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« On joue avec l’océan » : ces centres de données sous-marins menacent la vie marine (et personne ne veut en parler)

« On joue avec l’océan » : ces centres de données sous-marins menacent la vie marine (et personne ne veut en parler)
EN BREF
  • 🌊 Les centres de données sous-marins visent à réduire la consommation énergétique des infrastructures technologiques.
  • 🔧 Les projets nécessitent de surmonter des défis techniques liés à la corrosion et à la connectivité.
  • 🌿 L’impact écologique, notamment le réchauffement des eaux, suscite des inquiétudes parmi les experts.
  • 💡 La viabilité économique dépend de subventions et de l’utilisation d’énergies renouvelables.

Les centres de données, connus pour leur consommation énergétique élevée, sont en quête de solutions innovantes pour réduire leur empreinte carbone. Une entreprise chinoise a décidé de submerger un ensemble de serveurs au large de Shanghai pour résoudre les problèmes énergétiques liés à l’informatique. Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large d’infrastructures technologiques alternatives, bien que des questions persistent quant à son impact écologique et sa viabilité commerciale. L’essor de l’intelligence artificielle contribue à la demande croissante en centres de données, ce qui accentue la nécessité de solutions durables.

Avantages et défis techniques

Les opérations sous-marines offrent des avantages inhérents, notamment en matière de refroidissement. Les serveurs sous-marins sont maintenus à basse température par les courants océaniques, évitant ainsi le recours aux systèmes de refroidissement énergivores utilisés sur terre. En 2018, Microsoft avait déjà expérimenté cette technologie au large de l’Écosse. Le projet chinois, lancé en octobre, est l’un des premiers services commerciaux de ce genre. Il prévoit de servir des clients comme China Telecom et une entreprise d’intelligence artificielle appartenant à l’État. Cependant, des défis techniques persistent. Le maintien des équipements au sec et protégés de la corrosion par l’eau salée est essentiel. Pour cela, une capsule en acier, recouverte d’un revêtement protecteur contenant des flocons de verre, est utilisée. De plus, une connexion Internet entre le centre offshore et le continent s’avère complexe à établir.

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Impact écologique incertain

Outre les défis techniques, l’impact écologique des centres de données sous-marins suscite des interrogations. Le réchauffement des eaux environnantes pourrait affecter les écosystèmes marins. Andrew Want, écologiste marin à l’Université de Hull, souligne que la chaleur émise pourrait attirer certaines espèces tout en en repoussant d’autres. Actuellement, il n’existe pas suffisamment de recherches sur ce sujet. Une évaluation indépendante en 2020 a indiqué que la température de l’eau autour d’un projet pilote près de Zhuhai restait en dessous des seuils acceptables. Cependant, l’expert Shaolei Ren avertit que l’augmentation de l’échelle des centres de données pourrait amplifier le problème de pollution thermique.

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Viabilité économique et soutien gouvernemental

La viabilité commerciale des centres de données sous-marins reste à démontrer. Microsoft, malgré une expérience réussie, n’a pas poursuivi de développement commercial. En Chine, les subventions gouvernementales jouent un rôle crucial dans le développement de ces technologies. Highlander, la société à l’origine du projet de Shanghai, a reçu 40 millions de yuans pour un projet similaire en 2022 dans la province de Hainan. La majorité de l’énergie utilisée par le centre de données proviendra de sources renouvelables, principalement des parcs éoliens offshore. Cette approche s’inscrit dans une volonté plus large de réduire l’empreinte carbone des centres de données en Chine.

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Perspectives d’avenir

Les centres de données sous-marins représentent une solution potentielle à la consommation énergétique excessive des infrastructures informatiques traditionnelles. Bien que leur déploiement à grande échelle soit encore entravé par des obstacles techniques et écologiques, ils pourraient compléter les centres de données standards en desservant des segments de niche. Les recherches futures devront se concentrer sur la résolution des problèmes de pollution thermique et sur l’amélioration de la connectivité. L’avenir de cette technologie dépendra de sa capacité à prouver sa rentabilité économique tout en minimisant son impact environnemental.

Les centres de données sous-marins pourraient-ils devenir une norme dans le secteur technologique, ou resteront-ils une solution complémentaire pour des besoins spécifiques ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Lynda Fournier

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Lynda Fournier

Lynda Fournier covers “public debate” and “geopolitics” for Visegrád Post. This beat fits the publication's focus on Central European affairs, geopolitics and public debate, with a particular editorial interest in “Central European affairs”. Their articles favour an analytical tone that compares change over time and avoids rushed conclusions.