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Ces blindés français que la Grèce s’apprête à acquérir : un deal inattendu entre Paris et Athènes dévoilé

Ces blindés français que la Grèce s’apprête à acquérir : un deal inattendu entre Paris et Athènes dévoilé
Illustration de l'acquisition par la Grèce de véhicules blindés de combat d'infanterie d'occasion auprès de la France. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • 🚛 Acquisition de 88 VBCI d’occasion par la Grèce auprès de la France pour renforcer ses capacités militaires.
  • 🔄 Offre incluant également 280 VBCI Philoctète neufs et le maintien en condition opérationnelle.
  • 🤝 Partenariat stratégique entre KNDS France et METLEN pour une production locale en Grèce.
  • ⚔️ Concurrence avec Rheinmetall, qui propose le KF-41 Lynx, nécessitant une décision stratégique par Athènes.

La question des équipements militaires est souvent au cœur des discussions stratégiques entre les États. Récemment, la Grèce et la France ont engagé des pourparlers concernant la vente de Véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) d’occasion. Cette éventuelle transaction pourrait marquer un tournant dans la coopération militaire entre les deux pays. Les VBCI, qui ont prouvé leur efficacité sur divers théâtres d’opérations, suscitent un vif intérêt de la part de l’état-major grec. Mais quels en sont les enjeux et les perspectives? Voici un aperçu des principaux éléments de cette négociation en cours.

Les performances éprouvées des VBCI

Les Véhicules blindés de combat d’infanterie, ou VBCI, constituent une pièce maîtresse de l’arsenal de l’armée de Terre française. Avec une capacité d’emport de neuf fantassins équipés, plus un pilote et un tireur, ces engins 8×8 de 28 tonnes se distinguent par leur robustesse et leur armement sophistiqué. Équipés d’un canon de 25 mm et d’une mitrailleuse de 12,7 mm, ils ont démontré leur efficacité en Afghanistan et au Mali. Leur moteur Volvo D12 turbo diesel de 550 chevaux leur permet d’atteindre une vitesse maximale de 100 km/h, les rendant à la fois rapides et maniables.

Ces caractéristiques techniques, associées à un retour d’expérience positif, ont fait du VBCI un véhicule très prisé sur le plan international. Cependant, face à l’évolution des besoins militaires et aux nouvelles exigences stratégiques, l’armée française envisage de se séparer de certains de ses exemplaires pour faire place à des modèles plus récents. Cela ouvre la voie à des opportunités d’exportation, notamment vers la Grèce, qui s’intéresse de près à ces véhicules.

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Une offre commerciale alléchante pour la Grèce

Dans le cadre des discussions entre Paris et Athènes, la France a proposé une offre globale qui inclut la vente de 280 VBCI Philoctète neufs et de 88 VBCI d’occasion. Ces derniers seraient prélevés dans la dotation de l’armée française, puis modernisés avant leur livraison. Cette offre inclut également la fourniture de munitions et le maintien en condition opérationnelle (MCO), ce qui constitue un atout supplémentaire pour la Grèce.

L’État français serait prêt à garantir le financement de cette acquisition, démontrant ainsi son engagement à renforcer les capacités de défense grecques. Pour KNDS France, le fabricant des VBCI, une telle commande représenterait la première vente de ce véhicule à l’exportation. Cela permettrait également à l’entreprise de prendre l’avantage sur Rheinmetall, un concurrent qui a proposé son propre modèle, le KF-41 Lynx, à Athènes. Face à cette concurrence, l’industriel français multiplie les efforts pour séduire l’état-major grec.

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Un partenariat stratégique avec la Grèce

Pour renforcer sa position et convaincre la Grèce, KNDS France a scellé un partenariat avec le groupe grec METLEN Energy & Metals. Ce partenariat prévoit un transfert de savoir-faire en matière de blindage en aluminium et la production locale de la structure soudée du VBCI Mk2. Cette alliance pourrait aboutir à la fabrication du véhicule VBCI « Philoctète » en Grèce, créant ainsi de nouvelles opportunités économiques et industrielles pour le pays.

La production locale est un argument de poids pour Athènes. En plus de renforcer ses capacités militaires, la Grèce pourrait ainsi développer son industrie de défense et créer des emplois. Le VBCI « Philoctète », nommé d’après un héros de la guerre de Troie, est équipé d’une tourelle téléopérée avec un canon 40 CTAS et des capacités de tir de missiles antichars Akeron MP. Ces caractéristiques en font un modèle plus avancé que le VBCI Mk1, avec une motorisation plus puissante de 600 chevaux.

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Les perspectives d’une coopération renforcée

Au-delà de l’aspect commercial, l’acquisition de ces VBCI d’occasion et neufs pourrait renforcer les relations bilatérales entre la France et la Grèce. Ce partenariat stratégique s’inscrit dans une volonté commune de renforcer la sécurité et la stabilité en Europe. Pour la France, c’est l’occasion de montrer son soutien à un allié européen dans un contexte géopolitique complexe.

Pour la Grèce, disposer de ces véhicules modernes et performants serait un atout majeur pour sa défense nationale. Toutefois, la concurrence est rude, et la décision finale dépendra de plusieurs facteurs, notamment le coût global de l’opération, les garanties offertes par la France, et les perspectives de coopération industrielle. Cette décision pourrait être déterminante pour l’avenir de la coopération militaire entre les deux nations.

Alors que les discussions continuent, il est intéressant de se demander quel impact cette transaction pourrait avoir sur la stratégie de défense grecque et sur l’industrie militaire européenne. La Grèce choisira-t-elle de renforcer ses liens avec la France ou se tournera-t-elle vers d’autres partenaires? Les prochains mois seront cruciaux pour déterminer l’issue de ces négociations stratégiques.

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Lynda Fournier

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Lynda Fournier

Lynda Fournier covers “public debate” and “geopolitics” for Visegrád Post. This beat fits the publication's focus on Central European affairs, geopolitics and public debate, with a particular editorial interest in “Central European affairs”. Their articles favour an analytical tone that compares change over time and avoids rushed conclusions.