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« Bangkok snobe Washington avec Pékin » : ce sous-marin chinois 039A humilie l’alliance américaine et divise l’Asie sur les équilibres militaires jusqu’en 2028

« Bangkok snobe Washington avec Pékin » : ce sous-marin chinois 039A humilie l’alliance américaine et divise l’Asie sur les équilibres militaires jusqu’en 2028
EN BREF
  • 🇹🇭 La Thaïlande achète un sous-marin chinois pour affirmer son autonomie stratégique
  • ⚓ Le sous-marin de type 039A sera livré en 2028 après des années de retard
  • 💼 La transaction inclut un transfert de technologie et une formation spécialisée
  • 🌏 Cette décision reflète une volonté de maintenir un équilibre entre les États-Unis et la Chine

La récente acquisition par la Thaïlande d’un sous-marin chinois de type 039A, désigné S26T en Thaïlande, marque un tournant dans les relations militaires en Asie. Ce contrat, signé après une longue attente due à des retards de production, illustre la volonté de Bangkok d’affirmer une autonomie stratégique tout en préservant ses liens avec les États-Unis. L’achat de ce sous-marin, bien qu’il ne soit pas prioritaire pour la défense thaïlandaise, envoie un message clair sur la scène géopolitique.

Un signal fort envoyé aux États-Unis

La Thaïlande, en tant qu’alliée de longue date des États-Unis, a joué un rôle crucial pendant la guerre du Vietnam et a bénéficié du statut d’allié majeur hors OTAN en 2003. Cependant, l’achat de matériel militaire chinois indique une volonté de Bangkok de ne pas se laisser influencer politiquement par Washington. Cette décision fait suite aux critiques américaines concernant le coup d’État thaïlandais de 2014, qui ont entraîné une réduction de l’aide militaire.

Les analystes estiment que cet achat n’implique pas un alignement complet avec Pékin. Il s’agit davantage d’une stratégie d’ambiguïté. La Thaïlande cherche à maintenir son autonomie et sa flexibilité sur la scène internationale. De plus, cette transaction contribue à renforcer la position de la Chine en tant que quatrième exportateur d’armes mondial, augmentant ainsi son influence en vendant des équipements avancés, comme des sous-marins, à des partenaires des États-Unis.

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Le renforcement des liens sino-thaïlandais

« L'achat de sous-marins par la Thaïlande est avant tout un effort de signalisation géopolitique », explique Greg Raymond, enseignant au Strategic and Defence Studies Center de l'Université nationale australienne. Malgré l'alliance formelle avec les États-Unis, la stratégie politico-militaire de Bangkok met l'accent sur l'autonomie et le maintien de l'ambiguïté.

Ce nouvel accord montre que la Thaïlande souhaite maintenir son alliance avec les États-Unis tout en approfondissant ses liens avec la Chine. Le sous-marin, bien que ne changeant pas l'équilibre militaire, sert à démontrer une certaine indépendance vis-à-vis de Washington. Le Pentagone, bien que discret sur le sujet, observe cette évolution avec attention.

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Les implications pour la région

La livraison du sous-marin chinois à la Thaïlande est prévue pour 2028, et inclut des dispositions pour le transfert de technologie et la formation. Ce projet, retardé par l'embargo de l'UE sur les moteurs allemands, a finalement été relancé avec l'acceptation par la Thaïlande d'un moteur fabriqué en Chine, dont la fiabilité a été prouvée par des tests rigoureux.

Cette transaction reflète une tendance croissante en Asie du Sud-Est, où les pays cherchent à équilibrer les relations entre les grandes puissances. Pour la Thaïlande, il s'agit moins de répondre à un besoin militaire immédiat que de jouer un rôle stratégique dans un contexte de rivalités croissantes entre les États-Unis et la Chine.

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Une stratégie d'autonomie stratégique

La Thaïlande a choisi de réduire l'achat initialement prévu de trois sous-marins à un seul, en raison de contraintes budgétaires. Cette décision permet à Bangkok de maintenir une certaine flexibilité budgétaire tout en affirmant son autonomie sur la scène internationale. En conséquence, la Thaïlande continue de renforcer ses capacités militaires tout en évitant une dépendance excessive envers un seul partenaire.

La question reste de savoir comment cette stratégie d'équilibre influencera les relations de la Thaïlande avec ses voisins et ses partenaires internationaux. En cherchant à préserver son indépendance, Bangkok pourra-t-elle maintenir l'équilibre entre les exigences de ses alliances historiques et les opportunités offertes par de nouvelles collaborations ?

Alors que la Thaïlande poursuit sa quête d'autonomie stratégique, elle navigue entre des relations historiques avec les États-Unis et des opportunités émergentes avec la Chine. Cette dynamique soulève des questions essentielles sur l'avenir des alliances et des partenariats dans la région. Comment la Thaïlande gérera-t-elle ses relations avec ces deux superpuissances tout en préservant ses propres intérêts nationaux ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Lynda Fournier

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