique en vue en Roumanie, il s’en trouve beaucoup qui aient la même intégrité morale et personnelle. Mis à la tête du gouvernement pour un temps très court, il a fait de son mieux malgré l’hostilité des milieux politiciens professionnels. Et la jeunesse éduquée du pays ou la diaspora forcée d’émigrer pour raisons économiques seraient sans doute moins européistes si, depuis 30 ans, le pays avait été gouvernés par des gens honnêtes qui auraient placé la défense de l’identité et des intérêts du pays plus haut que la promotion de leurs intérêts personnels par leurs combines, leur corruption, leur népotisme et leur clientélisme et qui leur auraient ouverts des perspectives de carrière et des raisons de vivre au pays plutôt que d’y survivre chichement.

Répondre :