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« Nous ne croiserons jamais d’aliens » : les scientifiques révèlent pourquoi les extraterrestres doivent survivre 280 000 ans minimum pour nous rencontrer

« Nous ne croiserons jamais d’aliens » : les scientifiques révèlent pourquoi les extraterrestres doivent survivre 280 000 ans minimum pour nous rencontrer
Illustration de la rareté et de l'ancienneté des civilisations extraterrestres dans la Voie lactée.
EN BREF
  • 🌌 Les civilisations extraterrestres seraient probablement rares et anciennes, situées à des milliers d’années-lumière.
  • 🧪 L’étude met en avant l’importance de l’équilibre des éléments comme le dioxyde de carbone et l’oxygène pour la vie technologique.
  • ⏳ La coexistence temporelle avec une autre civilisation est jugée hautement improbable par les chercheurs.
  • 🔎 Malgré les défis, la recherche de vie extraterrestre doit continuer, car elle pourrait mener à des découvertes majeures.

Les récentes découvertes scientifiques suggèrent que les civilisations extraterrestres intelligentes, si elles existent, pourraient être à des dizaines de milliers d’années-lumière de nous, de l’autre côté de la Voie lactée. Une étude récente a mis en lumière la rareté et l’ancienneté probable de ces civilisations par rapport à notre propre espèce. Les chercheurs estiment que la probabilité de coexistence temporelle avec une autre civilisation technologique est extrêmement faible. Cela soulève des questions fascinantes sur l’évolution de l’intelligence et les conditions nécessaires à l’émergence de la vie technologique ailleurs dans l’univers.

Les ingrédients essentiels à la vie technologique

Les chercheurs ont commencé par examiner ce qui rend une planète réellement capable de soutenir une vie évoluant vers une civilisation technologique. Un élément fondamental est l’atmosphère. Sur Terre, l’air est composé de 78 % d’azote, 21 % d’oxygène et une infime mais vitale fraction de 0,042 % de dioxyde de carbone. Cette composition est cruciale pour maintenir une biosphère productive.

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Le dioxyde de carbone joue un rôle dans la photosynthèse, mais un excès peut entraîner un effet de serre incontrôlable ou rendre la planète toxique. Les plaques tectoniques aident à réguler ce gaz en le recyclant sur des échelles de temps géologiques à travers le cycle du carbone-silicate. Cependant, si trop de dioxyde de carbone est séquestré dans les roches, la photosynthèse peut s’arrêter, ce qui pourrait se produire sur Terre dans 200 millions à 1 milliard d’années, selon Manuel Scherf, membre de l’Académie autrichienne des sciences.

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Les défis de la coexistence temporelle

Pour évaluer les scénarios possibles, les chercheurs ont modélisé des atmosphères contenant plus de dioxyde de carbone. Ils ont découvert qu’une planète avec 10 % de ce gaz pourrait soutenir une biosphère pendant environ 4,2 milliards d’années. Cependant, cela ne garantit pas l’émergence d’une civilisation technologique. Les niveaux d’oxygène doivent également être suffisants, au moins 18 %, pour permettre non seulement la vie complexe mais aussi des activités telles que la métallurgie, indispensables à toute technologie avancée.

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La chronologie joue également un rôle. Sur Terre, il a fallu 4,5 milliards d’années pour que la vie intelligente émerge et développe des technologies. En modelant la durée de vie potentielle des biosphères, les chercheurs ont constaté qu’une civilisation technologique devrait durer au moins 280 000 ans pour qu’une autre civilisation coexiste avec nous. Pour dix civilisations simultanées, cette durée de vie devrait dépasser 10 millions d’années, bien au-delà de l’histoire technologique humaine actuelle.

Perspectives sur la recherche de vie extraterrestre

Cette recherche présente un tableau complexe pour le programme de recherche SETI. Les chances que la vie intelligente évolue, développe des technologies et survive suffisamment longtemps pour être détectée par nous sont minces. Cependant, les chercheurs soulignent que l’exploration doit continuer. Manuel Scherf affirme que, bien que les intelligences extraterrestres soient rares, les recherches sont cruciales. Si elles ne révèlent rien, elles renforcent la validité de ces hypothèses. Si elles aboutissent, ce serait l’une des plus grandes découvertes scientifiques de notre temps, prouvant que nous ne sommes pas seuls.

La fragilité de la biosphère terrestre

La recherche rappelle également combien la biosphère terrestre est unique et fragile. Le délicat équilibre des gaz dans notre atmosphère, maintenu par les processus géologiques, n’est pas éternel. Cela souligne l’importance de préserver cet équilibre pour notre survie à long terme. La conférence Europlanet Science Congress-Division for Planetary Sciences Joint Meeting 2025 a récemment accueilli cette étude, mettant en lumière l’importance de ces découvertes pour notre compréhension des conditions favorables à la vie et des défis que pose la recherche de nos voisins galactiques.

Alors que nous continuons à explorer notre univers, ces découvertes soulèvent des questions essentielles : Quelle est la probabilité réelle de découvrir d’autres formes de vie intelligente dans notre galaxie, et comment cela pourrait-il transformer notre compréhension de notre place dans le cosmos ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Jessica Roux

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Jessica Roux

Jessica Roux covers “Central European affairs” and “geopolitics” for Visegrád Post. This beat fits the publication's focus on Central European affairs, geopolitics and public debate, with a particular editorial interest in “public debate”. Their articles favour structured formats that begin with the facts before widening the context.