Sciences

« Un sous-marin fantôme que personne ne verra venir » : l’arme secrète que prépare la marine américaine

« Un sous-marin fantôme que personne ne verra venir » : l’arme secrète que prépare la marine américaine
Illustration de l'Ocean Explorer, un sous-marin autonome géant développé par la marine américaine. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • 🚢 La marine américaine développe un sous-marin robotisé géant, l’OEX, pour des missions autonomes de longue durée.
  • 🔧 Le programme OEX met l’accent sur la flexibilité modulaire et l’intégration dans les opérations navales futures.
  • 🤖 Des initiatives parallèles comme le LDUUV et l’Orca renforcent les capacités autonomes sous-marines des États-Unis.
  • 🌊 La DARPA progresse avec le programme Manta Ray, démontrant une capacité inédite en endurance et logistique.

La course à l’armement sous-marin autonome s’intensifie aux États-Unis avec le développement de l’Ocean Explorer (OEX), un véhicule sous-marin sans pilote de grande taille. Ce projet ambitieux, géré par l’Office of Naval Research (ONR), vise à repousser les limites des missions sous-marines autonomes de longue durée. En sollicitant des propositions industrielles pour un système avancé et autonome, la marine américaine espère transformer la guerre sous-marine. Ce projet s’inscrit dans un ensemble plus vaste de programmes d’autonomie sous-marine en cours, soulignant l’importance stratégique de ces technologies dans les opérations navales contemporaines.

Un sous-marin robot monstrueux

L’OEX est conçu comme une plateforme autonome de nouvelle génération, intégrant une présence persistante et une flexibilité modulaire. Les entreprises intéressées doivent soumettre des estimations de coûts pour la phase de conception initiale, suivie d’une option de conception détaillée et d’un cheminement rapide vers le prototypage et la fabrication. Une attention particulière sera accordée à l’évaluation de la faisabilité technique et des performances du drone sous-marin avec divers modules de charge utile configurables pour les missions.

Le programme vise également à établir une infrastructure de logistique, de soutien et de maintien pour d’éventuels déploiements au niveau d’une escadre d’unités OEX. Les propositions doivent démontrer comment le véhicule peut s’intégrer dans les futures opérations navales, en particulier dans des environnements maritimes distribués. La date limite pour les soumissions de livre blanc est fixée à juillet 2025, avec des propositions complètes attendues d’ici octobre 2025. Ces systèmes ont pour but d’étendre la portée navale, de réduire le risque opérationnel pour les actifs habités, et d’améliorer les opérations maritimes distribuées dans des théâtres contestés comme l’Indo-Pacifique.

« Une hypercar carburant à l’hydrogène liquide » : Toyota crée la surprise avec ce bolide dévoilé en pleine course du Mans

Développements parallèles dans les capacités des UUV

En parallèle, le programme Large Displacement Unmanned Underwater Vehicle (LDUUV) s’efforce de fournir des systèmes autonomes à longue endurance pour la surveillance océanique, la reconnaissance et la livraison de charges utiles. L’architecture modulaire du LDUUV permet le déploiement de capteurs et d’effecteurs vers des zones avancées sans nécessiter de navires de soutien traditionnels.

Des entreprises comme Kongsberg, Anduril et Oceaneering International participent à cette initiative, contribuant à une nouvelle génération de plateformes sous-marines sans pilote avec des systèmes d’alimentation à haute endurance et une capacité multi-mission. En outre, la marine poursuit le programme Extra Large Unmanned Undersea Vehicle (XLUUV) dirigé par Boeing. Connu sous le nom d’Orca, ces UUV hybrides diesel-électriques sont conçus pour l’interdiction maritime discrète, la guerre des mines, et les missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR).

« Un gratte-ciel entre les pales » : la Chine défie l’imagination avec cette éolienne géante qui redéfinit les limites de l’ingénierie moderne

Une capacité inédite

La Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) a progressé avec le programme Manta Ray, qui vise à valider une nouvelle génération de UUVs à ultra-endurance. Le prototype Manta Ray de Northrop Grumman a terminé ses tests en mer au large de la côte sud de la Californie début 2024, démontrant sa manœuvrabilité hydrodynamique et sa préparation opérationnelle après un assemblage modulaire sur le terrain.

Le programme de DARPA, dirigé par le Dr Kyle Woerner, a souligné que la combinaison du transport modulaire intercontinental, de l’assemblage sur le terrain et du déploiement ultérieur démontre une capacité inédite pour un UUV extra-large. Un deuxième modèle de Manta Ray, développé par PacMar Technologies, poursuit les tests de son système de récupération d’énergie cette année, explorant davantage des solutions d’endurance indépendantes du soutien de surface.

Stupeur en Chine : cette batterie de voiture électrique résiste à l’épreuve d’un char de 36 tonnes, un exploit qui défie l’imagination des experts

Vers un avenir sous-marin autonome

Collectivement, ces programmes représentent un changement stratégique vers des plateformes sous-marines autonomes capables d’opérer de manière persistante et indépendante dans des environnements maritimes interdits ou éloignés. Alors que l’effort OEX de la marine progresse, il rejoindra un écosystème croissant de drones sous-marins redéfinissant l’équilibre des pouvoirs sous la mer. Cet écosystème permet non seulement de réduire les risques pour les équipages humains, mais aussi d’augmenter considérablement les capacités opérationnelles dans des théâtres marins complexes.

Alors que la technologie continue d’évoluer, les implications de ces innovations autonomes sur la stratégie et la sécurité maritimes mondiales restent une question ouverte. Comment ces avancées remodèleront-elles le paysage de la défense sous-marine dans les décennies à venir ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Lynda Fournier

About the byline

Lynda Fournier

Lynda Fournier covers “public debate” and “geopolitics” for Visegrád Post. This beat fits the publication's focus on Central European affairs, geopolitics and public debate, with a particular editorial interest in “Central European affairs”. Their articles favour an analytical tone that compares change over time and avoids rushed conclusions.