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La Russie transforme ses chars soviétiques en robots de combat télécommandés : une source déclare « ce n’est que le début d’une nouvelle ère de guerre automatisée »

La Russie transforme ses chars soviétiques en robots de combat télécommandés : une source déclare « ce n’est que le début d’une nouvelle ère de guerre automatisée »
EN BREF
  • 🚀 Le système Shturm est conçu pour des opérations à distance dans des zones de combat urbaines à haut risque.
  • Le véhicule d’assaut dispose d’un canon D-414 de 125mm raccourci et d’une lame de bulldozer pour le dégagement des obstacles.
  • La technologie permet de diriger jusqu’à une « platoon » de 20 à 50 chars robotiques dans un rayon de 3 kilomètres.
  • 🎯 Des améliorations tactiques ont été intégrées pour une meilleure endurance et flexibilité sur le champ de bataille.

La Russie avance à grands pas dans le développement de systèmes de combat au sol autonomes. Lors des récents essais sur le terrain, elle a dévoilé le concept de l’assaut robotisé « Shturm ». Ce système, développé par Uralvagonzavod, le plus grand fabricant de chars de combat principal au monde, a été observé pour la première fois dans sa configuration complète dans une vidéo partagée par l’analyste militaire russe Andrei_bt. Le système « Shturm » est conçu pour des opérations à distance dans des zones de combat à haut risque, en particulier dans les environnements urbains, où les dangers sont omniprésents. La Russie pourrait ainsi révolutionner la manière dont les guerres urbaines sont menées, en limitant les pertes humaines.

Un concept d’assaut robotisé novateur

Le système « Shturm » est conçu pour des opérations à distance dans des zones de combat à haut risque. La vidéo montre un véhicule d’assaut principal doté d’un canon D-414 de 125mm raccourci, optimisé pour la maniabilité dans des espaces restreints, ainsi qu’une lame de bulldozer pour dégager les obstacles. Une suite de systèmes de protection défensive accompagne ces équipements. Bien que le système soit prévu pour être télécommandé, des essais ont montré la présence d’équipages à bord, suggérant que les capacités entièrement autonomes pourraient encore nécessiter des développements supplémentaires. Introduit pour la première fois en 2018, le « Shturm » est un système modulaire destiné à percer les positions fortifiées et à mener des opérations dangereuses sans mettre en danger le personnel.

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La « platoon » de chars robots

Un véhicule de commandement et de contrôle mobile constitue une composante clé, construit sur un châssis de char. Il est conçu pour résister aux menaces anti-char telles que les grenades propulsées par fusée. Ce véhicule peut diriger jusqu’à une « platoon » de 20 à 50 chars robotiques dans un rayon de 3 kilomètres. Plusieurs configurations de combat du véhicule « Shturm » ont été testées. Une variante propose un char d’assaut de 50 tonnes équipé d’un canon principal standard de 125mm, avec la possibilité d’un canon amélioré de 152mm. Une autre version, conçue pour les assauts urbains rapprochés, est armée de lance-roquettes thermobariques RPO-2 « Shmel » et d’une mitrailleuse PKTM pour le tir de suppression. Une troisième configuration combine des canons automatiques jumeaux de 30mm 2A42 avec une mitrailleuse PKTM, offrant un équilibre de puissance de feu pour la suppression de l’infanterie et la pénétration des structures.

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Des systèmes autonomes améliorés

Chaque configuration du « Shturm » intègre un blindage frontal et latéral renforcé, une lame de bulldozer pour le dégagement des obstacles, et un canon raccourci permettant une rotation à 360 degrés de la tourelle dans les rues étroites des zones urbaines. L’apparition conjointe de véhicules de combat et de commandement lors des récents essais sur le terrain indique que le système « Shturm » a évolué vers une phase plus avancée après des années de développement limité au public. Contrairement à des systèmes robotiques précédents comme l’Uran-9, qui ont rencontré des problèmes opérationnels lors de leur déploiement en Syrie et en Ukraine, le « Shturm » intègre des améliorations tactiques pour une meilleure endurance et flexibilité sur le champ de bataille.

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La technologie antimissile et anti-drone

La Russie a aussi développé une technologie pour protéger contre les explosifs largués par drones. Selon certaines sources, ce système russe serait 1,5 fois plus efficace. Cependant, aucune preuve indépendante ne confirme cette affirmation. Néanmoins, ces efforts démontrent l’accent croissant de la Russie sur les véhicules terrestres sans pilote et la technologie pour contrer les drones, alors que le conflit en Ukraine continue d’évoluer. Parallèlement, l’Académie militaire d’ingénierie Karbyshev de Russie a breveté un écran anti-drone pliable pour les chars, inspiré du système « hood » largement utilisé en Ukraine.

Les développements récents autour du système « Shturm » montrent une avancée significative dans la stratégie militaire russe, intégrant l’autonomie robotique et la défense anti-drone. Ces innovations soulèvent des questions sur l’avenir de la guerre urbaine et le rôle des machines dans les conflits modernes. Comment ces technologies transformeront-elles la dynamique des champs de bataille, et quelles seront les implications éthiques et stratégiques de leur déploiement massif ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Jessica Roux

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Jessica Roux

Jessica Roux covers “Central European affairs” and “geopolitics” for Visegrád Post. This beat fits the publication's focus on Central European affairs, geopolitics and public debate, with a particular editorial interest in “public debate”. Their articles favour structured formats that begin with the facts before widening the context.