Économie

« Un monstre sous-marin pour livrer du gaz » : la Russie prépare un sous-marin nucléaire de 180 000 tonnes

« Un monstre sous-marin pour livrer du gaz » : la Russie prépare un sous-marin nucléaire de 180 000 tonnes
EN BREF
  • 🚢 Innovation maritime : La Russie développe des sous-marins nucléaires pour transporter du gaz naturel liquéfié.
  • ❄️ Adaptation aux glaces : Ces sous-marins permettront de naviguer toute l’année malgré les glaces de l’Arctique.
  • 🤝 Collaboration stratégique : L’Institut Kurchatov collabore avec Gazprom pour réaliser ce projet ambitieux.
  • 🔒 Sécurité renforcée : Les sous-marins offrent une alternative plus sûre que les transporteurs de surface traditionnels.

Alors que la Russie fait face à des sanctions occidentales sévères réduisant ses capacités d’exportation de gaz, le pays se tourne vers des solutions innovantes pour maintenir ses livraisons. Parmi ces solutions, la construction de sous-marins nucléaires pour le transport du gaz naturel liquéfié (GNL) se distingue comme une avancée majeure. Cette initiative est menée par l’Institut Kurchatov en collaboration avec Gazprom, dans le but de surmonter les défis posés par la réduction des routes maritimes traditionnelles.

Sous-marin nucléaire transporteur de gaz

L’idée de développer des sous-marins nucléaires pour le transport de gaz a été récemment présentée par Mikhail Kovalchuk, directeur de l’Institut Kurchatov. Selon les plans dévoilés, ces sous-marins seront équipés de trois réacteurs nucléaires Rhythm-200, chacun alimentant un moteur électrique de 30 MW. Grâce à cette technologie avancée, la vitesse du sous-marin pourrait atteindre 17 nœuds, réduisant considérablement le temps de voyage le long de la Route maritime du Nord, de 20 à 12 jours.

Ces sous-marins sont conçus pour s’intégrer dans l’infrastructure de transport actuelle, avec une capacité de charge d’environ 180 000 tonnes et un tirant d’eau ne dépassant pas 14 mètres. La longueur du navire sera d’environ 360 mètres, avec une largeur inférieure à 70 mètres. Ces caractéristiques permettent aux sous-marins de naviguer efficacement tout en évitant les dangers des glaces de surface.

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Collaboration entre l’Institut Kurchatov et Gazprom

L’Institut Kurchatov, en partenariat avec Gazprom, travaille assidûment à la construction de ces transporteurs sous-marins de gaz. Cette collaboration vise à pallier les périodes où les transporteurs de gaz ne peuvent pas transiter par l’Arctique en raison de la couverture glacée. Selon Kovalchuk, la création de transporteurs sous-marins nucléaires a été envisagée depuis les années 2000, et le projet avance désormais avec Gazprom.

Bien que ces sous-marins puissent naviguer toute l’année, la baie d’Ob reste trop peu profonde pour permettre à ces géants de naviguer immergés. Ainsi, l’aide de brise-glaces sera toujours nécessaire pour les accompagner des ports de Sabetta (Yamal LNG) ou de Gydan (Arctic LNG 2) vers les eaux profondes de l’Arctique au nord de la Sibérie. Ces efforts conjoints témoignent de l’engagement de la Russie à maintenir sa position sur le marché mondial du gaz malgré les défis.

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Une sécurité accrue par rapport aux transporteurs de surface

Les responsables russes affirment que les sous-marins offriront une sécurité accrue par rapport aux transporteurs de surface et aux pipelines. En effet, quelques-uns de ces navires sous-marins suffiront à transporter la même quantité de gaz qu’un pipeline sous-marin. Cette approche innovante émerge dans un contexte de pénurie aiguë de transporteurs traditionnels de GNL adaptés aux glaces.

Le principal producteur russe de gaz liquéfié, Novatek, avait prévu d’acquérir 16 de ces navires cette année. Cependant, le contrat a été annulé par Hanwha Ocean, une entreprise coréenne, en raison des sanctions, tandis que la production nationale au chantier naval Zvezda, contrôlé par Rosneft, a été ralentie par des problèmes technologiques. En conséquence, les plans ambitieux de développement de la Route maritime du Nord ont été considérablement freinés, avec seulement 36 millions de tonnes de cargaison prévues pour cette année, contre 80 millions initialement envisagées.

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Impact des sanctions économiques sur la stratégie énergétique russe

Les sanctions imposées à la Russie après son invasion de l’Ukraine ont poussé Moscou à réévaluer ses stratégies d’exportation de gaz. Face à la réduction drastique de ses capacités de transport maritime traditionnelles, le pays s’adapte par l’innovation technologique. Les sous-marins nucléaires apparaissent comme une solution potentielle pour contourner ces obstacles.

Malgré les défis, la Russie persiste dans sa volonté de rester un acteur clé sur le marché énergétique mondial. Les initiatives de l’Institut Kurchatov et de Gazprom témoignent de cette détermination. Alors que le pays explore ces nouvelles voies, il est essentiel de se demander : comment ces changements influenceront-ils l’avenir énergétique de la Russie et son impact sur le marché mondial du gaz ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Gaspard Roux

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